J'avais
rendez-vous à midi rue St Maur pour une nouvelle
visite, cette fois dans un appartement partagé à quatre.
Au menu : quartier idéal, très grande chambre et colocataires
fort sympathiques qui avaient organisé de manière peu conventionnelle
mais fort amusante un recrutement à plusieurs. Si sur le papier
l'offre était ma préférée, cela s'est confirmé
par cette visite. Nous voilà donc 4 candidats à tenter de
parler de nous, face aux colocs actuels et deux de leurs amis... je ne
suis pas le plus timide dans ce genre de circonstance, j'ai donc passé
un très bon moment qui j'espère se soldera par un succès,
mais bon je ne suis pas le seul candidat... pfff...
Il ne pleuvait pas encore lorsque je suis sorti de ce rendez-vous. J'ai
donc rejoint la Maison Européenne de la Photo
à pied, puisque en métro, ma foi, ça nécessitait
quelques zigzags. Point de gros zigzags donc, mais un passage rue Keller
pour voir la vitrine de Noël de l'épicier et un arrêt
chez Miss Manon, rue de Rivoli (ou rue St Antoine ?) pour manger une très
bonne mais très grasse foug(r)asse au poulet.
Les doigts dégraissés dans un simple mouchoir en tissu,
je suis arrivé à la M.E.P l'heure idéale : pas de
queue.
Au programme jusqu'en janvier, quatre expos très différentes les unes des autres et donc forcément indispensables pour ouvrir l'oeil et l'esprit : l'extraordinaire reporter Göksin Sipahioglu, la touchante Sabine Weiss, les étonnants David McDermott et Peter McGough et enfin "Mutations II", présentant le travail de vidéos de quelques artistes européens.
Et ensuite ? Ensuite il pleuvait. J'ai eu le courage de marcher un peu dans le Marais sous de fines goutelettes, mais je me suis lassé et je me suis enfourné sous terre à Hôtel de ville.
- Et c'est tout ?
- Ben oui quoi ?
- C'est vraiment tout ?
- Ben je sais pas... je peux te dire que ce soir j'ai mangé des
pâtes.
- Ce soir ? Ah ben tu as retrouvé l'appétit.
- Oui... et avec 6 olives !
- Ah oui hyper intéressant comme détail.
- Ah ben quoi, tu veux tout savoir ou pas ?


Une visite à 13h villa Curial m'aura permis d'aller faire un tour au 104, parce que pour la visite c'était non : je ne vais pas poser mes cartons dans ce lieu sordide au milieu de nulle part, avec deux étudiantes de 20 ans comme compagnie. Pour le 104, ce n'est cependant pas un oui ferme, le lieu étant très très beau, mais très vide.



La visite de 14h rue Chaudron, donc plus ou moins dans le même quartier, fut en revanche beaucoup plus positive : j'aime beaucoup le coin, les deux mecs sont sympas, la chambre est très grande et lumineuse avec balcon... Let's wait and see, même si l'un des colocs doit traverser la salle de bain pour accéder à sa chambre, petite bizarrerie peu pratique.
Pour
le reste, j'ai vu mon médecin, du moins son remplaçant du
samedi, freluquet trentenaire un peu étrange et peu sûr de
lui, qui n'a même pas daigné vérifier ma température
quand je me plaignais d'une fièvre probable, et qui m'a tout de
même filé de quoi calmer ma panse.
"Ben viens et on verra", me répondit donc D quand, sortant
de la pharmacie, je l'appelai pour savoir où et quand nous irions
finalement au cinéma.
Arrivé chez D, mon blabla colocatif de rigueur, son envie de me
tirer une fois de plus le portrait et... sourdement... le sommeil... ce
sommeil, qui m'avait déjà happé pendant la demi-heure
d'attente chez le médecin, refit son apparition et je m'assoupis
sur son canapé. La soirée ciné serait donc remise
à plus tard, ce début de nuit étant bercé
par ses répétitions de chant et rompu par l'odeur des pommes
de terre...

Ayant
abandonné l'idée d'aller visiter en soirée un 250m²
à Belleville (description de rêve et partagé à
5 mais un peu trop cher pour mon budget), ma soirée était
libre.
Une soirée de week-end libre ? C'était sans compter sur
un appel manqué de Natt, qui m'embarqua encore dans les rues pentues
du 20ème. Le hasard et des écriteaux "La maison ne
prend pas la CB" nous ont emmenés jusqu'à
l'Illiade, restaurant greco-turc situé rue de Belleville
dans lequel nous sommes entrés après un "Tiens ça
changera" plein d'allant.
Et bien le hasard fit bien les choses car nous avons très bien
dîné (et très bien bu un très bon vin grec).
C'est peut-être un poil cher, mais rien que pour le gros pain chaud
et rompu apporté sur la table, ça vaut le détour.
Évidemment il y avait un peu de musique locale, et la musqiue de Zorba le Grec nous a poursuivi ensuite jusque dans la rue... Tilii, tilii, tililililii, tili, tililiii, tiililiii...
Direction ensuite le Karton pour finir la soirée sur un bd de Ménilmontant glacé. Ne sachant trop que boire pour calmer un mal d'estomac tenace voire extrêment pénible depuis ce matin*, j'ai choisi un punch. De toute façon comme disait Marie-Odile si je veux rentrer dans la marine j'ai intérêt à prendre de l'avance.
* Ca y est je fais encore ma chouineuse.
Y
a pas photo : primo je manque de place, secondo j'ai toujours 30 cartons
et quelques petites meubles au boulot. En rangeant ces fameux cartons
au boulot hier soir, j'en ai ouvert deux grands pour les transformer en
quatre petits. Ils contenaient des livres de photos et de graphisme, des
bibelots... tout ce dont je ne profite plus depuis 6 mois. Basta. J'ai
besoin de retrouver mes bouquins, mes disques aussi, mais surtout mes
bouquins. Ca commence à me manquer véritablement...
J'ai donc commencé à cherché une autre colocation
— l'idée n'était pas neuve puisque j'en avais déjà
touché deux mots à mon coloc il y a plusieurs semaines ou
mois, je ne sais plus trop quand. Bref... Après un survol rapide
sur quelques sites spécialisés, j'ai visité ce jeudi
soir un 110m² métro La Chapelle. Et alors ? Ben c'est pas
mal et c'est graaaaand... mais je ne m'arrêterai pas à la
première visite "pas mal". Affaire à suivre ce
week-end.
Nous avions convenu de nous retrouver à 19h30 devant le meukeudeux
Beaubourg : la séance était à 20h. Quand D m'a appelé
à 19h30 j'étais à la librairie du musée :
j'avais pour une fois un peu d'avance. Je l'ai rejoins : il attendait
qu'une place se libérât en même temps qu'un subjonctif
pour garer son vélib au bout duquel l'apostrophe s'était
rétractée sous le froid.
Une crêpe jambon-fromage plus tard nous nous installions dans des
fauteuils rouges un peu trop vieux, trop creux.
Le film ? Hunger, de Steve Mac Queen. L'homonymie
surprend à le première lecture, on se demande si on a loupé
une information en feuilletant le dictionnaire du cinéma qu'un
pote de fac aurait eu dans une étagère autrefois. Mais no
: homonymie.
Le film ? 1h40 qui m'ont scotché pour plein de raison. Pour la
beauté des scènes qui tranchent avec l'horreur présentée,
pour la violence sourde ou sonore de la première partie, pour l'odeur
infecte des murs d'une cellule, pour le plan séquence de la 2ème
partie (pendant laquelle j'ai failli m'endormir malgré la performance
et la violence du fonds et des propos), pour l'effroi et là encore
la violence visuelle qui s'extrait de la déchéance d'un
corps filmée avec peut-être trop de beauté, trop de
style. Scotché, peut-être dérangé par ce mélange
entre splendide et terrible, mais sûrement envahi par ce discours
de résistance ultime sous cette imagerie de pietà.
Il
fallait bien un verre pour se remettre de cela : j'en ai pris deux. Puisque
c'est à Belleville que nos chemins devaient se séparer,
c'est aux Folies, rue de Belleville, que l'on goûta le Chinon, que
l'on entendit de l'italien, que l'on s'amusa de la technique de drague
d'un local sur une italienne, que l'on s'étonna de l'état
du plafond, que je me plaignis de l'éclairage qui ne me permit
pas de photographier les couleurs de la table.

La fièvre que je ne sentais pas en moi hier à fait son
incursion ce matin. Faute d'un thermomètre pour m'assurer de sa
présence, je n'ai pas eu de données précises à
fournir mais toujours est-il que (le temps de me demander si je restais
au lit ou pas) j'ai mis le pied hors du pieu à l'heure à
laquelle je devrais en théorie partir de chez moi pour n'avoir
que 5 minutes de retard. La journée qui suivit fut donc un peu
chaude, et elle se termina encore plus réchauffée par une
fritata tout droit sortir d'un four avec un grand F.
Entre temps j'avais acheté un thermomètre électronique*
mais je crois que je l'ai pété en appuyant trop longtemps
sur le bouton — j'ai lu la notice sans mes lunettes — et ce
matin j'avais 36.4 de température — ce qui fait peu.
* Le thermomètre normal existe encore, le mercure ayant été remplacé par du gallium. Vous le saviez ? Ah vous le saviez et vous ne me l'avez pas dit ?!
*bis Mais pourquoi j'ai choisi la version électronique ? Je déteste les thermomètres électroniques (et Davina)
*ter Y a pas l'option thermomètre anal dans les ipod ?
PS. Génial les effets secondaires de mon traitement pour mon angine : à 2h30 du matin j'étais en pleine forme, sans la moindre envie de dormir...
Vers 15h10, j'avais 37.8 de fièvre à droite et 38.1 à droite. Vers 15h20, j'avais une ordonnance pour combattre cette angine virale qui me gênait depuis vendredi. Vers 15h40, j'avalais des corticoïdes. Vers 20h15, je vérifiais le papier coincé au fond de la boîte pour savoir si pouvais ou non boire de l'alcool. Vers 23h45 j'arrivais chez moi après deux verres de Pinot noir, des tartines de rillettes de saumon et un thé.
Le lecteur : Où est-ce que t'es encore allé
traîné toi ?
Moi : Au Gambetta.
Le lecteur : Ah oui, c'est cosy.
Moi : N'est-ce-pas ? M'enfin le Pinot noir il était
bouchonné... mais mon pif surveillait, on me la fait pas à
moi, je suis le roi des détecteurs de bouchon.
Le lecteur : On t'appelle Bison Futé ?
Moi : Et toi tu t'es curé les dents avec un clown
?
Je
rêvais d'un dimanche après-midi riche ; j'aurais déployer
mes ailes pour épancher ma soif de culture sous le soleil rafraichissant
de l'hiver à l'heure où blanchit la campagne je sais que
tu m'attends. Mais il y eut un réveil tardif, et puis je tirai
les rideaux : de la neige. Je m'étais déjà pelé
les fesses hier, et je voulais bien une redif météorologique
mais pas de pluie ! Ben... Le temps de bruncher, le temps a viré
au bien gris, bien humide, bien dég' et j'ai rangé mes ailes.
Même pas le courage d'aller au cinéma ? Ben non, pas vraiment.
Néanmoins, comme vous pouvez le constater avec toute la perspicacité
qui vous caractérise, il y eut un moment de ciel bleu. Ephémère,
mais bleu. Bleu gris : le soleil se couchait. J'étais alors au
téléphone avec PouletBébé mais je me demande
si cette information est importante en dehors du fait qu'elle me permet
de glisser que faute de le voir j'aime l'avoir au téléphone.
Des pieds de Victor Hugo se cachent dans ce journal, sauras-tu les retrouver
?
PS. Karelle tu sais que malgré le temps qui passe que je n'avais pas oublié ton anniversaire ?
PPS. La chanson du jour :
Attention j'ai passé un excellent samedi mais comme je veux tout raconter ça va être très chiant à lire.
Il
y a, parmi mes quelques projets de sites bénévolo-amicaux,
celui du Cercle
Guimard. L'assemblée générale de l'association,
qui avait lieu à la Mairie du 16ème, m'a permis ce samedi
matin de présenter les travaux que j'ai commencé à
réaliser dans ce sens, afin d'offrir un site plus aéré
et plus facile à mettre à jour (Le premier qui me dit "Ah
ouais web 2.0" je lui fais bouffer sa batterie de cuisine 2.0).
L'A.G. m'a également permis de faire connaissance avec certains
membres sympathiques voire éminents du Cercle à l'issue
de celle-ci, puisque nous avons déjeuné au Stella,
brasserie à la cuisine traditionnelle et bourgeoise — je
cite la baseline de mémoire — où le cabillaud
avait fini sur le dos.
Le déjeuner se termina fort tard, et je devais déposer mon
ordinateur portable chez moi afin de ne pas me le trimballer toute la
soirée. Car j'avais encore rendez-vous, mais cette fois avec Fincasor,
le désormais célèbre voire éminent commentateur
lyonnais de Hot Dogme. G et D reprenant
le métro rue de la Pompe, j'ai pris le métro rue de la Pompe
itou.


Stop express at home entre 16h31 et 16h32 et hop back nella metropolitana.
Un
Earl Grey au café Beaubourg avec Finc'
parce que mine de rien nous sommes des garçons très chics
puis nous voilà partis vers Gare de Lyon pour rejoindre Agla, trop
motorisée pour se fourrer dans ce quartier trop central. Un verre
(trop froid pour elle) à l'Européen,
et on repart direction la rue de la Michodière. Au temps qu'il
fait pourtant faudrait pas une mi-chaudière. Blague nulle mais
j'assume, on passe.
Dîner japonais chez... euh merde chez qui déjà
? Bref... Un établissement japonais dans le style cantoche complètement
hallucinant. Le coin toilettes à l'étage était tel
qu'on pouvait craindre qu'un yakuza y débarquât en hurlant,
un flingue à la main. Et je ne parle même pas de la cuvette
des toilettes décorée d'un ours en peluche affublé
d'un appareil génital masculin. Surréaliste...
Bref, la bouffe était bien bonne — quel plaisir de retrouver
le goûts de l'anguille — mais le truc long et fin avec un
oeil au bout, dans la salade, était carrément répugnant.
Cela s'avéra être du couteau. Dingue non ?
Bon alors en fait ensuite on s'est tapé un fou rire terrible mais
l'anecdote est complètement impossible à raconter, désolé...
(Si elle est racontable mais si je commence j'arriverai jamais à
terminer mon journal ce soir).



Après le dessert à l'origine du fou rire et l'arrivée de Mister mari idéal 2008 (allez les filles je vous le laisse, je suis bon prince...), nous avons quitté les lieux et Finc qui devait rejoindre sa mère in the middle of nowhere. (J'sais pas, c'est au moins en zone 5...).


Agla et moi devions évidemment trouver de quoi finir cette soirée au chaud, et hop nous sommes partis pour la Butte aux Cailles. Le froid de canard à la Butte aux Cailles nous a filé la chair de poule mais ne nous a pas empêché de errer dans les rues pour faire des photos, mais nous avons quand même fini par entrer dans une gargotte pour nous réchauffer avec pour moi deux tipunchs à la mandarine.

Bon
ben voilà, c'était un résumé de ma journée
qui m'aura fait beaucoup naviguer dans Paris.
PS. La formule "sympathiques voire éminents" n'a aucun
sens, je sais, épargnez-moi vos cappellocommentaires.
PPS. En fait j'aurais vraiment dû aller chez le médecin donc
je crois que lundi je vais vous parler de ce qui ressemble à une
angine when will those clouds all disappear.
PPPS. ça vous a plu le Pompe itou juste avant Beaubourg ? Je suis
tellement drôle.
... Ouh la la tous ces PS c'est dangereux, ça va finir en zizanie
ici.
Un champ lexical animalier se cache dans ce journal, sauras-tu le retrouver
?
Le mateur de
nouilles nous avait donné rendez-vous à 20h rue de Lille
au restaurant "Le Télégraphe". A 20h10
j'arrivais enfin : une mini-sieste réparatrice avait un peu décalé
mon timing, mais sans celle-ci j'aurais sûrement eu la verve et
l'attitude d'une moule ou de tout autre mollusque bivalve. Plus bivalve
que 16 soupapes, quoi...
Parmis les autres convives, je retrouvai quelques connaissances, un prénom
multiple déjà présent au dîner parisdixneucentesque
l'an dernier, et quatre nouvelles têtes fort sympathiques dont un
de mes charmants mais anonymes lecteurs chardonniens qui s'inquiéta
il y a quelques jours de la vacuité de mes mises-à-jour.



Le repas fut vraiment un très bon moment, réchauffé par rires, sourires, et par la flamme une crème brûlée. A noter que ce restaurant offre une carte reativement traditionnelle mais avec de nombreuses pointes d'originalité : il mérite un détour si vous allez au Musée d'Orsay par exemple.
PS. Évidemment comme un cruchon, dans le ballet des au-revoirs je n'ai pas pensé à remercier qui-de-droit. Toujours égal à moi-même... Merci merci merci !
PPS. Un cruchon dans le ballet, ça ferait un bon titre de blog, non ?

En
fait il faudrait que j'arrive à raconter cet amusant dialogue entre
:
- d'un côté les trois personnes qu'on voit en photo (de gauche
à droite : 1, 2 et 3),
- et de l'autre côté (des voies) deux types (4 et 5)...
Précisons pour les non preneurs de métro ou les non spécialistes
des phénomènes de résonnance qu'on n'a pas besoin
de parler fort pour être entendu de l'autre côté. Précisons
que j'étais assis entre 4 et 5.
1 a commencé à se rouler un joint et 4 et 5 ont commencé
à en rigoler ; 4 apparemment avait pas mal vécu dans la
rue.
1 (en train de se rouler un joint) : Quoi ça t'dérange
toi là-bas ?
4 : non non pas du tout
1 : Ah bon parce que si ça t'dérange ben
c'est pareil.
2 : Si tu veux j'en ai pour 50euros
4 : non merci.
1, s'adressant à 2 : Ouais t'as encore l'autre
aussi à 60 ?
2 : ouais aussi. (s'adressant à 4) : Et vos potes
là ils en veulent pas ? (il y a avait en effet également
une fille à droite du banc)
4 : Ben j'sais pas c'est pas nos potes.
Moi : non merci ça va aller.
3, s'étant difficilement relevée de son banc pour
boire sa bière : ouais mais on a tout c'que tu veux hein
: témesta (et vas-y qu'elle déroule la liste)
Moi : Non mais à la rigueur je préfèrerais
un verre de rouge.
5 : Ah oui c'est le Beaujolais nouveau ce soir
... Bon après on a parlé du beaujolais mais j'arrête
là car ce dialogue c'est pas drôle une fois retranscrit.
On dirait Spicynico
racontant ces rêves.
Des vidéos dogmeuses, un billet dans les chardons et une recette chez Bécassine, j'ai pas chomé tonight... tounnaïte tounnaïte zerzonnliiou tounnaïte, ouate iouare, ouate ioudou, ouate ioussééééééééééé. Sans compter que j'ai trouvé le courage de virer les plats qui squattent le four pour faire un clafoutis mangue/framboises. C'était soirée gladiator !
- Alors t'as fait quoi ce soir ?
- J'suis allé au cloub de gym.
- Ah oui ça change de hier soir puisque tu avais larvé devant
un film.
- Non tu confonds avec la Mère Denis, celle qui larve plus blanc,
parce que hier j'étais AUSSI allé à la salle de sport.
- Ah bon ? Et si tu écris AUSSI en capitales c'est pour m'impressionner
j'imagine.
- Non c'est pour rompre un peu la monotonie verticale de ses dialogues
imaginaires.
- Ah bon ils sont imaginaires ?
- Pfff...
- Ca frise la schizophrénie ton truc là.
- Ah bon elle fait du ski Ophrénie Winter ?
- Mais tes dialogues sur Hot Dogme ils sont imaginaires aussi ?
- Ben non banane.
- Ah y a qu'ici que je parle tout seul alors.
- Ben oui, j'ai tout compris.
Une fois n'est pas coutume, soirée DVD car internet est kapout. Je survole la collection de G et je choisis "Flesh", de Paul Morrissey, parce qu'il y a Joe Dallessandro et parce que ça doit être bien barré. Bon alors, que dire sur ce film sans entrer dans une réflexion philo-cinématographico-soixantehuitienne et sans pousser d'immenses soupirs ?
Hhhhhhmmmm...
J'étais pourtant motivé pour aller voir une exposition de photos, au site Richelieu de la BNF par exemple. Mais les minutes et les nuages anthracites s'égrénèrent, laissant derrière eux de moins en moins d'envie et de plus en plus d'humidité. Je ne me rendis finalement nulle part.
Nulle part, c'est beaucoup dire, puisque S me proposa de nous retrouver à plus ou moins à la pizzeria à proximité de chez moi, lieu de rendez-vous qui lui convenait également : nous sommes presque voisins. Son escalope fut citronnée, ma pizza au chorizo ; doit-on y voir un lien avec nos paroles acides ou épicées à destination du personnel et de la clientèle ?
Youwash-yourinçage de fringues, déshiroshimation de la chambre, gonfling des pectoraux, défamine du frigo... un samedi à Paris reste un samedi à Paris. Heureusement, un coup de fil reversa la tendance monotone de ce 15 novembre (oh meeeerde on est le 15 novmbre j'ai loupé l'anniv de Bruno).
R.V. donc à 20h45, rue Keller, pour un dîner NattArBruDeNiÇois. Le resto choisi fut indien, le chewing-gum collé, les conversations principalement stupides (note à moi-même : tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler de reptiles), le cocktail du China noyé dans les glaçons et l'envie de rester plus forte pour Natt et moi : on a donc fini la soirée au champagne les fesses dans un divan mou. Heureusement le China fermait à 2h, sinon on y serait bien resté plus longtemps, non ?



PS. Hémorroïdes !
La semaine est finie... ça vous dérange si on passe à samedi ? Non parce que là vous voyez je suis lessivé, à la limite d'être sponsorisé par la Mère Denis. Ce week-end c'est en théorie repos, mais en pratique j'ai plein de choses à faire... Pourtant j'ai juste envie d'être pépère, jouer au Scrabble® par exemple.
Je suis lessivé mais si Agla n'avait eu ein gross problemen de macchina je serais sorti boire des mojitos je-ne-sais-où. Comme quoi je suis indécrottable. Allez... bonne nuit ! Ah vous êtes déjà couché à l'heure qu'il est ?
Finalement quand il fait beau, la pause déjeuner n'est pas si désagréable que ça à Issy-les-Moulineaux. Il suffit de profiter un peu de la traversée de la Seine (et ses deux bras à cet endroit), de regarder la Tour Eiffel au loin, et d'aller photographier une petite maison Art Nouveau... qui n'est pas encore sur mon blog mais néanmoins les chardons refleurissent enfin après avoir été abandonnés quelques temps...



Ah mince je voulais mettre une "chanson de connasse"* mais Deezer est dans les choux.
* Cette private joke est réalisée avec le soutien des ascensoristes associés.
J'ai une chance inouie : j'habite à proximité de mon travail.
Deux coups de métro et c'est dans la poche ; le soir il m'arrive
même de faire le trajet à pieds en 25 minutes environ. Aujourd'hui,
je devais me rendre à Issy-les-Moulinettes. J'ai donc pris le bus
76, puis la ligne 9, puis le bus 123*. Tout aurait été agréable,
même si le trajet est un peu long, si je n'avais pas dû prendre
la ligne 9, celle-là même que je prenais quotidiennement
lorsque j'habitais Montreuil et que je travaillais au C.I.D.J. à
côté de la Tour Eiffel. Prendre la ligne 9 fut aujourd'hui
proche du cauchemar : 30 minutes debout dans un (trop vieux) costard trop
chaud. Et donc ?
Et donc c'est tout, j'avais envie de raconter ma vie et de geindre.
Ah
non donc c'est surtout pas tout : la journée s'est à peu
près bien passée même si c'était une grande
première pour moi, mais à midi, il fallait déjeuner.
Un centre commercial Auchiant jouxte le lieu où je travaillais,
je m'y suis donc rendu. Et là, j'ai déjeuné d'un
sandwitch club en provenance du rayon frais du supermarquette, assis sur
banc dans le centre commercial face à un manège au milieu
duquel trônait un Mickey majestueux, brillant de mille feux comme
une miss un soir d'élection. Trop glamour. Cela dit j'étais
rassuré, je n'étais pas le seul mec en costard à
acheter ce genre de bouffe pour l'avaler fissa dans les allées
lustrées du lieu. La fille assise à côté de
moi, très joliment habillée, se tapait même des chipsters.
Je vais faire mon snobinard parisien mais putain c'était à
peine glauque. Et donc ?
Et donc c'est tout, j'avais envie de raconter ma vie et de geindre.
Ah non donc c'est surtout pas tout : après cette journée
je suis retourné au travail pour préparer ma deuxième
journée de formation. Le métro était top merdique
sur la ligne 3 et le quai à Répu ressemblait à la
plage de Rimini le 15 août, oilping et sourires en moins. Demi-tour,
je choppe la 11, et z'y va la journée qui se finit en bouffant
asiatos devant mon ordi en révisant mes fiches et en imprimant
des bouts de codes pour éviter les questions pièges.
Voilà, c'était une bien belle journée que j'aurais pu raconter en deux phrases et trois jeux de mots. C'aurait été nettement chiant à lire, vous n'avez pas de chance.
Note à moi-même : m'acheter 3 costards vraiment class et de belles cravates à carreaux pour harmoniser avec mes chemises à pois.
* Ouane Tou Sri, is izi aze é bi ci... youhou...
C'était
le jour des poilus, il fallait donc essayer d'en rencontrer au moins un*.
Je suis donc allé du côté du Père-Lachaise,
il faisait gris, du moins gris clair, et écrivant cela je pense
à Barbara chantant "Y avait du monde à l'enterrement"
ce qui n'a que très peu de rapport. Mais les poilus étaient
partis alors j'ai fait quelques photos avant d'aller au boulot. Car le
11 novembre pour moi c'était ni l'armistice ni la fleur au fusil
: c'était plutôt direction le casse-pipe le lendemain avec
une formation à Issy-les-Moulinettes et je devais en prévision
préparer un peu/beaucoup ma prestation (qui durera** 5 jours).
Après le boulot j'ai donc rencontré Arnie avec qui j'avais
échangé quelques mails et facebookeries, un Arnie qui en
fait s'appelle comme moi parce que moi pour ceux qui n'auraient pas suivi
je ne m'appelle pas vraiment l'Arno vous voyez, bref, mais d'après
la photo que j'ai vu de lui il y avait peu de poils sous les plumes***
donc ce ne sera pas lui le poilu du jour. Arnie a beaucoup aimé
le chocolat, Arnie a bien aimé le demi-citron, Arnie a beaucoup
aimé le plat qu'il a commandé, et j'aime beaucoup les
dessins d'Arnie (Oh la la et en plus je suis dedans ! Hiiiiiiiiiii****
!).
Bon je pourrais vous parler du service de mon entrecôté mais j'ai déjà été bien bavard je trouve... et oh la la il est 23h43.
*Oui je sais les poilus sont tous morts sauf 1*****.
** Ouais je sais ce futur n'a rien à faire là.
*** N'allez rien vous imaginer et rappelez-vous les photos de plumes dont je parlai il y a quelques jours.
**** Cri du fan hystérique.
***** Euh... c'est ça non ?








- Tiens t'as vu mes photos d'identité ?
- Rho la la... la grise mine !
- Ben oui c'est le modernisme du numérique : tu obtiens ta photo
en 35 secondes, et tu as l'impression d'avoir 35 de température.
Un pied dans le photomaton, un pied dans la tombe.
- Mais pourquoi tu as fait des photos d'identité ?
- Ben pour mon pass navigote que je devais renouveler.
- Ah oui.
- Oui, en plus je retrouvais plus le courrier à renvoyer donc j'ai
dû aller faire la queue à l'agence commerciale.
- Arf... Mais pourquoi tu as encore tous les exemplaires de tes photos
d'identité ?
- Ben parce que je suis allé à l'agence commerciale. Et
qu'il m'ont pris en photo avec leur webcam.
- Mouais... T'as gagné le prix de la consommatrice idiote de novembre
toi...
- Oh ça hein, toi et ton comique de répétition.
Bon ben voilà je suis revenu, et c'est vraiment sympatoche ce piccolo week-end en Emilia Romagna... Bologne, Ralf König en italien, du volley-ball, de la pizza, Modène, des tortellini in brodo, du vinaigre balsamique, une basilique surplombant la vallée, des sources de boue, de la charcuterie, du fromage, C'è posta per te stronza ma perché non vuoi vedere la mamma ?, poverino Marcello con febre, des lasagnes, Formigine et puis voilà c'est déjà la fin de week-end... Un seul regret : ne pas avoir eu l'idée d'aller me promener à pied dans la campagne dimanche.
Bon allez, quelques photos, mais vraiment seulement quelques-unes... et pas forcément les mieux.




















Oh mince j'ai pas de photo prise à l'aéroport au retour... oh et puis j'ai oublié les sources de boue ! Pfff...
- Oui bon tu sais que chez Leuvisse ils ont un peu mis le bazar dans
leurs coupes, mais moi le 506 je croyais que je pouvais encore lui faire
confiance. Heureusement que je l'ai essayé parce qu'alors c'était
une catastrophe !
- Sac à patates ?
- Ben oui sac à patates. Mon vieux 506 acheté il y a 1 an
il est complètement from the outer space, you see ? Alors bon chez
PépéJinne ils avaient un noir pas mal, slim, jolie coupe,
joli tissu, mais bien cher le salaud. Et puis j'ai essayé d'autres
pantalons, genre un joli à rayures de chez doqueur mais une taille
trop grand, et puis aussi un slim de chez Leuvisse histoire d'essayer
quand même quoi, non mais ma pauvre fille je sais pas si t'es au
courant mais c'est la dictature du slim.
- Ouais mais toi comme t'es fichu tu peux te le permettre.
- Ouais mais j'ai passé l'âge ma cocotte et puis la coupe
est pas super jolie ça écrase les fesses ! Bon enfin je
suis allé chez Zazarrah, y en avait un qui trônait, la coupe
avait l'air sympa, je l'ai essayé et là... l'orgasme vestimentaire
: un patte d'ef ! J'ai cru que j'allais pleurer de joie dans la cabine.
- Ouais mais toi comme t'es fichu c'est clair le patte d'ef ça
le fait.
- Avec mes bottines c'est trop la classe tu verras. Bon en plus quaranneuf
zeuros ! La rigolade !
- T'as pu reposer les autres jeans dans les rayons alors...
- Ben non je les ai achetés : y avait 15% avec la carte Printemps
aujourd'hui.
- Ah ouais t'as la carte Printemps.
- Ben non.
- Ben et les 15% alors ?
- Ben j'en ai pas bénéficié.
- Ben pourquoi tu les as pris alors les deux jeans ? On t'as pas dit que
c'était la crise, Tobal ?
- Mais je les ai pris pour être facheune !
- Mouais... T'as gagné le prix de la consommatrice idiote de novembre
toi...

-
Et toi qu'est-ce t'as fait aujourd'hui ?
- Obama j'ai fait à peu près la même chose qu'hier.
- Ah bon ? Mais tu es fatigué ? Tu as des petits yeux...
- Ben je me suis réveillé à 7h30, tu imagines ? Alors
j'ai écouté les infos 2 minutes pour connaître le
résultat et puis après impossible de me rendormir.
- Ah oui tu as des petits yeux, on dirait des yeux de reptile.




J'avais mis des patates sur la blanquette : il en restait dans le frigo.
Marcher un peu depuis Parmentier jusqu'à Ménilmontant et
prendre le métro. Elle avait mis des chips sur la banquette. Il
en restait dans le paquet.



Bon histoire d'avoir la patate avant de me coucher j'ai écouté "Superstition" de Steevie Wonder, mais j'ai eu ensuite la mauvaise idée d'écouter son immonde version de l'Ave Maria de Schubert.
Dans ma valise, hier, j'avais de la blanquette.
J'en mangeai ce midi, de veau évidemment.
Ma collègue gourmande aurait bien fait la quête
Pour goûter cette viande mise en sauce par maman.
(En fait je mens j'ai juste mangé avec Sophie qui n'a jamais demandé à la goûter mais bon ça m'arrangeait pour la rime et les pieds)
L'atmosphère était définitivement pluvieuse. Un temps de de novembre, me glisse-t-on à l'oreille, comment se plaindre ? On regarda des photos, la plupart en noir et blanc, presque toutes d'un temps que les moins de vingt ans etc. Je regardai ensuite des photos encore stockées là, toutes en couleur, même celles grisées par une brume printanière engendrant une de mes photos préférées.
Mais il fallait repartir : le train m'attendait. Puis ce fus moi qui attendis (plus longuement que prévu) la correspondance, et c'est avec une heure de retard que j'arrivai à Paris. Une heure de plus, mais j'eus beau tourner les mots ça ne servit à rien : point d'alexandrins sur l'Arnostalgie.



Malgré une toux tenace et peu compatible avec des températures trop fraîches et un taux d'humidité trop élevé, je ne pus résister à l'idée - et encore moins à l'envie - de prendre l'air et quelques photos aux pointes ocres de saison. Je n'avais pas eu le temps de profiter des deux ou trois éclaircies éphémères ; le ciel était sombre. Il ne m'inspira donc ni confiance ni photo, mais je rentabilisai un peu ma sortie grâce un arbre jaune, une vieille guenille ou quelques feuilles habituellement rouges (malheureusement secouées par la bise).







Ce fut quand le reste de la famille arriva que l'on secoua d'autres bises. Le foie fut gras, le vin vira du blanc au rouge pour s'accorder à la basquaise, le pain ne fut pas complet contrairement au plaisir d'être là et le chocolat avait bel et bien fondu depuis que je l'avais mélangé au beurre quelques heures plus tôt parce que mine de rien j'ai quand même mis la main à la pâte. Un peu.
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