Dimanche, 7h30. Réveil en mini-fanfare. Nous sommes 4 à partager la douche, il s'agit de ne pas traînasser. Ah, finalement, nous ne sommes plus que 3, Rémi & Pierre-Charles, en avance sur le timing, nous prêtant la leur... Néanmoins, il s'agit de ne pas traînasser.

Le petit-déjeuner montre que nous sommes en forme pour déconner dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne. Il n'est pas interdit de plagier Hugo ? Le petit déjeuner donc, est correct. J'suis pas difficile pour une fois, c'est pas le Hilton mais bon... Mais non, j'plaisaaannnte. Bref... à 9h05, nous sommes prêts à partir...

Tandis que la moitié du groupe va à la gare déposer ses bagages, nous allons au Musée d'Ixelles à pied. Une petite heure de marche, dans le frais, sans grande foule autour...
Une fois arrivés au musée, nous paressons au soleil, ce même soleil qui crée un voile sur les photos que je prends de Nath.

Le musée d'Ixelles nous permet de faire dans le "trois en un", avec :

Max Neumann

... peintre contemporain allemand, j'ai réellement flashé sur quelques-unes de ses toiles, mais suis resté dubitatif face à d'autres. Les rouges sont parfois splendides, mais surtout je verrai bien des reproductions de ces grandes silhouettes accrochées à mes murs... ...lien sur le web...

Edvard Munch

...connu pour son tableau "Le Cri", ce peintre norvégien ne s'est pas limité à cela, bien entendu. L'exposition nous présente des dessins, croquis et études préparatoires de l'auteur. Non seulement l'expo est riche d'une centaine d'oeuvres (certaines très belles et bourrées d'émotion) mais elle explique également très bien le travail et la vie de celui dont l'art a été envahi par la maladie et la mort. Mais ne nous arrêtons pas uniquement sur l'aspect lugubre de Munch : celui-ci a en effet aussi travaillé - entre autres - les thèmes du corps et de l'amour... Le corps, n'est-ce-pas Rémi ?

L'expo permanente du musée

Beaucoup de croûtes sans intérêt pour mon oeil, dont une toile que l'on aura surnommée "tranches de jambon écrasées" mais tout de même quelques Magritte, Mirò et Ernst. Sans oublier le désodorisant d'intérieur posé à côté de l'extincteur : la plus belle pièce contemporaine du musée ! Non vraiment, je me moque, mais cette matinée fut un réel plaisir (quelques superbes photographies sur la coursive, aussi, ne les oublions pas).

Nous repartons tous du musée enthousiastes, je crois. Regardez ces visages rieurs... sauf le mien : j'ai du mal à viser juste pour attraper notre reflet dans la vitrine...

Au hasard des rues, entre des façades en brique ou d'autres plus originales, nous tombons sur un nain de jardin et des fleurs en plastique derrière une vitre... Rémi tient à tout prix à immortaliser ce moment d'émotion...

Nous déjeunons ensuite au Roxi, resto branché au design très sympa, au serveur très sympa, et à la carte très sympa. Sympa quoi... Pas typique, j'avale une entrecôte avec des frites.

Si Nathalie tombe en extase devant les couverts, d'autres ont le même ressenti devant... le serveur justement. Je ne cite pas de nom, non non.

Je profite du moment et de la clarté de pièce pour faire quelques portraits...

Le ventre plein, direction la Maison Horta...

Que dire ? Rien, c'est splendide. Un peu chargé par endroit, mais tellement beau en règle général... aaaahh ces poignées de portes, ces rampes d'escalier, ces lustres, ces lits, ces fauteuils,... Si Ikéa avait existé en 1900, ça aurait donné quoi ?

Pas le droit de prendre de photos là non plus... Mieux vaut respecter la règle : sans ça ma carte mémoire aurait débordé rapidement... surtout pour prendre en photo une baignoire emballée dans du papier-bulles et l'urinoir qui fit tant parler de lui... Et cette femme aux joues rondes sur ce tableau, qui est-elle ? Et cet homme britannique en imper, parmi les visiteurs, je suis sûr que c'est Malcolm Mc Laren !!! (Là, je suis sérieux)

Pour finir, nous allons nous extasier à l'Hôtel Hannon. Et comme on peut photographier, on se lâche tous... Sans commentaires...

Les ferrures de l'escalier, la fresque de Baudouin, les vitraux copiant Tiffany, on ne jette rien ! Surtout pas la poignée de la porte d'entrée, que l'on voit sur la dernière photo. Le lieu est aussi l'Espace photographique Contretype, et l'on a pu y voir une petite expo photo assez amusante.

Voilà, c'est fini. Nous retournons en direction de la gare, les yeux levés pour apercevoir nos dernières vieilles façades, nos derniers jolis balcons...

Un verre chez Sam, à la gare, et une excellente gaufre de Liège pour caler l'estomac. 18h10, le Thalys nous ramène en France... Je m'assoupis.

19h25, arrivée à Paris. Les au-revoir sur le quai de la gare... Et voilà... je vais rejoindre ma ligne 2. Allo maman ? Je reviens de Bruxelles... c'était gééééniââââl !!