Mercredi 31

L'année se termine par un déjeuner avec F qui m'avait même rejoint chez l'opticien. Ca engendrerait sûrement quelques commentaires si on pouvait en laisser, ça engendrera au moins deux nouvelles paires de lunettes.

L'année se termine surtout par un dîner-réveillon avec Natt et sa joyeuse bande de givrés jusqu'à 6h30 du matin. La fondue était bourguignonne et les dialogues savoureux... Allez, un petit worst of pour clore 2008 :
"J'ai un noeud dans le dos" ... "Ils nous commandent le dernier tupperware, là" ... "Elle est en train de mouiller sa brosse" ... "T'as acheté de vraies baguettes ?" ... "Les gens sont d'un pas drôle" ... "Touche les boules" ... "Oh ben oui t'as sué là et là" ... "Tu me pètes un talon j'te jure t'es mort !" ... "quelqu'un veut du fromage ?" ... "tu t'casses pas avec mes glands" ... "j'ai jeté aucune rondelle"

Mardi 30

"Ils sont très gentils", m'avait dit O au sujet des chats. Il ne m'avait pas prévenu qu'ils adoreraient vomir dans ma chambre... Finalement la légère odeur de tabac froid n'est pas l'unique désagrément de cette agréable chambre. Rassurez-vous, je n'ai pas encore trouvé de troisième problème... en dehors de la livebox à laquelle je n'arrive pas à me connecter.
Bon ça part ça je suis allé chez l'ophtalmo et je suis dorénavant astigmate des deux yeux. D'ailleurs il parait que Saint Jean était astigmate. C'était l'astigmate du Christ.

Lundi 29

S remontait lui aussi vers la capitale, d'un peu plus loin : de la vallée d'Ossau, vallée aux jolis paysages dont la spécialité culinaire est bien connue : le fromage de brebis. Celui qui fit le voyage en même temps que nous se fit légèrement remarquer... Enfin il parait parce que moi je ne sentais rien. Avais-je le nez bouché ou mon compère de route a-t-il l'odorat plus développé ?

Bon ben comme je n'ai rien trouvé de drôle à raconter je vais vous chanter une petit chanson...
Ossau léééé miioooooooooooo Sta nfrontéé a tééééééééééééé

Dimanche 28

- Alors ? Tu as profité du beau temps aujourd'hui ?
- Non, il faisait vraiment trop froid.
- Ah bon ? Au point de te retenir au chaud ?
- Mouais, j'avais pas la forme olympique...
- Ah oui, même à Pékin on ne voit plus les Arno olympiques...

Samedi 27

J'allai seul dans les bois, à la recherche d'un peu d'insolite. Insolitude ?


J'en revins avec l'idée d'un vrai blog de photos (à l'image du billet hotdogmien de la veille) et des clichés, la plupart trop flous à cause d'un appareil photo qui finira par me faire tourner en bourrique, faute d'un viseur digne de ce nom et d'un stabilisateur bien absent par temps de froid et de doigts gourds.

Une fois le ciel bleu noirci, la famille arriva. J'avais le nez dans la tapenade, les cheveux dans le gel et  le cou encravaté. On mangea, on but, on offrit... et l'on notera que me voici dorénavant en possession de jolies petites choses à manger, l'album de Duffy, le dernier album de Marianne Faithfull, l'autobiographie de Françoise Hardy et l'ouvrage sur Hector Guimard paru aux (incontournables) Découvertes Gallimard.

PS. Désolé y a une merdouille d'affichage avec les textes qui collent les images sur I.E.7, mais je corrigerai ça lundi si ça ne vous dérange pas...

Vendredi 26

J'eus la chance, en ce lendemain, de dépenser un peu. Il suffisait juste, dans les rayons, de faire et refaire des additions pour ne pas dépasser la somme allouée. Du rayon livres où je fus hésitant au rayon disques où je fus écoutant, en passant par les dvd où je restai ignorant, je trouvai mon bonheur dans un livre sur la décoration des vieux restaurants parisiens, une petite encyclopédie de la peinture où je regretterai l'absence de de Staël, l'énergique album "The Age Of The Understantement" de the Last Shadow Puppets et le calme album "The Silence of Love" de Headless Heroes.

J'eus la chance, en ce lendemain, de profiter d'un peu de beau temps. Un beau temps qui, à cette saison, va forcéemnt de pair avec des températures trop basse pour plaire aux doigts d'un photographe. Mais qu'importe, voilà qui, dit-on, rafermit les chairs. Parce que je le vaux bien ?

J'eus la chance, en ce lendemain, que S me confirmât que l'on ferait la route ensemble lundi. Ma journée de travail de lundi aurait de toute façon été très courte... 

... Et parmi tout cela, j'ai emballé tous mes petits paquets de Noël dans les pages du Citizen K acheté deux jours plus tôt, ce qui présente plusieurs avantages :
1. Je recycle.
2. Mon papier cadeau n'a pas coûté cher.
3. Tous mes petits paquets sont super jolis.
4. Je passe pour un mec super original.
5. J'ai des trucs à raconter ici.

Jeudi 25

Comme j'ai complètement bouffé mon forfait SMS en 15 jours, je vais donc faire mon gros radin être économe et souhaiter par ce journal un joyeux Noël à tout le monde.

- Et c'est tout ce que tu as à raconter ?
- Ben ouais j'ai rien glandé aujourd'hui.
- Rhooo allez un peu de magie de Noël quoi...
- Ben j'ai regardé L.A.ink sur je ne sais pas quel chaîne du satellite, ça se passe dans un salon de tatouage.
- A L.A. ? Ah la la !
- Oui ça m'a fait rêver d'un beau tatouage. C'était ma magie de Noël à moi.
- Pfff y en a vraiment que pour toi ici. Et puis c'est pas du rêve puisque ça doit être prochainement une réalité, non ?
- Oui mais alors là t'aurais vu les tatouages, une splendeur ! Des trucs énormes, aux détails d'une précision extraordinaire, des photos par exemple... m'enfin j'irai pas me faire tatouer le visage de ma grand-mère tout de même.
- Tiens à propos de grand-mère c'est pas l'heure de l'apéro ?

Mercredi 24

Au petit matin, un 24 décembre, les primeurs, bouchers, poissonniers de la rue Daguerre qui s'affairent à leurs étals semblent être plus joyeux qu'un jour normal. L'étais-je aussi ? Sans aucun doute. Il me fallait néanmoins faire face à la difficile question  : "j'emmène ma valise au boulot ou je fais un stop chez moi pour la prendre en allant à la gare ?". J'opte pour la première solution, complètement stupide il faut bien l'avouer*, parfois je me dis que la relative blondeur de mes poils de dessous-de-bras me remonte au cerveau, ce qui entraîne une blague débile sur les blondes, qu'elles me pardonnent c'était juste pour parler de mes dessous-de-bras car je trouve qu'on n'en parle pas assez puisqu'ils ont presque aussi parfaits que mon nombril.

Bref, me voilà à Montparnasse après que mon boss m'aura taxisé jusqu'à chez moi ce qui aura eu l'immense avantage ne pas noyer mes sus-cités dessous-de-bras dans une cascade de sueur parce que merde les marches du métro avec une valise merci bien Bertrand. A Montparnasse un premier arrêt pour acheter un peu de presse (Réponses Photos, Photos Nouvelles, Technikart, Chasseur d'Images), puis un deuxième arrêt pour acheter encore un peu de presse (Twist, Citizen K, GQ, Réponses Photos Hors-série) parce que mon regard est tombé sur Citizen K à 1 euro ce qui est stupide parce que j'ai dépensé une somme astronomique dans toute cette paperasse. Une fois dans le TGV, la lumière était douce et jaunâtre au sortir de Paris, j'avais envie de prendre des photos pour me souvenir de ce moment qui ne durerait point, mais le mec en face de moi était trop grand ou trop mal fichu c'était bien la peine de voyager en 1ère pour subir ses pieds sous mes jambes ce qui ne m'a pas empêché de faire trois clichés et lui il me regardait sans que je sache si c'était d'un sale oeil ou d'un air curieux d'ailleurs ensuite il a lu un magazine people par-dessus l'épaule de sa voisine de droite qui m'a surpris en sortant sa carte 12-25 parce que j'imaginais que sous la couche de maquillage se cachait une trentenaire acariâtre. Ma voisine de gauche, quant à elle, tricotait.

Je passe sur le trajet en TER pour rejoindre Saintes et voilà le réveillon. Un réveillon sans cadeaux, faute d'une famille complète - on attendra samedi - mais un réveillon gastronomiquent impeccable sur lequel je passe parce que ça vous ferait saliver tiens d'ailleurs on est en hiver.


* D'autant plus stupide qu'arrivé au boulot, je réalise que j'ai oublié mes divers chargeurs dont celui de mon téléphone et je dois finalement ramener le pass de l'ascenseur à mon coloc Y...  Je précise à toutes fins utiles pour ceux que ça intéresse** que mon nouveau chez-moi est sur le chemin de la gare et à une imbattable proximité des lignes de métro m'emmenant au boulot (ligne 3) et à la gare (ligne 4) mais comme ma famille me pose plein de questions sur l'emplacement de mon nouveau chez-moi ils auront un petit indice supplémentaire.

** donc personne.

Mardi 23

Jeter un oeil à ses mails pendant le travail, ça signifie lire en diagonale et répondre en deux phrases voire en une seule quand dans la précipitation on oublie la moitié du texte. J'ai donc loupé le paragraphe où l'heure était précisée, j'en étais resté à ma proposition de s'appeler vers 20h.
A 20h04, tandis que je machouillais quelques frites posées sur un plateau à côté d'un kebab histoire de compenser les calories dépensées au cloubmedgym, un SMS est arrivé me confirmant une chose : j'avais vraiment lu son mail en diagonale. Il était donc plutôt 21h quand je suis arrivé à Denfert, et 21h15 quand quelques gorgées de Chardonnay ont commencé à noyer les frites, sans qu'on me tienne rigueur pour ce vilain retard près du Lion de Denfert.

(En fait j'espérais trouver un contrepet approximatif avec Richard Coeur de Lion et les mots rigueur et lion mais là je suis un peu pressé)

Note à moi-même : ne jamais poser sa casquette dans de la sauce blanche.

Lundi 22

- Ah ben oui c'est comme le mec ce soir dans le métro. Châtain foncé, barbe plutôt rousse, il était habillé avec des vieilles chaussures noires classiques, un pantalon en velours bleu, une vieille veste de costard dans les mêmes tons, un sac encore plus sale que mon sac Viaherot®...
- Mouais genre éducateur à la PJJ quoi.
- Hi hi... par exemple. Il avait des lunettes Dizèle® quand même, histoire de ne pas être complètement roots.
- Et donc les chaussettes ?
- Blanche. De sport.
- Ah ouais, même roots, ça va pas du tout.
- Cela dit je suis sorti faire une course, j'ai enfilé ce genre de chaussettes avec mes vieilles kickeuses®, j'espérais surtout que personne ne le remarquerait.
- Mais t'es complètement inconscient toi... Le froid ça te bouffe les neurones.
- Le froid, oui, ça doit être ça.

Dimanche 21

- Un miracle ! Je te dis ! Un MI-RA-CLE !
- Quoi ?
- J'ai regardé la télé !
- Ah bon ? Diiiiiiiiiingue ! Quoi ?
- Ben Arte et France 5. Jean-Sébastien Bach en nettoyant les rideaux puis un court-métrage, une émission culturelle et Paul Amar en les repassant... Dingue, non ?
- Mais tu as repassé les rideaux ?
- Ben oui pour les faire sécher.
- Fouyaya, c'était deux miracles en une journée alors...
- Oui, tu m'étonnes, et puis ensuite dans l'après-midi je suis allé chez Habitata et chez Pipicacard, mais chez Habitata ils se moquent du monde avec le prix des draps-housses.
- Faut des "S" au pluriel de drap-housse ?
- Ben oui pourquoi pas ? Bon mais arrête de me couper j'ai pas fini de raconter ma journée, parce que je suis allé au cinéma avec Natt pour voir "The visitor", un bon film pas prétentieux sur le problèmes des clandestins aux Etats-Unis. Bon alors le problème c'est que la salle 3 du meukeudeux Bastille elle est minuscule et on s'est retrouvés devant, la tête en arrière. M'enfin ça n'a pas empêché Natt de bouffer des pop-corns et des bonbons.
- Ah... Et évidemment je ne te demande pas si vous avez bu un verre après...
- Non, ne perds pas ton temps à demander. Le temps c'est de l'argent et c'est la criiiiiise !

Samedi 20

Une visite familiale, un gonflage de ballons et un train au goût de brioche portugaise plus tard, j'étais de retour sur Paris. L'activité principale prévue dans cette journée était de récupérer les dernières affaires qui restaient chez G. Je pensais qu'une valise et un sac à dos suffiraient mais ma mémoire m'a joué des tours et, faute de patience et d'un taxi j'ai pris le métro chargé comme un bourricot au retour des sports d'hiver. Ce qui remplaça avantageusement une séance de sport, diront les mauvaises langues.
Enfin bon, farewell bd de Charonne, j'y abandonne du saumon dans le congélateur, un étendoir à linges et...

Et ?

... Non rien...

Vendredi 19

Aller à Amiens pour faire du tourisme, pourquoi pas. Mais pas à cette saison. Aller à Amiens aujourd'hui, la raison était donc professionnelle, pour une christmas-bouffinette partenaro-prestatairienne. Sympatique bouffinette qui m'aura permis de faire un peu connaissance avec quelques voix entendues de temps en temps au téléphone, et un peu plus connaissance avec D et C... D que j'avais remarqué la veille sur le foussbouk de Nath ce qui m'a permis de l'aborder en lui disant "tiens je t'ai vu sur le foussbouk de Nath" ou quelque chose comme ça.
Logé par mon collègue T qui voulait se coucher beaucoup plus tôt que la plupart des convives, je me suis couché beaucoup plus tôt que le plupart des convives, ce qui était un peu rageant mais ce qui m'a permis de ne pas passer tout mon samedi dans le gaz.

Jeudi 18

Chi va piano, va tardo...
Parce ce que l'on s'était rendez-vous rue Keller pour y faire des emplettes au 36, parce que les rayonnages du 36 sont l'illustration même de l'embarras du choix, parce qu'un amusant quiproquo a ajouté un ami à la soirée, parce qu'il y avait du vin rouge au vernissage d'Alessandro, parce qu'il y avait du vin chaud que je n'ai pas bu à la boutique d'à-côté, parce qu'il fallait prendre des forces au Petit Keller avant de soulever le moindre carton, parce que mine de rien j'avais entassé dans mes millimètres cubes de quoi remplir plus q'une une scenic®, parce qu'il y a des attitudes étranges voire déplorables que je ne comprends pas... Parce que tout ça j'ai débarqué à mon nouvel appartement à minuit passé pour y déposer le plus silencieusement possible mes affaires et y dormir. Y dormir ! Enfin !

Et surtout, un grand merci à Natt et F pour la voiture, les bras, la gentillesse, etc.

Mercredi 17

Ca y est ! J'ai les clés ! Ma chambre actuelle est donc un empilement de sacs et boîtes... Dans 24 heures ce sera ma nouvelle chambre qui sera dans le même état... mais avec plus de place pour respirer.
Je passe donc de la chambre du dépité à la chambre à air ?

Mardi 16

Anne voyait Noël approcher et l'idée d'offrir un site web à son homme germa. Rendez-vous fut pris ce mardi pour se voir et en parler plutôt en face à face qu'au téléphone, car si l'idée germa, no phone.

Blabli blabla montre-moi son book moi je me tiens la barbichette... jusqu'à ce que l'homme arrive, qu'il se mette à cuisiner la pasta et qu'Anne lâche le morceau (boum*) ce qui finalement simplifiera le travail...

* bruit de l'impact du morceau sur le sol.

Lundi 15

Il était si tard, il me fallait bien quelques flûtes, même en plastique — surtout en plastique ? —, pour décompresser un peu. Direction la blanche demeure d'un lecteur / chatteur / adepte du Mumm®, qu'après ce week-end londonien j'aurais tendance à appeler... Queen Mumm ?
Je doute que le "Queen" lui convienne, me trompe-je ?

Dimanche 14

Voilà, c'est fait, je déménage encore. J'ai trouvé une grande chambre dans un grand appartement au 5ème étage (donc avec balcon) avec des grandes fenêtres doublement vitrées qui donnent sur l'église Saint-Nicolas-des-Champs et deux chats. Oui, voilà, je vais habiter en plein centre de Paris, métro Arts et Métiers. Moi qui depuis 6 ans et 3 mois n'ai connu que Montreuil et le 20ème, ça va me changer !

Bon, il ne faut tout de même pas oublier que je dois faire un journal spécial pour ces deux jours londoniens, ne serait-ce que pour parler de l'expo Francis Bacon, de ma cravate, de ma nouvelle casquette, de l'expo Rothko, du petit-déjeuner anglais, de Fortnum & Mason, de la collection permanente de la Tate Modern, des boutiques de Covent Garden ou de Notting Hill, du resto indien folklorique dans tous les sens du terme, des "LOOK RIGHT", de la central line, des gâteaux à la carotte... et de l'immense joie que j'ai eue de découvrir cette ville avec smiling O'. (Vous me direz, je n'ai rien fait pour Nancy, Liège ni Modène). Au fait, c'est quand les soldes chez Vivienne Westwood ?

Samedi 13

- Je suis revenu de Londres ! Oh la la c'était génial !
- Ah bon ? Malgré la pluie ?
- Oh ça va hein !
- Ca va, t'as pas trop dépensé ?
- Mais t'es pénible à la fin... J'ai pas beaucoup dépensé puisque je n'ai pas acheté de sac Vivienne Westwood ni de casquette Paul Smith.





Cette fois je vais relever les manches et me aire un petit journal de vacances. En attendant, un souvenir des scrambled eggs et du reste :

 

Vendredi 12

- Je pars à Londres pour 2 jours ! Na na nère !
- Et il va pas faire beau ! Na na nère !
- Oh ça va ! Ta gueule !

Tiens, quelques photos du 12 décembre :

 

Jeudi 11

Y a un suspense terrible pour la chambre (de rêve) visitée hier... Réponse dimanche ? Allez, tout le monde croise les doigts !

Mercredi 10

Je vais donc essayer de faire court pour parler d'une visite de chambrette métro Arts et Métiers, de l'odeur devant le restaurant japonais, du spectacle de Valérie Lemercier au Palace, d'un daïkiri en terrasse couverte et du Virgin des grands boulevards qui ferme à minuit.

Voilà.

Mardi 9

Il a neigé... En regardant le calendrier, je me suis interrogé : je n'avais pas vu passer l'automne. Avais-je été trop distrait ?
En regardant l'heure, j'ai compris que je serais en retard à mon rendez-vous bd Brune. J'avais été trop distrait. Ou trop optimiste ?
En regardant l'heure qu'il est en écrivant ces lignes, ce n'est plus de l'optimisme, c'est de l'inconscience. Vivement l'Eurostar de vendredi matin pour être bercé...

Note à moi-même : penser à réserver mes billets de train pour Noël... je vais finir par me faire coincer... Penser aussi aux cadeaux, parce que c'est mal barré cette histoire encore...

Lundi 8

J'avais prévu, et puis... et puis non, finalement, je ne suis pas allé faire du sport. Parce qu'une annonce, parce qu'un potentiel rendez-vous remis au lendemain à des heures plus propices mais il était déjà trop tard ; j'avais attendu au boulot pour rien, profitant heureusement de ce long moment d'attente pour dîner ; la cuisine m'y sert de plus en plus pour aussi y dîner et accumuler maladroitement des points virgules qui n'ont rien à faire là.

Au bar, un peu plus tard, un peu moins seul, j'avais envie d'un dessert. On me proposa un tiramisu au Nutella® au milieu d'une litanie sucrée ; mon choix se porta dessus avant ma cuiller. Je l'accompagnai d'un verre de Côte-du-Rhône sans intérêt, dont le mariage avec le dessert tendait plus vers le divorce. Mais côté conversation, de Atom Egoyan à Vertigo avec Charlotte Rampling, Nicole Kidman ou Marnie au casting, c'était pas le divorce... il suffit pour cela de profiter de l'intimité d'une table de café plutôt que de celle éventée par des portes trop ouvertes.

Dimanche 7

Andrée Riotte avait eu son brevet de secourisme en 1964, elle avait des petits carnets sur lesquels elle notait du vocabulaire anglais, elle aimait les chaussures à talon et conservait avec nostalgie les gants de sa communion. Mais tout cela a fini sur un trottoir de la rue de Bercy au milieu d'un fatras de sacs plastiques, de vieux livres et d'objets hétéroclites.
Me voilà donc* depuis 0h59 avec un vieux parapluie qui ne s'ouvre plus, deux gants blancs, un bout de dentelle noire, une méthode d'italien éditée en 1959, un mini dico français-italien semblant réellement dater de 1893 et l'impression que sa mémoire ne vaut rien de plus qu'un tas de poussiére.


Voilà qui terminait une journée qui avait été réellement bien remplie, avec une grasse matinée, un plat de pâtes, un concert Khatchaturian - Saint-Saëns dont la permière partie aux accents russo-orientaux m'a beaucoup plu, des retrouvailles avec B qui a justement besoin de moi, un thé chez F**, un resto italien avec Natt et un ciné avec Natt. Un ciné, oui, qui m'oblige à résumer le reste de cette journée parce que je vais devoir m'arrêter sur le film. "Two lovers", c'est encore un homme, une blonde, une brune, trio amoureux pour lequel on évitera le parallèle avec le dernier Woody Allen, merci si cette nouvelle génération d'actrices est ausi fade qu'une botte de radis congelés, mais je doute que ce genre de commentaire soit totalement subjectif de ma part. Bref, le film. Ben j'ai peuré à la fin, vous savez (ou vous ne savez pas) mais les histoires d'amour foireuses ou impossibles, ça me fait sortir les mouchoirs. Ca tombe bien j'en avais un ; avec le froid qu'il fait, on a toujours le nez qui coule.
Merde, je ne sais pas quoi dire sur ce fichu film, et pourtant pourtant ça... et puis c'est... et... ah oui puis aussi la photo évidemment... ah oui et Isabella Rossellini tellement moins fade que les deux autres saucisses. Et puis bon un Joaquin Phoenix vraiment épatant, sans parler que ma voisine de fauteuil elle l'aime elle l'adore plus que tout elle l'aime c'est beau comme elle l'aime.

* Et je ne vous parle pas du bazar nocturne qu'a récupéré Natt...

** un thé chez V aurait été plus amusant mais il aurait fallu alors glisser une allusion à la SNCF pour apprécier le jeu de mots.

Samedi 6

Je n'ai pas souhaité mon anniversaire à mon neveu avant-hier car j'oublie toujours les anniversaires de mes neveux et nièces comme ça je ne fais pas de jaloux. Mais là j'ai bien failli oublier d'appeler ma sister pour le sien.
Pourtant j'avais dit à T "ben oui on est le 6 c'est l'anniversaire de ma soeur" et je m'étais dit devant les brins de hachés du rayons frais "ah faut pas que j'oublie d'appeler ma soeur pour son anniversaire", d'ailleurs ça me donne envie d'écouter Sister Ray du Velvet même si c'est loin d'être ma chanson préférée parce que c'est juste pour rappeler que j'adore le Velvet Underground. Bon bref la journée fut plutôt paisible mais il faudrait tout de même que je reprenne le chemin de la salle de sport au lieu de manger des tournedos de canard au dîner.

L'autre truc à noter dans ce journal c'est tout de même une petite promenade à la Butte aux Cailles avec Marcello. Marcello ? Oui Marcello, il bialettino di Modena : il est Paris avec ses parents pour un week-end prolongé. Dingue, non ? Non.

Rue Merlinpassage courtois

- Elle s'appelle Ray la soeur de l'Arno ?
- Non je crois pas.
- Et c'est qui ce T ?
- Bouh, aucune idée.
- Mais il devait pas aller au ciné l'Arno ce soir ?
- Ben si mais finalement non, il m'a dit qu'il s'était limité à un extrait de film avec Kevin Spacey. C'est bien Internet mais il ferait mieux d'aller au cinéma je trouve...

NB. Je deviendrais pas complètement schizo moi ?

NB2. Les photos n'ont pas été prises à la Butte-aux-Cailles mais entre les rues du Chemin Vert et de Charonne.

Vendredi 5

Heureusement que F était intervenu sur Skype pour me demander "Tu y vas toi ce soir au concert de L ?". Ah ben non parce j'avais pas noté ça sur mon agenda et donc j'avais juste oublié... Un SMS au sus-nommé L pour me réserver une place et le tour était joué... et il valait mieux que je lui demandasse de me réserver une place, car y avait du monde ce soir chez Florent ! Les petits spectacles musicaux organisés par ce maître de cérémonie commencent à drainer du monde qui s'y retrouve tout serré, Monie.
Il faut dire que c'est toujours un bon moment, cette fois c'était sur des chansons de Charles Trenet (de la dernière pluie ?), ce qui tombait plutôt bien car parti tardivement du boulot et dérangé par une interruption de trafic sur la ligne 2 j'ai eu moins d'une demi-heure pour me doucher et avaler une soupe, ce qui aurait fait dire si je m'appelais Charles qu'on n'avait pas vu Charles traîner. Ce qui est un bon calembour bien drôle, non ?

Non.

Plèvre de trésorerie, cette soirée guillerette fut en tout cas l'occasion de revoir Laurent et également FS avec qui j'ai fait un arrêt chez F pour du PDF, une tisane, deux speculoos et quelques fleurs mourant de soif. De quoi baigner dans une douce et assez agréable nostalgie...

Jeudi 4

Je suis arrivé chez moi à 22h. Oui 22h, après avion + navette + RER + ligne 5 + ligne 1 + ligne 2. Alors s'il vous plait, ne me parlez pas de cette journée, ne me parlez pas de ce f*ck*ng aéroport d'Orly, ne me parlez pas de la Gare Pont de Rungis en travaux, ça suffit je veux dormir. Dormir ok ?

N'empêche que le petit-déjeuner de l'hôtel était très bien et que si je ne restais pas (plus ou moins) discret sur mon travail je vous aurais bien volontiers parlé de l'entreprise où je suis allé et où il y a plein de types de blouse et en bottes, même à la cantine. D'ailleurs j'ai encore pris des frites, c'est vraiment pas sérieux. On me parle de mon bilan carbone, mais mon bilan lipides et hydrates de carbone il n'est pas mieux...

Mercredi 3

Aurait-il été raisonnable que j'achetasse cette veste ¾ qui me tendait les manches en vitrine de chez Ganymède ? Je revenais de chez Momoprix où je venais d'acheter une chemise et deux slips. Chemise indispensable pour cause d'étourderie. Slips indispensables et blancs pour être la perfection au masculin : coquetterie et souci de renouvellement de lingerie sans aucun rapport avec mon séjour à Quimperlèche.

Car oui, j'allais à Quimperlèche pour former un client, mais ceci est une autre histoire et revenons plutôt à cette veste 3/4.
Non, n'y revenons pas.
Oh si revenons-y.
Non n'y revenons pas, elle ne coûtait que 145 euros et j'ai vraiment failli craquer, c'était horrible, la pauvre petite, elle était là, elle me regardait avec un regard de chien battu derrière sa vitrine, oh la pauvre petite... Mais non non non, l'Arno, tu as bien d'autres dépenses à faire. Inspire, expire, inspire, expire, inspire, expire, éloigne-toi de la vitrine, voilà, allez... voilà... allez avance...

Mais finalement, ce n'aura pas été le moment le plus terrible de cette journée : il suffisait de prendre l'avion et de subir des f*ck*ing s*n of a b*tch turbulences oh les p*tes de n*m de d*eu de b*rd*l de m*rde que ça a secoué ! En plus j'ai renversé la moitié de mon jus de pomme. Sur moi bien sûr.

Bon alors je suis tout de même arrivé à bon (aéro)port, le taxi m'attendait, le taxi m'a déposé à mon hôtel en banlieue de Quimperlèche et j'ai tout de suite retrouvé Mich dont le hasard a posé le lieu de travail en face du-dit hôtel. Je ne connaissais Mich que par son blog que je lis sporadiquement, et on n'avait pas un très gros créneau mais j'ai été ravi de faire sa connaissance, ce qui va finir par se savoir puisque je l'ai dit partout. Bon le reste c'est sur mon blog, hop on passe à demain moi qui voulais faire court j'ai fait long.

Mardi 2

- Tiens y a la sélection cadeau de fin d'année des Inrocks qui est arrivée.
- Ah oui les hottes d'or...
- Ouais... y a toujours des trucs hors de prix, genre une robe foulard de Gaspard Yurkievich à 600 boulettes.
- Oh la la Gaspard Yurkievich il est sexyyyyyy !
- Oui mais je te parle de cadeaux de Noël là...
- Mais on s'en fout des cadeaux, c'est la crise on fait pas de cadeaux alors on veut du rêêêêve.
- Tu veux pas de cadeau ?
- Euh... ben... un p'tit ?
- Pfff... toutes les mêmes...

Lundi 1er

Histoire d'être correctement équipé lors de mes déplacements, j'ai fait l'acquisition professionnelle d'un eeePC. 920g qui viendront s'ajouter au 850g de mon appareil photo dans mon sac à main déjà envahi par un bon kilogramme de stylos, carnets, papiers de bonbons, doliprune, ibuprofoune, parapluie ou mouchoirs en tissus qui m'attire les lazzis les quolibets et les loups de nez.
Et donc l'eeePC ? Ben c'est tout petit mais ça va me rendre grandement service... quand je me serai habitué à la taille des touches. Parce que même malgré mes doigts de fillette — une fillette qui se ronge les ongles tout de même — j'ai un peu de mal à taper vite.