Le journal de l'Arno - mai 2008

_ Et depuis ?

Depuis... Moi qui essaye de ne laisser paraître ici que le superficiel, je n'ai rien dit. J'ai laissé place, étranglé, à des jours de silence. Un nouveau mois arrive, et avec lui... quoi ?

Ma vie va changer, mes habitudes vont changer, ce journal aussi, peut-être, peut-être pas. A suivre très vite...

_ Depuis le jeudi 22...

Bon allez je prends quand même le temps de dire que j'ai vu le merveilleux Dardjeeling Limited (penser à chercher la chanson phare du film), l'étonnante installation de Richard Serra dans la nef du Grand Palais en version nocturne (penser à y retourner de jour), et le formidable Conte de Noël (penser à dire que Catherine D. est monumentale mais que je préfère Emmanuelle D.).

_ Mercredi 21 _

Ai écouté Jeremy Jay, ai écouté Swell, ai écouté d'autres trucs mais bon on va rester sur ça :

http://www.myspace.com/jeremyjay

_ Mardi vain ? _

Ai parlé contrastes avec l'employé de chez N+.

Ai parlé pouvoir d'achat au rayon yaourts de Monoprix avec Fred.

Ai parlé époussetage avec Nico.

Ai parlé Bashung avec mes parents.

free music

_ Lundi 19 _

Où un lundi rimerait avec l'horizon.

A l'horizon, l'exposition du 7 juin.
Nous avons enfin récupéré les nombreux tirages, ceux pré-sélectionnés par mon gâââlerîîîste et moi, mais également une palanquée d'autres clichés parce que j'aime le mot "palanquée" et parce qu'il me plaisaient également.
La vraie sélection est donc close, malgré l'absence de Lio et Philippe Manoeuvre, et après la déception de tirages pas assez contrastés, après la bonne surprise d'autres bien plus en valeur, après l'ajout de trois photos qui ne faisaient pas partie de notre pré-sélection. Me voilà très satisfait de notre choix, représentatif de cette région, de sa lumière, de ses images, de mon regard et de mon style.
Fort heureusement, nous avons pu parler avec le responsable de chez N+, et nous aurons donc les tirages définitifs à temps.


Mais avant l'horizon, direction la Cité de la Musique pour "Fragments pour un portrait" de Phlippe Manoury et "L'histoire du soldat" d'Igor Stravinski. Malgré mon esprit un peu détourné par les photos qui défilaient dans ma tête, j'ai vraiment aimé ces deux moments, ces deux oeuvres bien différentes l'une de l'autre. Je ne suis pas très bon pour parler musique mais croyez-moi j'ai vraiment passé une bonne soirée, fallait juste que je lutte contre mon estomac qui criait famine tandis que mon voisin de droite, dont je conserverai l'anonymat par respect pour lui - appellons le N -, luttait contre le sommeil.
A l'horizon, d'autres découvertes de ce genre ?

_ Dimanche 18 _

Direction le jardin malgré le temps incertain. Il fallait terminer l'abri pour les tomates... et contempler les nouvelles fleurs ou le lilas qui pourrit*.

Le temps a confirmé son incertitude : un petit orage au goût d'oxymore a versé ses trombes d'eau sur le jardin. La bâche était heureusement déjà installée sur l'abri et le bricolage se termina sous cet abri de bonne fortune.

Le reste du dimanche était prévu pour contenir au moins une séance de cinéma et un clafoutis. Mais les horaires n'étaient pas à ma convenance et une fois les oeufs battus dans le sucre et la farine, une odeur désagréable sortit de la mixture. On jeta donc l'appareil dans l'évier et notre peine dans un autre dessert.

* Un jour il faudra que je parle de ma fascination pour les fleurs fanées. Un jour aussi il faudra que je fasse un blog sur le déconstructivisme, ça changera de l'Art Nouveau et c'est à mes yeux tout aussi exaltant. Un jour il faudra que je m'exprime un peu plus profondément. **

** Vous noterez le comique de répétition.

PS. J'ai écouté 4 fois de suite l'album "Bleu Pétrole" de Bashung ce soir. C'est envoûtant.

_ Samedi 17 _

Un petit tour au Louvre des Antiquaires où j'avais rendez-vous avec Dominique et où j'ai fait la connaissance de Frédéric. Au risque de radoter par rapport aux "Chardons", c'est vraiment bien cet endroit : c'est comme un musée mais on ne paye pas l'entrée. Pourquoi n'en avais-je jamais franchi les portes ?
La question se pose aussi pour celles de l'immeuble de la rue du Louvre, par Jourdain, objet d'un autre billet d'ici quelques jours.

Après un détour par la FNAC, après un métro bondé, après un déjeuner jaune, orange et vert, quelques discussions où la pluie se fit bruit de fond. On parla de Bashung, de qui, de quoi, oublions, souvenons-nous, effaçons.

free music


La pluie cessa ; je pris l'air. Les nuages restaient inquiétants ; je pris le chemin du Père Lachaise*.

Les nuages restèrent calmes ; je poursuivi par quelques rues du 11ème.**

Un arrêt inévitable me sauva ensuite de la pluie et un passage évident au théâtre voisin me permit d'acheter l'ouvrage de Pierre Meunier : "Au milieu du désordre". Je te dois 20 euros.

Après un dîner regrettable — heureusement j'avais pris plein de bouchées aux crevettes, pourquoi avais-je choisi du poulet au caramel et des légumes ? — j'écoutai le dernier Bashung dont j'adore définitivement le phrasé, je regardai le clip en 3D de Björk et je noyai le sablier dans une discussion de plus avec CKBB, une discussion si longue qu'on s'étonnerait d'apercevoir un passé simple dans la noyade.

* et ** Un jour il faudra que je parle de ma fascination pour les tombes abandonnées. Pour les vitraux cassés. Pour les objets rouillés aussi. Pour les panneaux tordus. Pour les boutiques abandonnées. Pour les bidons décolorés glissés sur les plages par les vagues. Un jour il faudra que je m'exprime un peu plus profondément.

_ Vendredi 16 _

Bon j'ai fini l'affiche. Et sinon rien.

_ Jeudi 15 _

Dépôt de la sélection de photos chez -+, où les délais sont apparemment extensibles. Je ne récupèrerai les tirages que lundi en fin d'après-midi ; le timing va être short... j'angoisse à moooooort*.
"- Et si je vous amène des tirages à ... censure pour ne rien dévoiler ?
- Normalement il faut 72 heures mais en ce moment il faut 15 jours.
- Gloups*****... Mais 15 jours... sûrs ?
- Ah non rien n'est jamais sûr, ça peut être 3 semaines.
- Ah ben non trois semaines ce sera pas possible".
En fait la dernière phrase je ne sais même plus si je l'ai prononcée, j'étais tellement flippé que je me suis évanoui**.

Après les photos, l'affiche pour l'orchestre. Des chardons, il me faut des chardons...
Et alors bon si vous voulez des photos de chardons ne demandez pas à Chickenbaby, il est tellement drôle et gentil qu'il est regrettable qu'il soit si loin (heu-reu-se-ment il y a fin-dus... euh non gémél), mais il est nul en photos de chardons.

* Faut toujours que j'exagère.

** Faut toujours que j'exagère.***

*** Faut toujours que j'exagère.****

**** Faut toujours que j'exagère******.

***** A ne pas confondre avec le Ploup de Spicynico.

****** Faut toujours que j'exagère.

Ad lib

_ Mercredi 14 _

Où il était question de Barbara Carlotti, aux nonchalantes syllabes.
Depuis le temps qu'il me fallait la découvrir vraiment, parce qu'une chanson entendue au hasard ne suffisait pas, un peu de deezer m'a fait découvrir quelques titres, dont on retiendrait surtout les plus amusants. Mais tandis que les trottoirs se mouillent, c'est vers une chanson mélancolique, où les yeux prennent la même tournure, que je tourne l'oreille.

free music


Bon allez, je m'attaque aux photos...

PS. La liste des présents au vernissage s'étoffe. Paris Carnet, à côté, c'est de la gnognotte.

_ Mardi 13 _

(Spicy)nico me l'avait bien vendu, son Pierre Meunier et m'avait fichtrement donné envie de voir ça. Et puis ce mardi, je l'ai vu, ça. Oui : ça, cet ovni, ce truc entre folie et conférence scientifique, entre absurde et poésie. Dépêchez-vous, c'est admirable, c'est jusqu'au 17 mai au Théâtre de la Bastille et ça s'appelle "Au milieu du désordre".
Bon évidemment je n'ai aucune mémoire et je n'ai pas acheté le petit bouquin donc je suis infoutu de vous offrir une ou deux citations, ce sera pour une prochaine fois. Ah oui sinon c'est hallucinant Pierre Meunier ressemble à mon prof de Sciences physique de collège, M. Baudouin ; un prof à l'humour, au phrasé et à la gestuelle comparable à Pierre Meunier d'ailleurs, c'est assez surprenant.

Bon ensuite nous* sommes allés dîner** au petit Keller, c'était moins poétique que le spectacle — quoi que — mais pour la folie ça va, on a été servis.

* Alors il y avait N, T, P, V et B. N c'est donc N on ne le présente plus, T c'est l'ami de N qui habite rue Dubouillon on va finir par ne plus le présenter, P c'est le mec de T qui est aussi un blogueur et qui fait des photos absolument splendides, V c'est la meilleure amie de N alors elle en revanche je ne la connaissais pas et c'est les boules elle ne viendra pas au vernissage et enfin B c'est un copain de V et il a bu trois panachés.

**Attention, il y a un piège, V et B sont partis après la terrine.

_ Lundi 12 _

Retour sur Paris, comme tant d'autres. Entrés sur l'A10 vers 10h40, nous n'étions déjà pas seuls — euphémisme routier. Voilà qui oblige à plus de concentration, qui entraîne plus d'exaspération, qui nécessite de trouver la bonne solution ; nous prîmes la N20 après Orléans.

Arrivés sur Paris avec moins d'encombres que d'encombrements, quelques menues occupations nous enlisèrent à la maison, sans profiter du beau temps, sans glaner le moindre sujet de narration. Dont acte.

_ Dimanche 11 _

Lisa est née un 9 mai, nous avons donc fêté aujourd'hui ses 12 ans et 2 jours, en compagnie des sisters et de (oh ça fait plaisir ça fait si longtemps ben oui quand je viens dans le coin j'ai surtout envie de me reposer pas de faire 20 kilomètres de plus la honte m'étouffe m'enfin c'est la vie) mon oncle et ma tante H&C que je n'avais pas vus depuis belle lurette. Et soudain, une question m'assaille : mais c'est quoi une lurette ?

Sinon la quiche était vraiment très bonne, le rôti était vraiment très bon, le gâteau était vraiment très bon, les vins aussi, et la tête et la tête alouette alouette. Ah non je confonds avec Félicie aussi.

Bon ben sinon j'ai pas parlé des vaches, pourtant elles sont de retour les vaches, et le taureau aussi avec ses grosses c... euh... ses gr... euh... avec les petits veaux aussi...

Non mais c'est vrai, c'est dingue, c'est quoi une lurette ?

_ Samedi 10 _

Petite balade saintaise puisque le temps est clément, mais pas trop longtemps puisque l'emploi du temps n'est pas forcément aussi clément. Donc, un petit tour à l'amphithéâtre gallo-romain et à Saint-Eutrope :

Évidemment en fin de journée, belote et... guerre contre les poules de Pâques (coléoptères dorés nommés ainsi par ici, mais Pâques était bien plus tôt cette année) cherchant à entrer dans la maison...

_ Vendredi 9 _

Beau temps sur Paris. Dégradation atmosphérique sur la route. Temps gris et frais en Saintonge. En Aunis aussi sûrement au grand désespoir de qui vous savez.

_ Jeudi 8 _

Les invitations lancées (enfin... va falloir que je mette à jour mon carnet d'adresses), je vais devoir envoyer un deuxième message précisant :
- que l'expo a lieu dans une épicerie (fine, hein, tout de même) ;
- qu'un vernissage c'est gratuit (et que tout le monde y est convié) ;
- qu'il n'y aura pas de visite avec conférencier.

Le soleil étant au rendez-vous, je vais arpenter dans l'après-midi quelques rues parisiennes, avec cette fois une traversée du 11ème, via les rue Jean-Pierre Timbaud, St Maur et du Chemin Vert... toujours à la recherche d'un peu d'Art Nouveau, ou de surprises architecturales, je ne suis pas saint-nectaire sectaire.
Passant à proximité de chez Spicy, je croise par le plus grand des hasards une MH les bras chargés d'un bouquet et d'un gâteau, puis je m'arrête au 36 rue K. La vitrine est bien propre, l'épicier aussi, les papillons volent et suffoquent un peu sous l'effet de la pollution, une chenille rose géante passe même devant la boutique et j'achète du pâté de pomodori secchi parce que j'ai trouvé ça tellement bon que je vais en offrir ce soir et demain.

Un coup de métro et je débarque dans le 13ème pour aller avenue d'Ivry. Contrairement à l'image qu'on a du quartier, on y trouve de vieux voire jolis bâtiments, mais ce n'est pas pour cela que je venais, mais pour répondre à l'invitation dînatoire de Laurent. Entre les blabla sur la musique baroque, les projets à venir et les 30 magrets, on retiendra surtout un dialogue dont je me rappelle pas l'origine :

" - Aux philippines on parle le tagalog.
- Ah non c'est parlé par les suisses. C'est le tagalog des 3 suisses.
- Celle-là je la redoutais."

Ah oui au fait, Laurent adore les lampes...

_ Mercredi 7 _

Bon ben ça y est, on a choisi les nouvelles lunettes de F.

Bon ben ça y est, on a choisi les photos donc je l'annonce officiellement :

Bon ben ça y est Nico a goûté le limoncello, puis la liqueur de mandarine, puis la liqueur de nèfles. Puis il a regoûté la liqueur de nèfles. On a essayé de le faire boire pour qu'il oublie tous les petits noms que F utilise pour m'appeler, mais je crois que ça n'a pas marché...

Bon ben ça y est pas, j'ai pas fini mon nouveau site de photos que j'ai appelé "un oeil ailleurs" parce que je suis un grand poète c'est génial. En tout cas pour en revenir aux photos choisies pour l'expo, ben... il a fallu dire "noooooon", dire "bof", dire "non finalement non", dire "ah bon ?", dire "ah ben non ça c'est Rome", dire "oui, mais", dire "non on reconnait les gens"... Voilà. C'est fait.

_ Mardi 6 _

Ah la la la la on n'a pas encore fait d'annonce officielle et Machin l'a dit a Bidule, Truc en a parlé à Chose, Tartempion a dit à ses copines de venir au vernissage. AAAaahhhh mais moins viiiiittteeuuuuhh.
M'enfin j'ai aujourd'hui fait la connaissance de T qui est aussi sympa qu'on le dit. En plus il habite rue Dubouillon, c'est incroyable, non ?
Non, pas vraiment, mais lui, il trouvait ça incroyable que je connaisse la rue Dubouillon. Ben oui mais mon coco, j'ai tellement arpenté les rues du 20ème où le nom de Dubouillon apparait souvent sur les façades, que quand j'ai vu le nom de cette rue je me suis "Ah tiens, la rue Dubouillon". C'est hyper intéressant, non ?
Non pas vraiment.

_ Lundi 5 _

Une fois les renseignements pris chez "Négatif plus", il ne nous restait plus qu'à prendre quelques décisions et un café. Justement, une petite table au bord d'une grande terrasse nous attendait sur la place Franz Liszt. Il faisait beau, on n'avait qu'une envie : rester là à discuter au soleil. Mais si N ne travaille pas le lundi, moi, si.
Le serveur n'était pas pressé, je n'étais pas trop pressé ; l'orange au même épithète affublé d'un "e" supplémentaire pour marquer son genre et mon café mirent une bonne vingtaine de minutes pour arriver sur la petite table au bord de la grande terrasse.
"On attend toujours nos verres" s'écria peu après la dame derrière nous.

_ Dimanche 4 _

Le vent d'hier s'est effacé. J'aurais probablement mis autre chose qu'un pantalon si mon bermuda n'était pas resté par erreur en Italie. Comment dit-on "malentendu" en italien ?
J'ai néanmoins ressorti les sandalettes avec un plaisir non dissimulé.

jardin du musée carnavalet

rue Sainte croix de la bretonnerieDe boutiques en boutiques, de belles chemises en pantalons affreux, de pulls mal coupés en articles attirants, c'est dans la friperie de la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie que F trouvera son bonheur et une chemisette pour moi. Ne supportant pas le mélange odeur/chaleur au sein de cet endroit, j'ai laissé F vaquer à moults fouillages tandis que je prenais l'air avant de prendre le temps d'errer dans les rayonnages des Mots à la Bouche. J'en suis ressorti avec un livre sur les Wiener Werkstätte de chez Taschen. Je comptais au départ, un peu par snobisme, m'acheter un autre livre plus "classieux" sur le même sujet, mais son prix était nettement moins intéressant et son format nettement moins pratique : faut pas pousser mémé dans les rayonnages tout de même.

PS. Le panettone de SpicyNico est une tuerie.

_ Samedi 3 _

F est hâlé et revenu. Quelques minutes d'attente à l'aéroport, et ma joie de retrouver F fut complétée par quelques menus plaisirs photographiques. La journée était pourtant déjà belle, ciel bleu et légère brise printannière qu'on aurait souhaitée un petit peu moins fraîche ; les pantalons restèrent long.

Ginou habitant à proximité de l'aéroport, direction sa casa, mais c'était sans compter sur la plaie des bouchons au milieu des champs de colza : le centre commercial attire tant de monde... Au jardin, on découvrit les ravages du froid sur les mirabelles, on s'étonna de la longévité des tulipes ou l'on s'esbaudit devant la beauté des iris. Puis on s'empressa de dîner, il était déjà tard, on souhaitait rentrer.

_ Vendredi 2 _

Qui a fait le pont ? Vous avez fait le pont ? Moi non j'ai pas fait le pont. J'ai juste fait le con parce que j'avais un petit machin pour la poulette du cours de Vincennes mais je l'ai oublié à la maison. plus récemment

"- Chéri ?
- Oui ?
- On part en week-end ?
- Non je bosse vendredi.
- Oh allez, fais le pont, dis... chéri..."

... Là, je crois que je viens de trouver la définition du mot médiocrité.

_ Jeudi 1er _

Le vin blanc ne me réussit pas. Il était pourtant divin ce Gavi de la veille, mais en me réveillant j'ai compris qu'il allait me faire souffrir. Un mal de tête effroyable a donc pourri ma post grasse-matinée, et faute de retrouver mes cachets d'ibumachin j'ai avalé deux paracétatruc au milieu du petit-déjeuner, un petit-déjeuner préparé au ralenti, avalé au ralenti et rendu à Dame Nature à l'accéléré.
Ce n'est donc que vers 14h30, en sortant une deuxième fois du lit que j'ai commencé à revivre... et à glander. Le mal de tête s'étant suffisament évaporé vers le milieu de l'après-midi j'ai tout-de-même fait usage de ma guitare pour me dégourdir un peu les doigts autrement que sur ce clavier. Voilà bien longtemps que ça n'était pas arrivé...

Et il y avait intérêt à ce que je revivasse, puisque rendez-vous était pris à 20h au Montparnasse 1900 avec FrChNa... La brasserie Art Nouveau sera l'objet très très vite d'un billet dans les Chardons, donc que dire en dehors du très joli décor, en particulier de l'élégante verrière ?
... Que le menu à 33 euros est plutôt honnête : j'ai pris des valeurs sûres avec une terrine de campagne et une pièce de boeuf - comme quoi l'appétit m'était revenu - et le prix incluant un apéritif, du Buzet - comme quoi la forme m'était revenue -, un vieux bout de brie et une approximative crème brûlée, on va dire que c'était correct.
Le plus gros souci de cette soirée ce fut la concurrence vestimentaire, Ch ayant revêtu une chemise à rayures rouges et violettes sous un pull aux motifs improbables et Na étant au top de l'élégance en orange et gris. Fr était beaucoup plus discret m'enfin on raconte qu'il fréquente la jet-set alors...

Mais au fait qu'est-ce que je vais mettre le 7 juin ?