Qu'il était bon de faire un tour à la plage malgré
le froid. "La plage ?", s'étonnera le lecteur.
"Les plages", pluriellerai-je. "D'Agnès",
préciserai-je.
Qu'il était bon de passer presque deux heures à écouter
Agnès Varda raconter sa vie avec une humanité désarmante.
"Vraie gentillesse ?" s'interrogera Freddy Champomy
qui m'accompagnait. Qu'importe, autant de simplicité m'aura fait
adoré ce samedi, après un tour dans un 5ème arrondissement
où la simplicité n'est pas de mise, sous un bleu d'après-midi
trop froid. Trop froid au point de ne pas déganter mes mains pour
dégainer mon fuji.
Dans le métro, justement, avant de descendre à St Sulpice,
j'avais eu de grandes difficultés à lire : j'avais été
trop happé (comme on dit chez Pagnol) par la conversation entre
une jeune fille (19 ans ?) et sa mère (bien plus du double). Une
conversation où cette pauvre fille se ridiculisa tellement que
j'étais prêt à retranscrire ici ce que ma mémoire
aurait daigné me laisser. Mais je me limiterai au fait que la fille
soutenait que si elles descendaient à Odéon elles seraient
sur les quais de Seine. "Si je gagne, tu me pays un sac Jérôme
Dreyfus !" lança-t-elle.
"Vous n'aurez pas de sac !", eus-je tout juste le temps
de lui dire avant qu'elle ne s'éloignât. C'était la
Sainte cloche aujourd'hui ?
C'est une idée, ou c'est juste désespérant de ne rien avoir à dire d'une journée en dehors du fait d'avoir mangé de la soupe ?
Oui c'est désespérant, faut vraiment que je lâche ce stupide jeu de flipper.
Je ne mange jamais de foie de veau froid, m'a-t-il répondu.
Le foie était certes un peu nerveux, mais ma faim étant plus forte que tout (en dehors de sa soif), je ne me suis pas arrêté à ce détail, ni à cette approximative sauce aux fruits rouges, ni à la présence de quartiers de tomates dans l'assiette en plein mois de janvier ; je les ai boycottés.
Yes, Queen Mumm* était de retour. De retour ici, de retour de là-bas où il fait si chaud que le foie serait moite.
* Promis c'est la dernière fois (que je mange du foie, etc.)
Natt ayant une sorte d'aura qui la rend sympathique auprès de 99,9% de la population et de 100% des l'Arno, elle était conviée au repas technico-post-post-prod du prochain film d'un certain réalisateur français à peine connu dont on taira le nom parce que l'on n'est pas chez certains blogueurs qui balancent des noms suivez mon regard.
"Ca te dirait de venir avec moi mercredi soir ?" m'avait-elle demandée dimanche au cours du brunch. J'avais répondu par l'affirmative, avant de m'interroger sur le bien fondé de ma présence, avant de finalement accepter. Si la tempête a décroché la girouette de votre église, je peux venir la remplacer...
Le hasard faisant bien les choses je dînai face à une certaine I. dont le prénom très peu courant aurait pu engendrer un paragraphe si je ne remplaçais pas la plupart des prénoms par des initiales. Mais ce paragraphe ne rappellera que brièvement les sujets de nos conversations : nos extases pour le cinéma coréen (après réflexion il y avait sûrement quelques hongkongais dans l'affaire), nos opinions sur la photographie en couleur, nos souvenirs sur le Mistral à Violès ou nos commentaires sur le plus mauvais gâteau et sa plus mauvaise crème anglaise.
Agen le rappelant à ses devoirs le lendemain, c'était ce mardi la dernière chance de voir Fred avant... mais oui, avant quand ? Une invitation chez les CathMag en compagnie de l'incontournable Natt, et voilà notre quintet aux bavardages passant du coq à l'âne et des antipasti au plat de pasta.
Tardivement les bavardages cessèrent, et je confirmai le plaisir d'habiter à cette nouvelle adresse, à cinq minutes de Strasbourg St Denis où cette ligne 8 me déposa.
J'ai le coeur si rempli de vous que le moindre bonheur ne peut venir que de vous.
... Lire une telle phrase au milieu d'une lettre, avant qu'un tutoiement fébrile ne fasse surface, cela rend probablement... comment dire... tout chose.
Alice Ledru devait être bien heureuse, au printemps 1890, de lire une telle phrase écrite de la main de cet homme quel aimait, mais de cet homme dont elle attendait qu'il divorçât. Sa séparation eut lieu la même année, mais le divorce arriverait huit ans plus tard pour des raisons financières et Alice ne deviendrait Lalique qu'en 1902 ; deux enfants étaient pourtant déjà nés.
Me voilà donc plongé dans la correspondance de René Lalique, la correspondance en question s'étalant spécifiquement entre 1890 et 1908 avant que René Lalique n'abandonne la joaillerie pour la verrerie (car l'ouvrage met surtout l'accent sur les échanges épistolaires professionnels du créateur).
Me voilà donc titillé par l'envie de reprendre le chemin des boîtes-à-lettres en souvenir de ces longues lettres — je crois que mon record dépassait les 30 pages — rédigées ou reçues lors de mes années d'étudiant, avant que les emails ou ce journal ne vienne raconter ma vie à mes proches.
... Le ferai-je ?
C'est étonnant comme le voisin du dessus avait le ryhtme dans
la peau à 12h25, soit environ 6h après l'heure de notre
coucher. Un petit air de samba joué au marteau nous réveilla,
mais probablement était-ce le but.
Quelques minutes plus tard, la vérité éclata au grand
jour : nous allions devoir manger tous les restes. Comme nous sommes extrêmement
courageux, on a surtout fini le foie gras pendant ce brunch et puis bon allez
je ne vais pas raconter comment ensuite on a fait le ménage, comment
Natt a commencé à découvrir des dinosaures miniatures
dans ses placards et comment on a fini l'après-midi en regardant
un épisode du Coeur a ses Raisons.



Et là, vous allez me dire : et ensuite tu es rentré chez toi ?
Mais noooooooon ! Je me suis incrusté dans le 15ème pour une dînette bretonne, ç'aurait été dommage de s'arrêter là, non ? Faudra juste me rappeler de ne pas dire de bêtises sur les allemands quand il y en a un à ma gauche à table.
PS. Ne jamais répéter à personne qu'il y avait environ 8 yaourts périmés du 7 et du 24 novembre dans le frigo de Mme Bloublou dont on taira l'identité par respect pour son identité.
Dernière minute ! A l'heure où j'écris ces lignes, Mme Bloublou n'a toujours pas compris qui voulait du café.
La
matinée avait été grasse et les activités
ménagères étaient sur la fin quand Finc of Lyon
m'appela. Il était vers Beaubourg. Comme il me supplia de l'aider
à échapper aux griffes de la tentation dépensière,
je lui proposai de venir voir mon nouveau chez moi, ce qu'il fit. Les
activités ménagères étaient certes sur la
fin, mais une fin, vous savez ce que c'est : parfois ça se fait
attendre. C'était donc encore un peu le souk in the bedroom quand
il arriva, mais le salon étant libre on s'y installa. Blabli blabla
hop j'enfile ma chemise fuschia et direction les Halles pour retrouver
les Jilig et un superbe spécimen d'ours bordelais échappé
du zoo de Pessac et surtout arrivé par miracle par le train malgré
la tempête. Le temps de se prendre une gorgée de gaz lacrymogène
dans la tronche rue Lescot à cause d'échaufourrées
entre la maréchaussée et quelques fauteurs de trouble peu
enclins à respecter les représentants de l'Etat, nous voilà
dans le RER, puis dans le bus, puis à la supérette portugaise
où on trouve plein de choses feito com amor et enfin chez
Natt où Fr et Fr sont déjà là.
Poussinoooooooooooooouuuuuuuuuuuuuuuu ! Hum pardon. Bon alors après
y a eu plein de monde, des Panis nantais, un Bru du 15ème, un épicier
et son Fr, un Q et son Fr, des pacadidou, les CathMag et un S pas de Lyon
mais presque, la périfolle, un J que je n'avais pas reconnu pour
cause de cut, une N avec qui j'ai parlé de Google, une A qui m'a
affiché sur Facebook, et même plein de dinosaures, plein
de trucs roses, on a très bien mangé, bu, dansé*,
c'était du BIG n'importe quoi et je vous passe les détails
sur ma légendaire timidité dans ce genre de soirée...
Le premier qui raconte que j'ai mis une jupe rouge c'est ma main dans
sa face !
* Enfin... ceux qui n'ont pas fait banquette.
NB. Penser à détruire la théorie de Jimmy sur le
coca zéro qui ne lui donne pas envie de faire pipi.
NB2 ou peut-être PS. Attention le style indirect libre s'est glissé
dans ce journal.
Ca faisait un bout de temps que je voulais tester cette solution, mais on a parfois les idées qui s'échappent. La solution était en effet la bonne : j'ai à présent internet dans ma chambre, mais parce que j'ai ramené du boulot un ordi qui n'a aucune dent cotnre le wifi. Cette solution a beau être bonne, elle n'est que temporaire : va falloir le ramener tôt ou tard et lui trouver un vrai remplaçant... ou faire courir un cable tout le long de l'appartement mais un des colocs vient de s'acheter la même marque et... va donc envisager cette solution, faute de wifi lui aussi.
Allez tous en choeur : J'ai pris un homard sauce tomate, il avait du poil aux pattes, le wifi, aus-si !
Hum... bon ben sinon elle est finie, surveillez vos boîtes-au-lettres... Ah ben zut puis j'ai mal imprimé ça, ah et puis zut j'ai oublié ça, ah et... bon ben non, elle n'est pas finie.
Mon grand plaisir, de temps en temps, après le sport, c'est d'aller bouffer* un kebab juste à côté. Le plaisir est alors évidemment celui de manger, parce que mine de rien nom de dieu je crève la dalle, mais aussi celui de m'asseoir face à l'écran de télévision sur lequel défilent des vidéo-clips turcs. Comme j'avale le kebab à la vitesse d'un aspirateur, ce qui entraîne d'ailleurs des rots degré 7 sur l'échelle de Rich-buuuuurp-ter, je ne vois pas beaucoup de clips, mais aujourd'hui j'ai par exemple eu droit à un groupe gothique punk (les enfants de Marylin Manson et Desireless ?) et à une blondasse qui, dans ce merveilleux court-métrage musical, avait découvert une trace de rouge-à-lèvres sur la chemise de son mec et qui - la vengeance étant alors un plat qui se mange aussi vite qu'un kebab - le renferme dans la salle-de-bain et détruit ses fringues. Je ne dirai qu'un mot : ma phrase est trop longue. Le tout était arrosé d'une soupe dansante aussi légère qu'une poignée de frites trempées dans de la sauce blanche. Et par-dessus tout ça, tout un tas de numéros de téléphone et de blabla rongeant peut-être un tiers de l'écran. J'adore. Je passerais des heures à regarder cela si j'étais plus givré que je ne le suis, et j'ai bien fait de partir car quand le 76 s'est arrêté au feu rouge et que j'ai réalisé qu'il allait à Châtelet, j'ai foncé vers l'arrêt en même temps qu'un autre type qui avait le même sac de sport que moi (ce surperbe Fred Perry® en plastique véritable), déjà à la salle de sport y avait un autre type qui avait le même ah oui vraiment comme disait Georges Guétary jamais deux sans trois.
- Et c'est tout ??
- Ah mais non, c'est là que ça devient encore moins intéressant
! Imagine que le 76 a mis 9 minutes pour arriver à Hôtel-de-Ville.
La circulation était d'une fluidité ! Tout le monde ne peut
pas en dire autant.
- Oh ça va bien oui.
- Et donc je me suis arrêté au Daily Monop' de la
rue Saint-Martin acheter 4 yaourts, 4 fromages blancs et du chocolat Côte
d'Or à la truffe.
- Mais il était quelle heure ?
- 22h33.
- Pffff... Parisienne, va !
* Oui, un kebab, ça se bouffe. Et avec les doigts s'il-vous-plait.
NB. Vous noterez que je n'ai pas dit qu'un mot mais cinq quand j'ai écrit que je n'allais dire qu'un mot.Les oranges étaient confites, et laissèrent sous le palais ce mélange d'amertume et de douceur que l'on leur connaît tant.
Que faire
de tous mes disques ? Certains n'ont pas été écoutés
depuis des années, certains ne le sont que sporadiquement, et finalement
la place qu'ils prennent est un joli gâchis pas franchement décoratif.
Autant j'aurais toujours plaisir à regarder une belle rangée
de livres bien alignés, autant toutes ces boîtes en plastique
me laissent froid ; tout juste me font-elles lâcher un sourire ou
un "oh ça fait longtemps que j'ai pas écouté
ça" plein de souvenirs et d'envie.
Me voilà donc parti dans la èmpétroihisation de toutes
ces galettes, au cas où je déciderais de stocker tous ces
décibels ailleurs que dans mes mètres carrés habitables.
Au-delà de l'aspect pratique et du fond sonore qui habite agréablement
mes journées de travail depuis que je me suis lancé dans
cette digitalisation, je redécouvre les fameux albums sus-évoqués
tombés aux oubliettes d'une étagère trop haute autrefois
ou d'un carton trop bien fermé depuis quelques mois. Björk,
Kings of Convenience, The Breeders, Madrugada, Perry Blake refont surface
avec joie tandis que le premier album de Françoiz Breut* ou le
double album Les Créatures / L'homme à trois mains de Katerine
me donnent envie d'ouvrir un compte sur ebay pour m'en débarrasser
sans le moindre problème et pour les voir passer d'une étagère
pleine à un état d'âme vide.
* duquel je sauverai(s) "Motus"
** duquel je sauverai(s) "Je vous emmerde"
-
Ben qu'est-ce qu'il se passe ?, demanda le type à ce grand gaillard
barbu en slip.
- Ben c'est Nation.
- Hein ?
- Oui le club de Nation, il a brûlé.
Et résultat, y a transhumance stéroïdienne vers la
rue de Bagnolet et le vestiaire n'en est que plus rempli de quelques vapeurs
d'aisselles. Y a pas de feu sans fumet.
J'ai
beau avoir quelques ouvrages sur la peinture du 20ème siècle,
je ne les survole que trop car cet Emil Nolde était
pour moi un grand inconnu avant que le Grand Palais ne lui consacrât
une exposition.
A présent, non seulement il ne m'est pas inconnu, mais je me souviendrai
longtemps d'une telle découverte. Les couleurs ! Quelles couleurs
! Les matières ! Quelles matières ! De la mer aux nuits
berlinoises, Nolde aura baigné ma fin de dimanche après-midi
dans une palette vive, lumineuse et explosive.
J'avais d'ailleurs profité de cette visite aux Champs elysées
(lala lala laaaa) pour faire auparavant un saut au Petit Palais, afin
d'y revoir la salle-à-manger guimardienne qui avait fait l'objet
d'un article un peu incomplet voire légèrement erroné
la veille, et pour voir enfin les illuminations de Noël de cette
plus belle avenue du monde (plus belle, plus belle... mouais... entre
Concorde et le Rond-Point pare qu'au-delà, non merci).



NB.
La parapéterie vécue du jour : il a mis du curry dans le
potage à la courge.
PS. Penser à dire qu'il y a la boutique Gaspard Y à côté
de chez moi et qu'hier samedi il était devant en train de discuter
avec des amis. Hiiiiiiiiiiiiiiiii ! Hum.
XY. Z !
Le visionnage du dévédé s'étant terminé
fort tardivement, à l'aube où blanchit la campagne du Val-de-Marne,
le réveil fut également tardif avec brioche, fromage, café
et pâte de goyave feito com amor à prononcer avec
un accent portugais version caramel entre les dents. Je ne devais pas
non plus excessivement traînasser afin de respecter mes tâches
ménagères et le rendez-vous de 16h à St Lazare. J'arrivai
à 16h16.
Le dominathgeorgien noyau dur Art nouveau était accompagné
d'O, dont on parla déjà ici et qui nous accompagnera probabement
à l'avenir dans nos tea-times et autres séjours, donnant
naissance par exemple à Ardojonathol. De guimarderies en nouillismes,
on finit tout de même par envisager un long week-end à Riga
fin juin ; et à force de répéter que je n'étais
pas très motivé actuellement pour écrire des articles
dans les Chardons, voici que je remettais le nez dedans le
soir-même.
Parler
voyage m'a en tout cas confirmer une chose : je m'organise un semaine
de vacances en Sicile au printemps. J'ai envie de soleil, d'Italie, de
dépaysement...
Et comme il n'y a pas que F.H. dans ma bibliothèque* j'ai commencé
la lecture de La Piscine de Yôko Ogaw, deux tickets "Paris
- Champigny" en guise de marque-page**.
* Une bibliothèque virtuelle : mes livres sont soit posés
par terre soit encore au boulot.
** Vous noterez donc, peut-être avec le même étonnement
que mes compagnons de 16h16, que je lis deux livres en même temps.
Et si je vous dis qu'en plus je lis un petit bouquin sur Gustav Klimt
dans le métro ? Mais je ne le lis pas avec assez d'attention car
je ne rappelais pas le nombre d'enfants qu'il eut... Alors ? Quatorze
! Quatorze enfants naturels surgirent lors de la succession.
Pauvre Gromek. Déjà il lui arrive des trucs pas sympas dans "Le rideau déchiré", mais en plus avec un nom pareil, il s'est payé un foutage de tronche en direct de Champigny-sur-Marne. Faut dire que le fou rire a été un peu aidé et que ce Gromek était un peu concon la rondelle. On n'oubliera pas non le visionnage en boucle des 5 dernières secondes de la bande-annonce du film — offerte dans les bonus —, acmé esclaffatique (et juvénile bien sûr) d'une soirée si sympathique.
Le pire c'est que j'avais vu ce Hitchcock il y a deux ans et que je m'en suis souvenu qu'au fur et à mesure du film... Mangez du poisson, qu'ils disent, c'est bon pour la mémoire.
Il y avait
dans la hotte santaclausienne l'autobiographie de Françoise Dutronc
née Hardy. Petit à petit, à un rythme aussi énergique
que sa narratrice, je la lis. Ce n'est pas très bien écrit,
ce pourrait êre beaucoup plus intéressant si elle se limitait
à son travail et ses influences musicales, mais je la lis en supportant
ses phrases à l'emporte-pièces sur les enfants non désirés
ou les détails gênants de sa relation avec Jacques sur laquelle
elle joue beaucoup moins en finesse que dans ses chansons. Après
tout, c'est sa vie, m'enfin personnellement le croustillant et l'amertume
je les préfère quand ils sortent du four. En tout cas avant
de dormir c'est très bien, c'est assez creux pour vider la tête.
Dans le métro c'est pas mal non plus mais le bouquin est trop gros
et c'est un peu la honte de lire ça quand même, non ? Je
devrais faire comme Pa et emballer les bouquins que je lis dans du papier.
Je ne me rappelle pas la raison exacte de cete emballage pré-lecturien,
j'imagine que cela provient de la face helvétique de sa personnalité.
Mais revenons à Françoise. Oh et puis non, n'y revenons
pas.
Il y a dans un "oublie moi, merci" sans explications, provenant
de quelqu'un qu'on a un tout petit peu cotoyé amicalement,
une sorte de condescendance qui concurrencerait presque le "casse-toi,
pauv'con" de notre Président. Evidemment comme je suis bien
élevé, j'ai juste répondu en m'excusant et en ajoutant
qu'il pouvait me parler sur un autre ton.
Mais néanmoins aujourd'hui je rajoute "Va chier". Et
avec le sourire s'il vous plait.
Ma lecture de "Un barrage contre le Pacifique",
il y a bien longtemps, s'était interrompu plus ou moins à
mi-chemin. Un chemin de terre baigné par l'orage après une
journée moite. Moite. C'est le souvenir que j'ai de ce livre baigné
d'un taux d'humidité qui gondolerait les pages. Je repense régulièrement
à ce roman, ce serait-ce que lors de mes sporadiques lectures durasiennes
qui soit m'exaltent, soit m'ennuient. J'y repense en me disant que je
pourrais lui donner une seconde chance.
Et puis voilà qu'une adaptation vient de sortir au cinéma...
C'était l'occasion rêvée pour replonger dans cette
rizière où tout n'est que lenteur, langueur, torpeur...
sauf le pas décidé de la femme blanche au début du
film, avant que tout ne s'effondre, au propre et au figuré. Il
faut donc s'accrocher un peu pour ne pas s'ennuyer, malgré Huppert
dans le rôle de cette femme blanche rongée physiquement,
mentalement, moralement... mais il peut m'arriver parfois d'apprécier
un tel rythme, et ce fut le cas aujourd'hui.
Et puis j'ai même regardé un reportage sur Saint Pétersbourg. Qui qui m'accompagne en voyage là-bas ?
- Ca fait longtemps que t'as pas parlé de la salle de sport !
- Ah ben justement j'y suis allé aujourd'hui.
- Ah tout de même ! Et je suppose que tu t'es goinfré d'un
kebab en sortant.
- Nan, je suis rentré chez moi me faire une petite omelette avec
un peu de jambon car il restait une boîte d'oeufs sur laquelle était
écrit "à consommer de préférence avec
le 10/01/09"
- Mon dieu mais tu es fou ! Tu vas choper la coquillose !
- Oh ben toi t'as trop fréquenté les clowns, t'as chopé
la drôlose.
- Mouais enfin en attendant tu devais placer le mot "paillasson"
aujourd'hui et on attend encore.
- Paillasson !
- Pffff... Tu crois que tu ne vas pas inquiéter ta famille avec
un journal pareil ?
- Non de toute façon j'avais rien à raconter pour aujourd'hui.
Le petit garçon
regardait les photos de Larry Clark, plus précisément la
plus crue d'entre toutes que je ne décrirai pas*. Une main se posa
sur son épaule et la voix masculine lui dit "Viens voir par
ici, je veux te montrer quelque chose". Il valait en effet peut-être
mieux qu'il lui montrât autre chose, le reste de l'exposition étant
beaucoup plus sage mais ô combien _________ (Remplacez le blanc
par le premier superlatif qui vous vient à l'esprit). L'expo "Seventies'"
se déroule pendant encore 15 jours, je conseille fortement d'aller
voir ce panorama de la photo américaine underground des années
60-70 (sans oublier les pionniers des années 40-50), j'en suis
encore tout retourné. Malheureusement le catalogue coûte
un peu trop cher au vu des dépenses réalisées hier.
C'est beau, drôle, émouvant, inventif, moderne, bouleversant,
c'est en noir et blanc à une évitable exception près
et si je commence à en parler plus longuement
je vais me coucher à des heures qui n'ont pas de nom.




En tout cas je n'étais pas très inspiré pour faire
de jolies photos dans les rues du 2ème arrondissement. Mais aller à la BNF Richelieu à pieds en arpentant la rue Réaumur — très bel exemple de tous les styles d'architecture 1900 — est un petit plaisir, surtout avec si peu de circulation et ce soleil d'hiver.
Bref...
Un "guapo !"** plus tard, je retrouvais Natt à Bastille
pour une crêpe avant de découvrir rageusement que la salle
de ciné était pleine, une fois de plus. Je regardai donc
l'émouvant "Frozen River" le cul sur un strapontin,
ce qui au demeurant ne m'a pas gêné tellement je fus absorbé
par le film...
* Ben non on y voit un ado en érection menaçait d'un flingue une ado légèrement attachée alors non je ne la décrirai pas.
** Tiens ça faisait longtemps que j'avais pas fait une private joke.
J'avais
rédigé, sur Hot Dogme, une liste des choses à faire
ce week-end, une liste embourbée dans la procrastination des semaines
voire des mois précédents, une liste optimiste, une liste
non-exhaustive pour ne pas dire carrément et honteusement incomplète,
une liste raisonnable, une liste courageuse, une liste à la con
parce que je savais forcément que je n'allais trouver ni le moment
opportun pour appeler Karelle ni la motivation d'aller au Cloub de gym
de Répu.
Je savais en revanche que le point noté "Faire les soldes
rue Ste Croix" n'allait pas poser de problème. Il n'en
a pas posé (au risque de faire croire à mon assidu lectorat
que j'ai un salaire de ministre) puisque je n'ai pas résisté
à l'achat d'une chemise Spontini®*, j'ai complètement
craqué sur un pull Energie®*, j'ai pleuré de joie devant
le prix ridicule d'un polo Ben Shermann®* et je me suis dit que cette
veste Sctoch®* avait beau être en taille M elle était
beaucoup trop belle pour que je l'abandonnasse parce que de tout façon
étant donné le tissu c'est une veste demi-saison parfait
avec un gros pull en-dessous et en effet je suis ravi.




Un bonheur n'arrivant jamais seul j'ai ensuite rejoint Natt et Jochen dans un charmant salon de thé nommé chez Delyan, rue Saint-Martin, mais rue Saint-Martin côté Tour Saint-Jacques parce que pour ceux qui ne le savent pas j'habite dorénavant rue Sainte-Martin, bref il ne fallait tout de même pas traîner car on m'attendait avenue d'Ivry ; j'y arrivai avec 25 minutes de retard.
* Oui aujourd'hui je cite les marques, c'est Brett Easton Ellis day today.
Note à moi-même : Chercher s'il existe une recette du moelleux au caramel.
Dès les premières notes, je l'ai reconnue. Elle trônait
autrefois au chaud sur l'une des compils "Inrocks", faite en
écoutant Bernard Lenoir. On y retrouvait des "tiouli tioula"
chantés par Blonde Red Head, quelques titres de Throwing Muses,
Elastica, Morrissey et quoi encore ? Je ne sais plus trop...
Dès les premières notes de la piste 2 du CD glissé
dans mon ordi au boulot, j'ai donc reconnu cette chanson dans cette fragile
version par le groupe Frente. La chanson ? "Love Bizarre Triangle", créée par New Order.
A l'heure (dominicale et tardive) où j'écris ces lignes,
j'enrage : j'ai laissé le CD dans mon ordi au boulot. La musique
adoucit les moeurs ? J'attendrai lundi matin pour être d'accord.
Cher Bubu,
Tu noteras avec la perspicacité qui te caractérise que je
ne t'ai pas appelé pour te rejoindre ce soir. Et pour cause : j'ai
complètement oublié. Faute avouée étant à
moitié pardonnée, il me reste à commettre une deuxième
faute pour être entièrement pardonné.
Comment ? Ah bon ça marche pas comme ça ?
Voilà.
C'est fait. Je les ai. Mes nouvelles lunettes. Je les ai. Sur le nez.
Caramel d'un côté, berlingot au caramel de l'autre — les lunettes,
pas le nez —, tant de notes sucrées qui vont parfaitement bien avec
ma peau couleur... mmm... sucre en poudre ?
Bon alors pour le reste de la journée, à savoir la soirée on va faire
vite :
- les soldes chez Ganymède : 1 chemise + 1 tee-shirt manches longues moche,
tandis que F se payait une superbe veste en cuir le salaud ;
- un ciné les pieds dans les pop-corns avec un film de vampires pour adolescentes,
à savoir "Twilight" ;
- un resto jap' rue de Belleville que dire sur le resto jap euh ben non
rien ;
- deux bières au Duplex à s'interroger sur le besoin de la faune
maraiso-parisienne de faire la tronche, à se moquer des gens avec des
chaussures moches, à discuter avec une niaise qu'on surnommerait soi-disant
Samantha c'est elle qui le dit.
Et voilà.
Bon alors des journées de boulot comme celles-ci, j'en veux bien
tous les jours. Commencer (vraiment) tard, finir (assez) tôt, et au
milieu nager dans une ambiance bordélique engendrant le sentiment
d'avoir fait une prestation de formation un peu médiocre (feel like i'm
swimming in the plantes vertes) mais très agréable. C'était de surcroît
très amusant de me retrouver au sein de la rédaction web d'un magazine
que je lis et auquel je fais allusion ici sporadiquement.
Des journées comme celles-ci, j'en veux bien tous les jours.
Bon alors des journées de boulot comme celles-ci, j'en veux bien tous les jours. Commencer (vraiment) tard, finir (assez) tôt, et au milieu nager dans une ambiance bordélique engendrant le sentiment d'avoir fait une prestation de formation un peu médiocre (feel like i'm swimming in the plantes vertes) mais très agréable. C'était de surcroît très amusant de me retrouver au sein de la rédaction web d'un magazine que je lis et auquel je fais allusion ici sporadiquement.
Des journées comme celles-ci, j'en veux bien tous les jours.
La neige suffit souvent à remplir une journée, parce qu'elle surprend au réveil, parce qu'elle donne envie de sortir l'appareil photo, parce qu'elle oblige à un peu de vigilence sur les trottoirs, parce que l'on grelotte plus que de raison, parce qu'elle entraîne quelques nouvelles conversations entre collègues, parce qu'on aurait presque envie d'en faire une boule et de la lancer. Sur qui ?
Mais quand c'est une journée de travail, on ne peut pas pleinement en profiter. J'aurais aimé pleinement en profiter pour faire des photos ; je me suis limité à celles prises de mon balcon au
petit matin, les pieds gelés au contact du ciment froid, les doigts crispés sous l'air vif et une lumière encore trop légère. Faire des réglages, attendre d'un passant veuille bien habiter la scène, ne pas être satisfait du cadrage, abandonner, tant pis.
Et puis, sur le trottoir, se dire que cette chaussure mérite la postérité, malgré ce carton, trop ou pas assez présent qui gâche tout.
Si Lee Miller n'avait pas eu un fils, une grande partie de son oeuvre photographique serait probablement tombée dans l'oubli. Car c'est à la mort de celle-ci qu'Antony Penrose découvre les clichés d'une vie... de plusieurs vies. Mannequin, muse et compagne de Man Ray, épouse d'un riche égyptien puis de Roland Penrose, amie de l'avant-garde parisienne, photo-reporter pendant la deuxième guerre mondiale... Lee Miller aura été un personnage multiple, autant à l'origine du procédé photographique de solarisation que témoin des horreurs des camps de concentration.
M'enfin, pour mieux connaître Lee Miller c'est trop tard : l'exposition se terminait hier, en même temps que celle sur Jordi Colomer, photographe-vidéaste contemporain catalan à l'oeuvre étonnante impossible à résumer ici, une oeuvre navigant entre le sublime et l'amusant.
Et là vous allez me dire : "Mais comment en es-tu arrivé à aller manger une frangipane avenue de Versailles ?". Ben... en bus pardi. Franchement, le bus le dimanche dans Paris, c'est trop chouette. Suffit juste de trouver les bons arrêts et d'être un peu patient.


Note à moi-même : Attendre de longues années avant de regarder Sister Act une nouvelle fois.
"Tu as changé d'avis ?", me demandait un sms inquiet que je ne lirais qu'après l'appel de son expéditeur qui n'avait pas eu de réponse à son sms inquiet. Non, je n'avais pas changé d'avis, j'avais juste pris un peu mon temps et finalement du retard. Il était presque 20h, j'étais revenu tardivement d'une après-midi improvisée à Champigny pour aider Natt à choisir des lunettes. On avait même fait une halte à la boulangerie pour une galette un peu sèche, au bar du cinéma pour parler tatouage, chez un tatoueur pour acheter un bout de piercing... de quoi engranger des minutes de retard, je reconnais, mais étions nous vraiment pressés ? Non et puis mon retard qui finalement n'en était pas un fut excusé sans en avoir besoin par une bouteille de Mouton-Cadet que de toute façon j'aurais apportée quand même bien j'aurais été en avance.
Hein ? Oui, ça va, ce doivent être les vapeurs de Fébrize qui me montent à la tête.
Note à moi-même : Penser à regarder Madagascar avec le son un jour.
Au réveil, oh du blanc !
Travaillera ? Travaillera pas ?
Travaillera un peu... Travaillera un peu, mais passera surtout son après-midi au boulot pour quelques activités personnelles et un peu trop de jeux à la con. Toujours pas possible de connecter la livebox à mes ordis, d'où l'obligation d'aller au boulot pour compiler ou écrire ça, ça devient un peu pénible...
Bon, je vais au ciné oui ou non ? Oui !
Ca commence calmement, on craint même qu'on va s'ennuyer ferme malgré l'énervement de M. Cox qui se fait virer de la C.I.A. Et puis... Et puis ça vire au grand n'importe quoi, un n'importe quoi jubilatoire. Le "ça" c'est "Burn After Reading", le dernier film des frères Coen que j'aurai du mal à vous résumer, à l'instar de cet employé de la CIA tentant d'expliquer la situation à son supérieur... Un film à revoir, non ?
Couché à 7h, j'espérais une nuit suffisamment longue. Pas forcément de longues heures de sommeil, mais un lever vers 13h m'aurait satisfait. A 9h et quelques poussières, des voix se firent entendre. Je maudissai alors l'un de mes colocataires qui avait ramené du monde, tentai de faire abstraction des conversations trop fortes provenant du salon, et me rendormis miraculeusement au bout de quelques minutes.
Vers 11h et quelques autres poussières, je me réveillai à nouveau, les voix étaient toujours là, accompagnées cette fois par une sale odeur de clope. Cette fois j'abdiquai, me levant pour avaler quelque chose ressemblant à un petit-déjeuner et pour entendre l'accusé s'excuser pour le bruit. "Bah, c'est le 1er janvier", lui répondis-je avec philosophie et sommeil. Sous mes conseils, il ouvrit cependant la fenêtre pour aérer. Insuffisament.
Je ne sais plus trop vers quelle heure le calme revint. Etait-il midi trente ? Qu'importe, vers 12h40, je compris qu'il n'y avait qu'une chose à faire : me recoucher. Aérer insuffisament ai-je dit ? Je dois le supposer car lorsque je me levai vers 16h, un épouvantable mal de tête était bien là. Il ne passerait qu'après deux cachets et 2h30 de temps au bout desquelles j'étais déjà parti retrouver Bruno&Vincent pour un verre ici, un autre là, point trop d'alcool pour ne pas surcharger mon estomac mais une épique assiette paysanne à l'Etoile Manquante, assiette pleine de charcuterie et de fromages. Mais quelle mouche m'avait donc piquer pour être tenté par telle ripaille au lieu de me satisfaire d'une petite salade ?
Bon allez il reste à rédiger quelques mails, passer quelques coups de fil et envoyer quelques cartes pour les voeux... en attendant j'adresse à tous ceux qui me lisent une bien belle année 2009 pleine de jours et de nuits.
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Une épaule tatoo ?
...
Pense-bête
qui ne sert apparemment à rien :
- Acheter des dvd vierges
- Faire réparer mon DD externe
- Lire ce pense-bête
Et
sinon :
La police du bandeau du mois s'appelle "Hurry Up".
La photo du bandeau du mois a été prise à l'aéroport Charldeugol.