Le journal de l'Arno - juillet 2008

 

- Jeudi trente-et-un -

Un déjeuner en terrasse du Bonobo pour profiter du beau temps et d'un peu de compagnie barbue.
Un apéro-tranche en terrasse d'un troquet rue Montorgueil pour profiter de la fin de la journée et de trois compagnies ChriCathNathiennes dont une barbue.
Un dîner au Loup Blanc, rue Tiquetonne, où il y avait certes un serveur barbu, mais le service est si peu souriant qu'on l'oubliera... On retiendra plutôt la carte, avec en exemple le menu que j'ai choisi : steak d'autruche à la meknassi (mariné avec cumin, ail, paprika, gingembre, persil et citron puis grillé), accompagné de :
- total tomates (sorbet tomages, tomats séchées, tomate ceci, tomate cela...
- oranges, mache, asperge sauvage - sauve romarin et pépins de raisin
- crème de maïs aux oignons
... Ca vous donne une idée de l'originalité de la carte, non ? Evidemment j'ai voulu tester un dessert. Dont acte avec une tarte aux fraises accompagné d'une glace à la madeleine absoloutli délicheusse !

Au fait Cath, ta cheville va mieux ?

- Mercredi trente -

Pauvre chat, refusant de manger sa bouillie de croquettes et de tremper son museau dans sa gamelle d'eau... et me voici au rayon bestioles du soupeurmarkette, achetant du Gourmétroisétoiles... sur lequel il se rua après deux jours de diètes. Ouf !
Cette journée était sponsorisée par 30 millions d'amis et Notre Temps.

- Mardi vingt-neuf -

En me levant, l'absence du chat n'a pas été une immense source d'inquiétude : je l'imaginai une fois de plus vautré sous le lit. Mais au bout d'un petit moment, je dus me faire à l'idée... qu'il n'était plus dans l'appartement. Vous avez une idée de l'angoisse ressentie quand j'ai compris que, forcément, il était passé par la fenêtre ?
Je descendis donc dans la rue, et le découvris prostré sous une voiture... et impossible à attraper. Je me rendis à la clinique vétérinaire à 3 numéros de rue en me disant qu'ils auraient une solution : fermée ! Je remontai, pris la cage, un peu d'eau, son jouet favori, des croquettes... et au bout de longues minutes je finis par attraper ce pauvre matou, qui n'avait en apparence rien de grave : juste le choc d'être tombé du 3ème étage.
Il me restait alors trouver une clinique vétérinaire ouverte, à marcher un quart d'heure à pieds, à faire ausculter le chat, à découvrir qu'il était né le 29 juillet 2004, à repartir rassuré sur son état de santé, à le laisser caché sous le lit complètement apeuré... et à arriver au boulot à 11h30.

Un passage chez E pour une mauresque bienvenue en cette chaude fin de journée, puis direction le Rouge Limé où je retrouvai à 20h41 les JiPaThoNiFr pour un dîner bien agréable, tout en discrétion et en discussions intellectuelles, où qui exhiba son nouveau tatouage, qui exhiba son nouveau sac, qui exhiba son nouveau bronzage post-Guadeloupe, qui ne vint pas pour cause de maladie, qui commanda une deuxième bouteille de rouge... pour ensuite rentrer en taxi, ah non merci Convention c'est vraiment trop loin ça va pas la tête ou bien.

Arrivé à l'appartement très inquiet pour la santé du chat, celui-ci était encore sous le lit : il n'avait semble-t-il pas bougé depuis le matin. Mais il avait l'air plus zen que ce matin.

- Lundi vingt-huit -

Euh... il a fait chaud et j'ai ouvert la fenêtre pour avoir un peu d'air. Bon au milieu de la nuit, tout de même, lassé des rumeurs et du soleil levant, j'ai fermé la fenêtre...

- Dimanche vingt-sept -

Ce n'était donc que partie remise. Rendez-vous était donné devant le musée Guimet à 9h45, heure à laquelle il y avait déjà du monde, du moins je suppose car je suis arrivé à 9h52. L'exposition est une belle rétrospective de l'artiste japonais Hokusaï (1760-1849), l'un des maîtres de l'estampe japonaise connu de tous pour sa "Grande Vague" derrière laquelle apparait le mont Fuji. Mais là, la grande vague, c'était plutôt à cause du monde. Un monde ! Un monde ! Evidemment ce musée parisien n'a pas, lui non plus, trouvé le moyen de pousser les murs, et il fallait limite pousser les gens pour voir quelque chose, la plupart des oeuvres étant exposées horizontalement sous vitrine.
Cela dit, l'avantage avec une estampe, c'est que finalement on peut la regarder dans un catalogue, c'est tout aussi bien (je vais me fair huer)... mais je n'ai acheté qu'un hors série de magazine, ça prend moins de place.

Après un tour énorme en moto entre Iéna et Trocadéro* (c'est décidément un week-end deux roues) et un café, la moto s'éloigne et je pars à la découverte de mon temporaire quartier, mon appareil photo dans une main, un carnet dans une autre, un critérium et un plan dans les autres.
La promenade en plusieurs étapes, de Cambronne à Convention, ou encore sur l'avenue Félix Faure, via l'appartement pour déjeuner puis recharger les piles, m'aura permis de zyeuter de bien jolies façades... malgré la chaleur !

* quoi ? 300m ?

- Samedi vingt-six -

Nous avions rendez-vous à 16h pour voir l'exposition Hokusaï, mais le timing n'était pas du tout adapté... il aurait fallu attendre plus d'une heure, sous le soleil, pour voir l'expo au pas de course et au milieu de la foule. Direction donc le Palais de Tokyo, pour visiter en un temps record l'expo "Superdome". Là encore, l'art contemporain me fait esquisser quelques sourires et pousser quelques soupirs...

S'en suit, pour rejoindre le marais via Paris Plages, une première expérience de biciclolib'... et quelle expérience puisque faute de trouver deux vélos on emprunta... le même. Moi sur la selle, le pilote en danseuse. Je vous passe les détails... Chut c'est interdit, ne le répétez pas !
Après une tranche de citron dans des bulles, j'enfourche enfin mon premier vélob'... je crois que je vais y prendre goût. Et j'y ai déjà pris goût puisque après un caïpirina descendue droit dans les genoux et un dîner à La Bière, je reprenais un autre vélob' pour aller vérifier l'état de la fuite... qui avait perdu son nom de fuite pour n'être plus qu'un salle dégât au plafond. Avec tout ça je suis arrivé à 23h40 chez Le Chat... pffff... c'est encore de mon âge ça ?

- Vendredi vingt-cinq -

Quand N m'a dit qu'il avait reçu une carte postale, j'ai réalisé que si on m'en envoyait une, le facteur ne saurait pas forcément quoi en faire, puisque je n'avais toujours pas mis mon nom sur la boîte à lettres.
Parti tardivement du travail pour finir le gros boulot en cours tout en chattant joyeusement avec le même N, je suis surpris, en arrivant à l'appartement, que le linge posé dans la salle de bain soit encore humide. Très humide. Imbibé. Oh y a même de l'eau par terre. Plouc. Un bruit suspect. Plouc. Je lève les yeux. Oh p*t**n de m*rd* : une fuite. Je file fissa à l'étage supérieur : personne. J'appelle G qui est absent jusqu'à mardi, je vais chez la gardienne, qui fort heureusement est devant sa porte et possède la clé des voisins, il suffisait donc de trouver le bon robinet. Dont acte. Comme je suis un coloc adorable, j'ai patienté à l'appartement en lisant la bio de Siegfried Bing (que l'on renommera pour l'occasion Siegfried Plouf), pendant que les fringues de G tournicotaient dans la machine afin de se débarasser de l'eau jaunâtre qui les avait trempées. Sans cette histoire de carte postale, ç'aurait fui jusqu'au retour de Gilles... mardi soir. C'aurait été pagaie.

Aaarggh mais c'est une soirée maudite : j'ai plus de connexion interneeeet !

- Jeudi vingt-quatre -

La chaleur s'installe, les pauses déjeuner, irrémédiablement, se font d'un encas sur un banc ensoleillé du square de Ménilmontant, accompagné des ongles de pieds vernis d'une ou deux collègues. Un peu de vent et la fontaine apporte un peu de fraîcheur mais une bruine d'eau non potable n'empêche pas, une fois de plus, de rougir un peu. Juste un peu, à peine de quoi concurrencer un rose layette : je suis méfiant des vilains coups de soleil sur ma peau de blond.

Le formidable roman Ubik terminé, je passe à un tout autre style avec Cherokee d'Echenoz. Entre figures de style savament glissées, personnages à l'anti-héroïsme touchant et folie romanesque - nous voilà déjà, au bout de 20 pages, avec la secte des rayonnistes de la main gauche - encore un grand plaisir de lecture, sourire au coin des lèvres...

- Des quoi ? s'inquiéta Fred.
- Des rayonnistes. Les rayonnistes de la main gauche. C'est eux qui adorent le blanc. Ils pensent que le blanc n'est pas une couleur mais un rayon, quelque chose comme ça. Le grand prêtre célèbre le culte du rayon et la Belle-soeur incarne le rayon, ou le conserve, ou le répand, je ne sais plus au juste. Elle est évidemment vierge, et pure, et tout, vous voyez.
- Je vois, dit fred. Et que pensent de tout cela les rayonnistes de la main droite ?


Et le chat ? Il va très bien...

- Mercredi vingt-trois -

Se voir, oui, mais quand ? Demain ? Ce week-end ? Y a le chat. Pourquoi pas ce soir ? Un pique-nique ? Un pique-nique ! Quand j'arrive chez E, après le boulot et un bus bondé, les oeufs se font écailler et tout est déjà organisé ; j'ai eu du flair de m'arrêter chez Picolas pour prendre une très bonne bouteille de Petit Chablis déjà fraîche.
Au Buttes-Chaumont, il n'y a pas foule. Ca sent les vacances des parisiens, partis on ne sait où, mais partis, tant mieux. Y a quand même une voiture de police qui passe... Mais qu'est-ce qui se passe ? On raconte même que ça ne drague plus en plein air (à Paris comme en Province) sous risque de se faire embarquer. C'est chouette 2008, non ? Bref...

En tout cas, comme il fait encore jour lorsque j'abandonne E sur son pas de porte, je décide donc d'aller jusqu'à Pigalle à pieds pour rattraper la ligne 12, quitte à devoir patienter encore pour lire les dernières pages d'Ubik. Il fait beau, le boulevard de la Chapelle n'est pas mon lieu de promenade favori donc j'en profite...

- Mardi vingt-deux -

Les journées se font de plus en plus chaudes, la pause-déjeuner doit se faire de plus en plus méfiant en paressant au soleil. On rougirait pour moins que ça. J'ai rougi.
Les journées se sont en tout cas éloignées aujourd'hui de mon lieu de résidence nocturne : comme convenu, j'ai pris place dans mes nouvelles et éphémères pénates excentrées mais presque exotiques. Mon quartier de villégiature me permet de lire dans le métro (et d'approcher de la fin d'Ubik). Mon quartier de villégiature me permet de lever le nez en découvrant de jolis détails fleuris qui déposeront leurs pétales en d'autres pages. Mais en attendant des sorties photographiques, me voici installé rue Olivier de Serres accompagné d'un adorable chat, tapotant sur le clavier et papotant (ponctuellement) virtuellement. Évidemment, le tapotage sur l'ordi de G ne pouvait pas se passer sans encombres et... le clic gauche de la souris a rendu l'âme au bout de quelques minutes. Ca va faire sourire la Nat qui dit que je casse tout matériel électronique dès que je m'en approche... Pourvu que le chat n'ait pas des puces.

Bon sinon ça y est, Bécassine refait surface... grâce à Chickenbaby et bientôt à d'autres collaborateurs...

- Lundi vingt-et-un -

La reprise du travail se sera finalement faite sans trop de difficultés. Après avoir trié dans mes emails le bon grain (Dubourg) de l'ivrée, j'ai remis le nez dans les templates, les formulaires et les bugs... et zou, c'est reparti. Du côté des valises aussi ça recommence demain puisque G* me prête son appartement durant deux semaines en échange d'un ravitaillement quotidien en croquettes et en eau. Voilà qui me fera découvrir les alentours du métro Convention, et me permettra de bouquiner dans les transports en commun.

A propos de bouquinage, après un démarrage difficile le temps de se mettre dans le bain (cryogénique), je dévore littéralement Ubik, conseillé par Cre en d'autres pages. C'est quand même beaucoup moins chiant que "Détruire dit-elle".

Mais revenons à nos moutons du 15ème arrondissement, pour récupérer les clés et boire une bière... ce dernier point n'ayant pas été une très bonne idée puisque au retour je me suis arrêté à Concorde pour me promener jusqu'à Louvre Rivoli. J'espérais profiter des toilettes du Carrousel du Louvre*, mais celles-ci ferment tôt, contrairement au lieu lui-même qui clôt ses portes à 23h... Il était environ 22h, et le lieu était... désert. Absolument désert, pas même la carcasse noire d'un vigile ou une japonaise perdue au milieu de ces commerces fantômes. Etonnant, non ?

* G comme... mmm... gorgeous ?

** Cet intermède pipi est sponsorisé par La boucherie Sanzot.

- Dimanche vingt -

Me voici de retour ! Qu'est-ce-que c'était bien ces vacances dites donc... bon le résumé est fait, plus en image qu'en textes...

- Samedi dix-neuf -

Let's go to Bordeaux !

Nous retrouvons Cre dans son home sweet home, et allons tous les trois au CAPC voir un peu d'Art contemporain. Un peu ? Un peu beaucoup... et rien de passionant. Evidemment il n'y a ques les rares photographies exposées qui m'attirent l'oeil. Le reste me fait tout juste sourire.

Je redécouvre ensuite les rues de Bordeaux, arpentées à l'époque de quelques relations amicales et toiletteurpourchienesques.

Un Ricard ?
Un deuxième ?
Un resto indien.
Et enfin un verre en terrasse du TrouDuck, minable jeu de mot et pas de mojitos.

- Vendredi dix-huit -

On va se baigner ?

Et avec tout ça je ne parle même pas des talens de cuisiner de Fred ! La honte sur moi !

- Jeudi dix-sept -

Visite d'Agen, sa maison Art Nouveau de la rue Carnot, ses façades en briquettes, sa Cantine, les couleurs de son église...

... et son espace d'exposition des Jacobins, où nous découvrons un peintre étonnant : Paul Storey. Son oeuvre tourne autour de la religion et de quelques légendes (dont l'or du Rhin). Cela fait penser à Jérôme Bosch et à Giger. Une oeuvre inquiétante (enfin... il m'en faut plus pour fair des cauchemars) et vraiment intéressante.

En fin de journée petite séance cinéma : la programmation n'est pas très excitante, et notre choix se porte sur Hancock, avant de finir la journée avec une crèpe face à la Brasserie de la Poste...

- Mercredi seize -

Je profite un peu des rues d'Angoulême ce matin, mais je me rends compte que je ne suis pas très inspiré pour faire des photos. J'y ai erré pendant presque 3 ans, tous ces endroits sont vraiment gorgés de souvenirs... formule facile et habituelle mais tellement vraie. Je me revois rencontrant Ch au jardin vert un après-midi ensoleillé, buvant un verre avec Fr au balcon du Café Chaud, retrouvant le sourire de Y dans la rue pendant le Festival de BD...

Je suis obligé d'attendre jusqu'à 10h que la Galerie MR ouvre, afin d'acheter un cadeau à Fred. La Galerie MR reste définitivement une valeur sûre, voire un lieu de pélerinage pour moi...

Je me rends ensuite chez Karelle, où je fais connaissance avec la petite nouvelle et où je retrouve la grande soeur qui est une petite fille bien amusante et malicieuse !

Mais le temps du déjeuner passe, et je prends le train pour Agen...

- Mardi quinze -

Après un peu de farniente...

... Départ pour Angoulême, où je retrouve Philippe. Nous dînons - j'allais dire évidemment - chez Paul, lieu idéal en ces douces soirées d'été, en compagnie d'un ami de Philippe, illustre restaurateur local dont on taira le nom pour ne pas affoler les groupies.

- Lundi quatorze -

Retrouvailles avec Jean-Louis, et je retrouve la couleur bleue des cocktails de l'avant-veille. Nous allons profiter du festival de musique qui a lieu actuellementà Saintes, en écoutant deux séances de répétition.

- Dimanche treize -

Que croyais-vous que je fis après une nuit de 3 heures ? La sieste ? Non, mon train était à 15h58. Me suis-je couché tôt ? Même pas. Ouf, je suis encore jeune...

- Samedi douze -

Il n'était finalement pas très utile de rechercher des tongs en ce samedi matin en prévision de la soirée à La Rochelle, puisque si soirée il y eut, vent frais il y eut aussi, et au lieu de vêtir un paréo et un débardeur, je choisis un pantalon et une chemisette.
Mais si le vent était frais, la soirée fut chaude... et noyée dans des litres de cocktail bleuté. Raisonnablement, j'ai noyé également mon estomac dans du soda à la caféïne, entre deux rasades azurées, ce qui a dû avoir au final pour effet de m'exciter un poil et de m'empêcher de dormir une fois au lit, à 7h. A 10h, j'étais même réveillé... courte nuit.

- Vendredi onze -

Je pars en... VACANCES ! Une semaine charento-agenaise m'attend. Je ne sais pas si je mettrai ce journal à jour, mais il y aura toujours Hot Dogme pour donner des nouvelles des vaches et du poulet. Première destination : Saintes !

- Jeudi disse -

Vous le saviez, vous, que l'allergie au vaccin pour la fièvre jaune touche 1% des vaccinés ? Ben voilà, vous le savez. Bon ben voilà, c'était un clin d'oeil super privé à supposer que la personne concernée me lise...

Tiens j'ai envie d'écouter Grace Jones, parce qu'en fait j'ai écouté Joy Division vers 13h05 mais j'ai la flemme d'expliquer le rapport...

- Mercredi neuf -



Mais oui, je suis sûr que ma nouvelle coupe me plaît.

Ah non, je n'étais pas sûr du dosage pour le curcuma.

Mais tu es sûr que tu ne veux pas un yaourt ?

- Mardi huit -

Les vacances approchent, et avec elles l'envie de me lire un peu. Voilà bien longtemps que je n'ai pas plongé le nez dans un bouquin, si ce n'est quelques ouvrages spécialisés pour "Les Chardons" et le début de l'Équipée malaise d'Échenoz (mais dans quel carton est-il à présent ?).
Direction donc la librairie où le choix est plus que difficile : je n'ai aucune idée de ce que j'ai envie de lire, sauf une bio d'artiste mais les livres en rayonnage ne m'attirent pas ou sont trop imposants pour ma petite valise. Après moultes errances, mon choix se porte sur un ouvrage sur l'architecture des années 1900 à 1940, une étude sur l'oeuvre de Jean Echenoz justement, "Détruire dit-elle" de Duras et "Belleville-Barcelone" de Patrick Pécherot, mais je crois que je l'ai aperçu chez mes parents. Me trompe-je ? Quatre poches dans ma valise, voilà qui suffira... même si Cre m'a donné envie d'essayer Dick.

- Lundi sept -

Let's go to the Natof's for some japaniiiiz foude and some Super Mario. Evidemment je pourrais faire une palanquée de jeux de mots avec wii. Mais non.

- Dimanche six -

On ne s'étonnera pas qu'un dimanche de juillet, à l'approche d'un séjour de vacances et d'une pénurie de sous-vêtements, je vaque à quelques lavages. On ne s'étonnera pas non plus, qu'afin d'être plus tranquille demain ou de rendre service, je vaque à quelques modifications de CSS. On ne s'étonnera pas, enfin, qu'afin de voir un peu de monde, je vaque à quelques frites, aux alentours du Châtelet.

- Samedi cinq -

La pluie aura un peu retardé le shopping prévu pour trouver un sac, un paréo ou un pantacourt... mais finalement cet après-midi boutiques avec Jimmy aura fini par se faire...
Les Galeries Lafayette sont toujours l'équivalent terrestre de l'Enfer, mais elles cachent fort heureusement un coin de Paradis : l'espace Créateurs où j'aurais volontiers jeté mon dévolu sur un pantacourt Comme des Garçons s'il n'avait pas été hors de prix et d'un tissu pas très agréable à porter. Cela dit, je dis cela, mais je ne l'ai pas essayé : j'aurais peut-être été capable de craquer.
Direction ensuite les rues et les terrasses plus conviviales du Marais, pour un livre soldés sur Cassandre, une gaufre au Nutella ou pour continuer de lécher les vitrines. Faute d'un pantacourt ni même d'un bermuda digne de ce nom, c'est chez licoupeur je me rabats pour dévoiler le pelage de mes gambettes... Bon, point de pareo ni de sac non plus, mais évidemment je ne résiste pas face à un polo Frèdpéri multicolore... Je ne suis vraiment pas raisonnable !

- Vendredi quatre -

Ben tu vois, fallait pas stresser pour ce poulet au curry...

- Jeudi trois -

Déjeuner avec le roi des bacchantes, l'adorable Magdo qui récupère enfin sa photo, une photo emballée dans un papier vraiment dans un sale état : ben alors l'artiste, on sait pas mettre ses oeuvres en valeur ? (Tiens je commence à parler de moi à la troisisème personne, la folie me guette).

Direction en fin d'après-midi la place du marché Saint-Honoré, un quartier que je ne fréquente pas beaucoup sauf pour aller à l'opéra. Après avoir acheté un inutile magazine de mode qui finira vite à la poubelle après feuilletage, j'y retrouve les Pana, puis nous rejoignent rapidement les VaNi dans leur costume de tourneur-fraiseur puisque c'est bien connu les vani fraisent.
Petite dînette au Pain Quotidien, où l'on reparle de Leibovitz (entre autres de cette fascinante photo de Donald et Ivana Trump), de l'IGN, de maquereaux, de Bob l'éponge et de (presque île du) coton teint... Tout un programme !

- Mercredi deux -

J'ai retrouvé le goût des pâtes et celui du café, pour un déjeuner duquel j'ai ramené, encore, quelques éléments oubliés et quelques pots en échanges de quelques papiers, photos... Il part en vacances dans deux jours. Et moi, je n'ai toujours pas décidé ce que je vais faire de mes 15 jours de vacances mi-août. J'ai envie de plages, de mer, voire de dépaysement... Si un lecteur a une idée ou une invitation, je suis preneur !

- Mardi premier -

Pour répondre à sa demande, j'ai trié des photos, et je les ai gravées. Ca a pris un peu de temps, il y a plus simple comme occupation, surtout quand l'ordi plante à plusieurs reprises... Surchauffe ou trop d'émotions ? Pour compléter la soirée, deux courriers, ou plutôt deux mots, deux photos, deux plis, deux langues latines, essayer de ne pas dire la même chose, hésiter, se reprendre, déchirer, recommencer, déchirer, encore, encore, encore.
Ho scrito "ci vediamo" nel corriere in italiano, perché sembra ovvio... che cosa dovevo scrivere ? Addio ? Mi dispiace, ma non era possibile communque non posso sapere se ci vedremo di nuovo. Al meno, so che io avró notozie.
A volte, penso che dovrei scrivere un giornale in italiano, per impararlo e parlarlo meglio. Che ne pensate ?

Et puis, au milieu, pleurer de rire (aussi), parce que Jimmy m'a envoyé le dessin qu'il mettrait en ligne le lendemain.