Avantage
n°53 de la vie parisienne : il y a une pharmacie dans le hall de la Gare
Montparnasse.
En prenant mon billet Paris-Saintes, je n'avais pas fait attention à la
date (ou peut-être ne pensais-je pas que ça se bousculerait au dernier
moment). En effet, ce 31/10 correspondait à une échéance plutôt importante
au boulot, et j'ai bien cru que que mon départ du boulot à 16h15 se transformerait
en utopie, puis en vapeur. Mais non, je pris bel et bien mon tégévé sur
le quai numéro deux après l'achat de deux magazines de photo et d'une
bouteille de sirop pour la toux, car ce désagrément sonore et irritant
prenait de l'ampleur depuis la veille. La place 46 était vide, devant
moi marchait Nathalie, j'avais eu un peu trop chaud en parcourant
ce si long chemin vers la voiture 18 et je priai que ma voisine ne trouvât
point que j'avais eu un peu trop chaud. Un peu de lecture de mes magazines,
dont un photo spécial Patrick
Demarchelier, et je me mis à somnoler en écoutant The
Carpenters ajoutés dans ma playlist hier soir ; il était alors
bien tard, je ne songeais qu'à dormir.
J'ai aussi écouté Tindersticks mais j'avais envie d'un truc sirupeux pour calmer ma toux.
Une sorte de tartiflette au dîner, il fallait bien ça pour se réchauffer. Non c'est pas moi qui ai cuisiné, vous croyez que j'ai le temps ? Non, c'est le Tof, ils ont le temps ces profs ils sont en vacances...



Tardivement je mis l'alarme. L'alarme à l'oeil ? Non. L'alarme de crocodile. Non plus. L'alarme à gauche ? Encore moins. L'alarme etc. Y a l'expo Gainsbourg à aller voir...
J'étais sur cette machine infernale censée faire travailler les trapèzes et les deltoïdes. Il y avait une chanson paisible dans mes écouteurs. L'ambiance était calme. Quelques visages riaient à ma gauche. Et puis soudain, face à moi, là-bas, sur l'écran où défilent silencieusement des infos : Martine AubriedeMeaux. Non mais pas la Martine AubriedeMeaux période Jospin, non non une nouvelle Martine AubriedeMeaux, genre sa soeur qui passe toutes ses RTT à vider le frigo et à rester renfermée pour préparer sa motion (parce que dites donc elle n'a pas testé la nouvelle crème qui donne bonne mine ou c'est l'écran qui est mal réglé ?). Ah non mais moi j'ai rien contre les gens en surpoids mais faut me prévenir, hein, parce que là j'ai failli me péter un trapèze tellement ça m'a surpris.
Argh ça m'énerve je trouve pas un jeu de mots à
placer avec trapèze ou deltoïde...
- Trapèze combien maintenant la Martine ?
- Elle est tellement froide que c'est pas d'elle torride.
... Pffff je suis déçu déçu déçu...

Oh
la la ça fait causer ce qu'il m'est arrivé dimanche. On
me demande si j'ai posé nu (ben non), on me demande si je vais
faire le site d'un peintre (ben non plus)...
Les jours se suivent et se ressemblent un peu : j'ai encore posé.
J'avais proposé à Riko,
qui cherchait des modèles, de poser pour lui pour sa série
de nephilim.
On va en conséquence me demander encore si j'ai posé nu...
Je vais en conséquence répondre que mais non enfin ça
suffit cette obsession à la fin !

J'avais
dit : "Je te fais un site si tu veux". Il avait dit : "Que
veux-tu en échange ?". Un portrait.
Il y en a eu deux aujourd'hui, sans compter ceux via mon objectif, et
pourtant je ne vous en ferai pas (totalement) profiter. Un au fusain,
un au pastel, coloré, tellement plus coloré que ce ciel
de dimanche. Un ciel triste, si triste pour une journée qui aurait
pu s'avérer molle, si molle, si elle n'avait pas été
corsée par un express sur le boulevard.
... Faut vraiment que j'achète une cafetière 1 tasse pour
soigner à la maison mes envies caféinées.






Et un grand merci à Chickenbaby qui continue de nourrir Bécassine...
Le post-it® mort du jour : aller au musée du Judaïsme. Ben oui, là encore j'ai complètement oublié.
J'avais
peu de temps, peu d'envie de cuisiner avant d'aller au ciné ; j'ai
brunché. Un brunch sur le pouce à 20h20, il s'agirait de
nommer cela autrement. Qu'importe. Des oeufs brouillés, de la mozzarella,
du tarama sur des pains au lait, des tomates séchées...
J'ai donc mis dans ma bouche les oeufs brouillés, rapidement suivis
par une tomate séchée. Trop rapidement ! J'ai horreur du
mélange oeuf-tomate, mais, aussi courageux qu'un cowboy, j'ai néanmmoins
avalé cette masse probablement rose-orangée.
A propos de cowboy, ce soir c'était western en fauteuils rouges.
La conversation téléphonique avec Natt avait en effet conclu
un peu plus tôt qu'une soirée avec Viggo Mortensen mettrait
un peu de piment dans ce week-end.
Et nous voilà donc (après une bande-annonces pour le prochain
James Bond entraînant quelques soupirs libidineux sur ma droite)
devant Appaloosa, un fim que j'ai tout simplement
adoré, je n'en dis pas plus je n'ai pas le temps. Évidemment
ça s'est terminé par deux mojitos à une terrasse
rue des Panoyaux, à parler odeurs, sentiments, ambulanciers, barbus
et Alain Bashung. Elle me va plutôt pas mal cette petite moustache,
non ?
Le post-it® mort du jour : aller chez Habitat. Bon en même
temps j'avais pas spécialement envie d'y aller.
Mes 53 photos sont accrochés chez O&F Dijon depuis le 6 octobre, mais (pour des raisons d'agendas officiels) ce fut ce vendredi soir le vernissage. Malheureux empêchement, l'officielle concernée ne put être présente, mais les quelques personnes qui sont venues - commerçants voisins, clients, passants - m'ont permis de passer un excellent moment à parler prise de vue, cadrage, flou artistique, coucher de soleil, lumière rasante et couleurs locales.



PS. Pour ceux qui s'interrogent, je suis allé chercher mes photos ce matin, et comme j'ai un peu eu du mal à ouvrir l'oeil, j'ai un peu eu du mal à respecter mon timing, sans compter sur la station Poissonière qui était en travaux. C'est tout de même un comble de fermer une bouche de Poissonière.
PPS. Je suis donc arrivé très très en retard au travail, c'est pas la peine d'aller cafter.
Le post-it® mort du jour : l'anniversaire de FS.
Je n'avais qu'une chose importante à faire aujourd'hui : aller
chercher mes photos au labo. Épuisé par une réunion
de 3 heures durant laquelle je n'ai fait que parler, j'ai ensuite traînassé
au bureau pour bricoler trois trucs persos. A 18h45, sur le chemin du
retour, mon sang n'a fait qu'un tour car mon esprit avait fait un détour
: Oh nooon ! Les photos !
Il faut croire qu'un arbre sans feuilles est de bonne augure sur la prochaine
affiche de l'orchestre : ma mémoire n'est en ce moment un ramassis
de post-it® morts dans l'oubli le plus total.
Tiens tiens, j'ai pas trop perdu mon temps aujourd'hui... La preuve j'ai acheté mes billets d'avion pour Modène (enfin pour Bologne), je suis allé au labo photo, j'ai commencé l'affiche du prochain concert de F, et j'ai même parlé tatouage... Faut vraiment que je trouve un créneau dans mon emploi du temps pour ce dernier point, ce n'est plus possible...



Un rendez-vous professionnel bd Brune (un maréchal mort vers 1815
si ma mémoire visuelle est bonne mais elle n'est pas très
bonne car c'est peut-être 1825 en tous les cas ça finissait
par un 5, de toute façon ça intéresse qui la vie
de tous ces maréchaux ?), bref fermons la parenthèse donc
je disais aller bd Brune ça rompt le tramway-tramway* quotidien.
Alors autant en profiter doublement... Je quitte mon client vers 17h30
puis la ligne 4 à St-Germain-des-Prés pourtant le temps
est grisâtre, le fond de l'air humide mais l'esprit léger
car la réunion s'est très bien passée. Je prends
la rue Bonaparte, je glisse sur le pont des Arts, je traverse le Louvre
où la cour carrée s'est vue greffer un bout de FIAC, et
je reprends la 1 après cette toute petite promenade ; la salle
de sport m'attend.
Bon allez pour une fois je mets de grandes photos, ça nous changera
un peu...






Voilà, en fait au départ je pensais raconter comment ma matinée avait été merdique (Foutushop qui fait pas bon ménage avec Vista, Corel Draw qui veut pas marcher, l'imprimante qui bourre, et tout un tas de merdouilles pénibles qui m'auraient permis de chouiner) mais en fait non, c'était très bien cette après-midi en plus vous le savez peut-être déjà mais je suis invité à Modène par Marcello.
Le lecteur, intrigué : "Et c'est qui ce Marcello ? On n'en
avait jamais entendu parlé".
L'Arno : "Ben, un copain qui habite Modène enfin, vous ne
suivez pas..."
* En fait le bd Brune c'est au sud de Paris et y a le tramway qui le longe et en plus ça va me faire l'occasion d'un billet dans les Chardons.
Au bout d'un moment, le corps dit stop. Le mien il a dit stop juste après
le dîner, mais pas longtemps, juste 30 minutes : la première
moitié passée à se tourner et se retourner, la seconde
passée à dormir. Et ce fut efficace à souhait, après
ça je pétais la forme. Bon la forme mais la petite forme
: à 0h15 j'étais couché je crois. C'est exceptionnel
! Et à 4h07 je regardais l'heure. Le corps dit stop vous êtes
sûr ?
Bon ben voilà sinon je me suis levé à 8h38 le lendemain
matin et c'est tout ce que j'avais à raconter pour ce lundi parce
que je ne suis pas allé au ciné, je ne suis pas allé
au sport, je ne suis pas allé chez des amis. Faut croire que j'ai
encore perdu mon temps... pourtant je dois faire une affiche, un petit
site pour un copain, finaliser le site du cercle Guimard avant l'AG, faire
tirer des photos pour O, préparer une nouvelle expo de photos,
écrire, mettre à jour le site de Ralf König, récupérer
les données de mon disque dur externe pété, faire
des photos d'identité, aller chez l'ophtalmo, aller chez le coiffeur,
voir Bruno, voir Bruno, voir Nath, voir Nat, voir Natt, voir tout le monde
en fait... Patron je peux me mettre à mi-temps avec le même
salaire steuplait ??
Merde Natt on a oublié de reparler du spectacle de Valérie
Lemercier !
Ah au fait j'ai commenté les photos d'hier par un texte au survol, mais il parait que ça ne se remarque pas.
Il fait beau, c'est l'automne. Une belle lumière, de belles ombres, de belles couleurs rousses... mais bof j'étais pas super inspiré pour prendre des photos au Père Lachaise. Pas super inspiré mais j'en ai quand fait un paquet...















...Bon j'aurais dû faire le tri mais tant pis j'vous laisse tout
ça, vous aurez une idée du nombre de photos que je peux
prendre en une heure.
Oh mais c'est rigolo y avait F aussi qui profitait du soleil au Père
Lachaise.
Oh ben tiens la voisine se marre, ça change.

Alors,
aujourd'hui, je n'ai pas uniquement nettoyé le robinet de la salle
de bain...
Evidemment je me suis levé un peu tard, évidemment y avait
un vélo, des haltères et des tapis de sol qui m'attendaient
au cloub de gym, évidemment il fallait faire des courses. L'évidence
semblait attendre ce samedi avec sa faux pour le rendre mortel.
Mais heureusement, beaucoup moins évidemment, j'avais rendez-vous
avec the smiling O' à 18h30 à la librairie de Beaubourg,
librairie où - ô miracle - je n'ai rien acheté.
Tout d'abord la très très intéressante exposition
intitulée "Le futurisme à Paris. Une avant-garde
explosive". Elle fait le parallèle (et la distinction)
entre futurisme et cubisme et présente aussi bien l'influence des
cubistes parisiens - principalement Braque et Picasso - sur les artistes
européens que les différentes composantes de ce mouvement
tels le cubo-futurisme russe ou le vorticisme anglais. Elle met également
clairement en lumière l'évolution des cubistes vers des
palettes plus colorées, ou l'importance des italiens dans ce mouvement.
En bref : une expo pleine de lignes. Et de bien belles lignes - bah ouais
y a pas ques les nouilles 1900 qui m'intéressent.
Ensuite l'expo sur Villeglé, fameux roi du décollage
d'affiches lacérées. Rien de nouveau, rien de didactique,
rien qu'un univers visuel qui me plait parfois si le hasard a bien fait
les choses, qui me lasse un peu trop peut-être.
En tous les cas, l'horaire choisi pour visiter cela était idéal
car il y avait peu de public : un vrai plaisir !
Evidemment ensuite nous avons dîné ; ne sachant pas trop
où, on a atterri dans une pizzeria, c'était plutôt
sympa, les voisins de table étaient espagnols puis russes et l'on
a donc pu raconter des bêtises sans choquer. Mais on sait aussi
être très sérieux quand on parle de nos pratiques
artistiques...
Evidemment le bavardage se poursuivit via la place Dauphine jusqu'à
Odéon pour un Pouilly fumé en terrasse. Vous avez
dit fumé ?




Bon
bon bon, que raconter ce vendredi 17 ? Un demi-citron au bout de la rue
Keller, surtout pas de quoi en faire des tonnes de proses. Une conversation
au numéro 36 puis une autre au télotetgaronnophone, ça
c'est de l'agréable routine. Du poisson au dîner c'est sans
intérêt même si j'aurais pu décrire l'état
du fond du plat cramé... J'ai mis de l'oooordre à la cuisiiiine,
un peu plus de noiiiir au fond du plaaaat, ça a cramééé-éééé.
Bon ben voilà.
.


Aujourd'hui, c'était ciné sur toute la longueur.
D'abord parce qu'il y avait tournage rue de la Chine, et pas n'importe
où rue de la Chine : juste en face du boulot. Bon évidemment
on a un peu profité de l'animation que cela a engendré,
avec Patrice Chéreau prononçant "moteur !" et
Jean-Hugues Anglade attendant sous le porche d'en face que la pluie artificielle
veuille bien cesser.
Ensuite parce que j'ai ENFIN ma carte illimitée iougiciêmkadeux et que les écrans noirs s'ouvrent à moi dans un grand vent de liberté. Comment ? Ma prose est aussi peu poétique que mes alexandrins ? Pfff... vous n'avez aucun humour vraiment.
Enfin parce que j'ai vu "Le crime est notre affaire", film sympathique mais terriblement allourdi par quelques longueurs. Je suis d'autant plus déçu que je m'attendais à plus d'éclats de rire, mais ce fut rattrapé par des éclats de sourire.


Ca y est... ça va encore s'imaginer des trucs et jaser...
Et
finir un peu tard. La nuit, déjà, rampait.
Attendre encore un peu pour ne pas se tremper
Car les cordes mirent du temps pour enfin s'estomper.
Mon estomac, trop vide, frôlait bien la crampe et
Me poussa vers une part de pizza, sans San Pe.
Point d'eau gazeuse, dommage : j'eusse aimé une lampée.
Non, malgré les apparences Hellboy2 n'est pas encore sorti...

J'ai
un peu de retard : je suis passé chez moi enfiler quelque chose
de plus chaud. Elle a un peu d'avance : elle a mis moins de temps que
prévu sur la route. On se retrouve devant la cinémathèque
: elle a un carton pour l'inauguration de l'exposition "Dennis
Hopper et le nouvel Hollywood". Le carton, je le perdrai.
J'ignore à peu près tout de Dennis Hopper. Ma culture cinématographique
est pleine de trous : il est tombé dans l'un d'eux. L'exposition
présente l'univers de Hopper comédien, réalisateur,
photographe, collectionneur... Évidemment, ce sont ses photographies
que je retiendrai de ce moment, des photos belles comme un ciel orageux
une fin d'après-midi d'été.
Je n'ai pas de préférence pour le dîner. Elle me propose
un japonais rue Ste-Anne. Moi, les japonais, à part les sushis
et autre sashimis, je n'y connais rien. On tourne on vire pour trouver
une place, on manque d'écraser une vieille actrice à peu
près célèbre lors du créneau et nous voilà
donc chez aki. Je m'y régale de plats au noms
gorgés de voyelles, avant de glisser, déjà sur le
trottoir, une confidence aux allures fragiles de pommier du Japon. Digérons
un peu, veux-tu ?
Je n'ose pas proposer d'aller voir la Tour Eiffel. Elle n'a pas besoin d'insister. Allons-y. Cette soirée si amicale se termine en Paris by Night sous quelques derniers clichés de la carcasse de métal, bleuté à l'occasion de la Présidence Française de l'U.E. Les soirées délicieuses, j'en prends l'habitude, vous ne trouvez pas ?





Mais elle, qui est-ce ? Mais enfin... pinky Natt bien sûr ! Oh j'ai pas dit que j'avais vu Lambert W... et puis... comment il s'appelle celui-là ?

Le
sport c'est bien. Ca fatigue mais c'est bien — et puis je rappelle
après ce tiret cadratin que ça me sculpte la silhouette
de rêve qu'au bout de plusieurs années tout cadre atteint.
Le sport c'est bien mais ça engendre quelques frustrations* dont
celle de ne pas profiter de Paris en cette douce soirée. Dont acte.
Il est 21h45, je sors du cloub, j'ai mon sac de sport ; il est un peu
lourd tout de même. Mais je prends le métro, la ligne 2 qui
sort de terre après Colonel Fabien pour mieux écarquiller
les yeux. Et là, je me demande pourquoi je ne fais pas ça
tous les soirs. Mais comment peut-on être cloche et rester enfermé
chez soi ?
Ah oui c'est vrai, ça fait du bien, parfois, d'être chez
soi. Chez les autres aussi d'ailleurs, je ne suis pas sectaire.


NB. Je ne suis pas cadre mais c'était pour le jeu de mots.
* A bien y réfléchir je ne crois pas que ça m'engendre d'autres frustrations.
Parce qu'il y avait quelqu'un de trop chez O&F, je suis allé
voir un peu plus loin. Un peu plus loin, mais à peine plus loin,
il y avait cette boutique où je suis entré pour une sombre
histoire de petits pulls en vitrine. J'en suis ressorti avec un petit
pull noir tout léger - même le prix -, en cachemire et soie.
- Oh il est sympa ton pull !
- Oui : cachemire et soie.
Tout de suite ça calme.
J'aurais pu me limiter à ceci mais non, puisque cette boutique
vend des chemises de chez Sp*ntini. Et des pantalons aussi, mais heureusement
côté pantalon avec mon corps de danseuse étoile j'ai
beaucoup de mal à trouver mon bonheur : ça fait très
facilement sac à patates.
Bref, on récapitule : un pull, une chemise et de la mozzarella*
parce qu'après je me suis tout de même arrêté
chez O&F récupérer mes photos.
Et là, vous allez me dire, ça fait un peu court pour toute une journée. Oui mais j'ai le chic pour perdre mon temps, alors le reste...


* buonissima ! Ah oui je l'ai déjà mangée, avec deux tournedos de canard. Tu as vraiment des habitudes culinaires étranges, me répondit-elle.

La promenade du jour, sous ce beau ciel bleu : de Répu au quai
de Loire.
Répu pour un cable éthernet de 15m afin que le wifi ne soit
plus qu'un lointain souvenir, Répu pour un nouveau disque dur externe,
Quai de Loire pour une permanence (exceptionnellement fermée ce
week-end) de la carte UGC, Quai de Loire par hasard pour une foire au
design 70's.
Et là, vous allez me dire, ça fait un peu court pour toute
une journée. Oui mais j'ai le chic pour perdre mon temps, alors
le reste, je vous l'épargne. Nieul breton.
La phrase du jour : "J'ai toujours préféré
Kevin Spacey à Denzel Washington".



Un déjeuner chez F, et j'avais envie suite à ça de
mettre une chanson ici, aujourd'hui. Mais non, je nai pas trouvé
la chanson appropriée ou bien elle aurait été mal
interprétée, ou bien elle aurait mal et/ou trop dévoilé
le fond de ma pensée et je ne suis pas là pour ça*.
Je ne devrais peut-être même pas écrire ce qui précède,
on en croise tellement qui extrapolent** (suivez mon regard à deux
clics d'ici).
Une fin de journée exotique ? Pourtant, me direz-vous, ce ne sont
que quelques nems avalés sur le pouce et la table des Natof.***
* On me reprocha tout de même, à deux reprises en septembre,
de ne pas dévoiler mes sentiments sur ce journal. Soupirs...
** Émile Victor bien sûr... Je n'ai pas pu m'en empêcher.
*** Souvent j'ai un malin plaisir à n'être compris que du plus petit nombre.


Un soleil d'automne, matinal, baignait les toits et les façades plongés vers l'est. J'aurais aimé profiter de cette lumière, être un nomade, ne pas aller travailler, ne pas avoir envie d'un café sortant de la cafetière qui fuit depuis le jour où j'ai souffert pour la démonter et changer la pièce cassée d'ailleurs je préfèrerais un noir bien serré assis à une terrasse orientée du bon côté mais non je n'ai pas le temps.



Il y avait peut-être trop de lumière dehors, pas assez dans mon esprit faute d'un café : mes photos sont surexposées.
(Journée de travail, ellipse)
On me proposa un verre de blanc, ou plutôt une bouteille à
ouvrir, au retour de la salle de sport où la foule ne portait pas
bien son nom de foule ; étions-nous à peine 15 ?
J'avais traîné pour y aller, et le peu de temps que j'y ai
passé - 45 minutes dont 15 minutes d'abdos tout de même vous
allez voir un peu les plaquettes de chocolat on va m'appeler Côte
d'Or mais avec ou sans noisettes me direz-vous avec l'oeil malicieux -
a été éliminé par la bouteille de Bourgogne
Alligoté qui a suivi rue Ligner, juste en face de mon ancien logement
où je (sur)vivais il y a 4 ans. Pour ceux que ça intéressent,
mon ancien colocataire est toujours là : j'ai entendu sa voix s'échapper
du premier étage dans un élan d'aggressivité grossière.
Mais je crois que ça n'intéresse personne.
Note à moi-même : afin de rassurer mes lecteurs
qui doivent penser que je picole comme un trou et que je bouffe vraiment
mal, ne pas oublier de raconter que je mange deux pommes par jour, l'une
vers 11h, l'autre vers 15h50 et que mes dîners sont généralement
constitués de poisson avec des légumes, et conclure sur
ma ligne absolument impeccable et mon état de santé digne
d'un nageur médaillé d'argent à Pékin.
Une blonde, une brune. Une vivant les relations amoureuses comme un jeu
dangereux où les souffrances sont de mise, l'autre à l'opposé,
prête à se marier pour une belle histoire d'amour de toute
une vie. Une actrice réalisatrice loupée, une étudiante
en culture catalane... Manichéisme, te voilà.
Et puis... il y a Javier Bardem, absolument parfait, et Penelope Cruz,
évidemment parfaite. Et rien que pour eux, ce "Vicky
Cristina Barcelona", dernier Woody Allen tout frais
sorti des projecteurs mérite un détour. Et pour le reste
me dirait vous ? Pour le reste ?
La suite pour ceux qui ne veulent PAS aller voir ce film...
Pour le reste, non. Moi je dis non. Woody Allen a envie de faire découvrir Barcelone aux américains ou quoi ? On a droit au clichés d'une Barcelone gaudienne, avec bande son noyée sous la guitare. Le tour dans les Asturies m'a certes fait sourire (recuerdos de una patria querida, aunque non sono mai... merde ça c'est de l'italien... hijo puta comment on dit en espagnol... bref je connais ni Oviedo ni Aviles quoi que Aviles peut-être mais j'étais trop jeune je ne m'en souviens pas) mais je me suis plus qu'un peu ennuyé. Ca manque de piquant, ça manque d'ironie, ça manque de "ta gueule la voix off c'est pas pas la peine de tout nous expliquer", ça manque de cinéma parce qu'une jolie lumière ne fait pas tout. En fait j'ai eu l'impression de voir un Almodovar sous xanax et laxatif et j'ai trop bu de vin blanc ce soir donc j'abrège et j'incohère.
Il pleut encore, c'est l'automne, c'est encore un peu la rentrée. Les petits écoliers ont endossé leur capeline, ont mis leur béret et enfilé leurs bottines. Par ce temps, il est bon de se protéger. A leur bras gauche, un panier ; on pense au petit chaperon rouge. Mais eux, leur couleur est marron. Chocolat plus précisément. Ils étaient seize, je les ai tous mangés.
Après
le succès tellement extraordinaire de mon expo photo rue Keller
que même Yael Naïm elle est passée devant, je renouvelle
l'expérience à partir de demain (jusqu'à fin novembre...
voire fin décembre) à
Dijon.
Mon galeriiiiiste parisien et moi sommes donc allés à Dijon,
où nous avons dijonné d'un bol de pâtes avant de tendre
un fil en acier et d'accrocher mes 53 clichés. Heureusement que
mon galeriiiiiste était venu avec son mètre — on le
dit — et ses talents de bricoleur sinon le timing aurait été
bien moins parfait. Mais il le fut.
De toute façon, pour respecter le timing il me fallait être
accompagné de quelqu'un de vif, car comme chacun sait le mou tarde.
Il a fait moche et j'ai fini mes préparatifs pour l'expo. J'ai donc passé une journée bien plus calme que les deux jours précédents, sans mettre le nez dehors (et donc sans fumer !).
Evidement il fallait que ça tourne mal. Je crois que je me suis pété un orteil vers 15h. Il est 1h35 du matin. Il est violet.
Alors t'as vu quoi à la nuit blanche, me demanda-t-on ce dimanche
?
Rien.
Non pas tout à fait rien... du rouge habillant Caroline Cartier
et du multicolore habillant le Palais de la Monnaie. Et de la viande saoûle,
beaucoup de viande saoûle...



Mais
pas si vite ! Je ne vais pas me limiter à ça, car ce fut
encore une fois un samedi bien rempli : une matinée studieuse,
un déjeuner saumonné et puis...
S'arrêter rue Chanzy, passer chez O&F, prendre le métro
pour la seule fois de la journée, aller au BHV (papier, crochets,
etc.) et y rester malgré la foule, aller chez LeroyMerlin et en
ressortir illico à cause de la foule, repasser chez O&F parce
qu'on n'a plus d'huile, s'arrêter au Géant des Beaux Arts
(Posca blanc, feutres inutiles*, etc.), repasser par l'appartement pour
poser tous les achats, commencer à sentir la fatigue dans les genoux,
aller chez Casto Nation et tomber sur les Natof, acheter des gommes qui
gomment tout, acheter un plat préparé chez Picard, dîner
en quatrième vitesse, se doucher, partir en courant, prendre la
ligne 2, changer à Jaurès, se rendre compte qu'il fallait
changer à Stalingrad, tant pis prendre la 5 au lieu de la 7, descendre
à Laumière, courir jusqu'à la rue Archereau... et
se casser le nez sur la porte : le spectacle du cours Florent n'était
pas à l'adresse habituelle et connement je n'avais pas vérifié.
Il était 21h, j'étais épuisé... Et pourtant...
Passer chez T pour un porto, appeler Natt vers 22h45, finalement la rejoindre
à pieds au lieu d'aller dormir en métro, voir et surtout
écouter 10 minutes de Caroline Cartier au musée Carnavalet,
manger à minuit un hamburger avec un verre d'un excellent bourgogne**,
halluciner de voir le plan drague à la hache entre le serveur et
Natt, essayer de prendre en photo une japonaise au visage étonnant,
rejoindre les Niçois loin très loin là-bas mais ne
pas les retrouver, poursuivre jusqu'au Palais de la Monnaie, regretter
de ne pas avoir pris en photo ce couple assis sur les marches de l'hôtel
Le Régent, s'arrêter à une terrasse face à
l'UGC Danton, boire un mojito, tendre sa chaussure au serveur, être
presque navré davant tant de personnes bourrées et décerner
la médaille d'or à ce type qui titube et qui était
précédemment assis sur les marches du Régent, ne
plus s'inquiéter du sort des Niçois, repartir presque au
point de départ et soupirer face à toute cette pauvreté
allongée sous des arcades. Se coucher à 4h30 et se dire
qu'on a passé une soirée géniale...






* Je me suis acheté 2 lots de 6 feutres Faber Castell... Et vous n'imaginez même pas le plaisir que j'ai eu en les achetant, j'en pleurerais presque.
** J'ai failli prendre des harengs pomme à l'huile avec une coupe de champagne aussi...
Évidemment, quand j'ai dit que j'avais visité le plateau
de tournage du prochain JPJ, ça a fait des jaloux. Quand j'ai parlé
de l'autre plateau, celui de la nouvelle série dont tout le monde
parle sauf tous ceux qui en ignore jusqu'à l'existence même,
ça a beaucoup moins trépigné. Et pourtant, malgré
deux univers diamétralement opposés — le décor
du prochain JPJ étant tout de même carrément fantastique
— , je fus comme un gosse au sein des deux lieux, m'émerveillant
face à de vieilles machines à coudre, souriant pour un bout
de bois qui dépasse, m'amusant de ce bout de rame de métro,
m'étonnant d'être dans des toilettes, m'extasiant devant
un étalage de pâtes. C'est ça, le monde magique du
travail de Natt (celle que j'ai voulu appeler Agla pour simplifier mais
Natt ça marche aussi ça permet de ne pas confondre avec
Nat et Nath)...
Et encore, je ne parle pas de la caverne d'Ali Baba, sorte de mix entre
5 magasins d'antiquités dont le propriétaire approcherait
de la retraite et 10 emmaüs. Je ne parlerai pas non plus de celui
qui gère ce lieu... il a beaucoup aimé ma chemise, mais
qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse semblait-il se dire concernant
ma chemise, rose, puisque j'avais fait honneur à la couleur préférée
de Natt.
Et là vous me coupez la parole et vous me demandez ce que je fichais là-bas ! Et bien j'y contrecollais mes 54 photos pour l'exposition qui commence mardi à Dijon, parce que Natt est merveilleuse et qu'elle m'a trouvé un support idéal : le forex. Bon évidemment vous aller me rétorquer que je pouvais me débrouiller autrement. Mais si vous saviez comme c'est agréable d'avoir de l'espace pour faire ce genre de chose tout en entendant des compliments sur ses photos et en sirotant une veuve*.






... Et la dernière photo ? Ben on est partis très tard alors on a fini devant des crevettes rue de Bagnolet à 23h30.
* Clicquot bien sûr l'abus d'alcool etc.
PS. Je profite de cet espace d'intimité pour remercier mille fois et une fois de plus Natt et son entourage professionnel.
PPS. Moi qui me fait surtout dans la concision — on finira tôt ou tard par me nommer Sire Concision —, un après-midi comme celui d'aujourd'hui s'avèra difficile à résumer.
En voyant la bande-annonce de "Entre les murs",
je me suis dit que je connaissais cette tête. La tête du principal.
C'est au milieu du film que j'ai réalisé que ce type avait
été notre voisin de palier, assez brièvement cela
dit, quoi, deux mois ? En vérité c'est le principal-adjoint
du collège Dolto, collège justement voisin de mon ancien
chez-moi, tout n'est que question de voisinnage.
Mais revenons au film. Je doute qu'il faille conseiller aux profs d'aller
voir ce film : il leur rappellerait leur quotidien - un quotidien que
je connus par procuration, n'est-ce-pas, à l'heure où les
sacoches reviennent du travail plus légères que les esprits.
En tout cas j'ai vraiment beaucoup aimé ce film, assez surpris
par le jeu des élèves et par celui de François Bégaudeau,
le seul véritable acteur du film. Je me suis cependant interrogé
tout le long du film* sur la part de réel, de joué, d'improvisé...
et j'ai eu la réponse ce vendredi dans les inrocks de
la semaine dernière où cinq élèves du film
étaient interviewés. Ceci éclaira ma lanterne, il
tard, je vais éteindre l'autre.
* Pour précision je ne me renseigne que très rarement sur un film avant d'aller le voir**.
** C'est encore plus vrai pour celui-ci puisque l'on improvisa cette séance ciné avec Gilles*** 10 minutes avant la séance.
*** Fort heureusement il a un scooter, en 5 minutes on était au meukeudeux Nation.
Retour rue de l'Aqueduc pour installer l'ordinateur tant attendu par B&L, ou plutôt pour installer l'imprimante, un anti-virus, et Internet par Ozone. Ce dernier point fut assez surprenant de simplicité et de rapidité... même si l'on se retrouve dans des situations ubuesques où il faut avoir un email pour pouvoir se créer un compte d'accès à Internet. Autant demander à la poule si elle a le code d'accès à son oeuf.
Comment ? Non, moi-même je ne comprends pas cette dernière phrase.
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