J'avais
veillé la veille, afin de relever les manches et d'avancer sur
l'affiche sur prochain concert de l'orchestre. Il fallait du baroque,
F aurait voulu des anges, j'espérais un aspect musical ou festif...
et je trouvai mon bonheur dans mon illustrothèque.
Bref, j'avais veillé la veille et je me tirai du lit assez tardivement,
à mon grand regret. En effet les températures d'hier et
surtout le soleil radieux qui les accompagnait étaient de bonne
augure car tout ce beau monde pointa le bout de son doux nez en ce samedi...
bien plus tôt que moi.
Une telle lumière plut même à mon appareil photo qui
fit quasiment tout ce que je voulus le matin autour de la maison...








... puis l'après-midi à Saintes. Un après-midi avec une bonne surprise dont je parle ailleurs...




Et enfin, avant l'arrivée de la famille, chez les voisins, pour une échelle ou un bonjour :



Je disais quoi hier, sans vergogne, sur le déréglement climatique ?
Les tempêtes récurrentes auraient fini par causer quelques dommages à force d'engouffrer leurs rafales dans les branches du marronnier, bien que celles-ci fussent retenues par une glycine pliant mais ne rompant pas. Le marronnier, au pied duquel les souvenirs s'étaient accumulés, fut donc sacrément étêté, dévoilant un coeur affaibli et un horizon plus dégagé.


Car,
certes, me voilà chez mes parents, après une courte matinée
de labeur, un évident trajet en train dont une partie en TER à
tenter de photographier le paysage, un peu (un peu trop ?) de presse à
lire ou à regarder et une merveilleuse sensation de bien-être
lorsqu'à Angoulême je fus surpris par la température
si printannière. Le dérèglement climatique, il me
plait bien lors des week-ends campagnards... (huées)
Il suffisait de presque rien : cinq minutes, peut-être dix, pas
plus de quinze. Le sommeil me gagnait, je venais d'avaler une soupe et
des vapeurs aux crevettes après une journée bien remplie.
Je me suis allongé au milieu de divers objets posés sur
mon lit, j'ai mis le réveil à parler 15 minutes plus tard...
Plongeon rapide, sieste courte mais efficace. J'étais reparti pour
une deuxième journée, voire tellement en forme que j'aurais
presque pu me taper deux rations de sushis chez Koba.
Il suffisait de presque rien, peut-être dix années de moins...
Surtout, de bon matin, appeler. Parce que la veille, j'avais repoussé
à plus tard un coup de fil, puis repoussé à plus
tard, puis repoussé à plus tard, pour, vers 22h, réaliser
qu'il était trop tard.
De bon matin, tout est relatif car il était 10h, appeler Maria,
entendre un "grazie del pensiero" et demander combien
pesait le gâteau qu'elle avait fait la mienne. 9 kilos. 9 kilos
? Ce ne serait pas surprenant... Pfff rien que d'y penser j'ai les poignées
d'amour qui pointent. Allez ! Au cloub !



Mon vrai faux blog de photos sur photoblog
ne me convenait pas et ça ne pouvait plus durer. Mon début
de blabla sur François Rousseau samedi a tout déclenché...
alors voilà : Un
oeil ailleurs, maintenant, c'est aussi un blog... Parce que j'avais
envie de me creuser un peu la tête sur la photo en général,
de découvrir et d'apprendre, de faire la critique de mon "travail"
photographique, de réfléchir à haute-voix sur mes
envies et mes projets. En gros : de mettre le doigt sur mon oeil.
Reste à peaufiner un peu la mise en page, mais on verra dans quelques
temps : une affiche et le site d'un certain peintre m'attendent...
Oh ben, y a du nouveau côté photos... mais ce n'est pas encore fini...
Le
choix des films au ciné, pour moi, est assez simple : le pifomètre.
Un acteur ou un titre ou une affiche ou une bande-annonce pas trop longue,
un peu de feeling et j'ai envie d'y aller. Je ne lis alors aucune critique
et j'arrive le plus vierge possible de tout préjugé, avec
sur l'écran, forcément, une surprise. Bonne ou mauvaise.
La bande-annonce de Tony Manero m'avait interpelé.
Un type à l'air pataud se prenant pour le Travolta de la Fièvre
du Samedi Soir sur une image grisâtre et vieillie, voilà
qui allait peut-être me plaire... (Et c'est là que ceux qui
ne veulent pas en savoir plus ne doivent pas en lire plus et passer au
saut de ligne un peu plus bas)
... me plaire donc... oui... parce que j'imaginais une comédie.
Pas du pouët-pouët, mais l'amusant portrait d'un gars un peu
loser, une moquerie surtout pas condescendante, mais plutôt gentille
et touchante quoi, sur un fond seventies chilien. Et alors ?
Et alors pas du tout. Ce film a été une grande claque qui
m'a réellement mis mal à l'aise dès le moment où
l'on comprend que l'on n'est pas du tout face à un mec cool qui
sauve les petites vieilles et qui rêve vainement d'un quart d'heure
de gloire à la téloche. Non : ce type est tout simplement
un gros psychopathe, prêt à TOUT pour ce même quart
d'heure de gloriole pailletée. En ajoutant par là-dessus
la répression de la dictature Pinochet et la sexualité pathétique
des personnages qui les traîne dans des désirs boueux, j'ai
été face à un moment de cinéma qui me marquera
je pense assez longtemps.
Ce qui n'a pas été facile non plus pendant le film, ça a été le sentiment que la première bouchée de ravioli vapeur (avalée un peu plus tôt) avait été de trop : j'avais ensuite recraché la deuxième, reniflé le ravioli et trouvé que, oui, vraiment, ça puait la vieille poubelle. Peut-être une demi-heure après le début, une légère nausée et quelques sueurs froides m'ont un peu troublé et je suis ressorti du ciné un peu pâteux.
PS. Vraiment j'aurais dû écrire au passé simple dans les paragraphes qui précède parce que le passé composé c'est plutôt moche à lire.
PPS. Ca y est j'ai ramené mes trois petits meubles et mes étagères noires dans ma chambre. Comme je ne suis pas rancunier je n'en veux à personne d'avoir passablement ignoré mon besoin de coup de main. Bande de pourris ! Vous brûlerez en enfer !
PPPS. C'est con j'ai pas pris en photo les jolis crocus que Natt m'a offerts.
Message perso : je ramène un petit bocal de foie gras pour vendredi soir.
Etonnement, indifférence, exaspération, questionnement, ébahissement, surprise, lassitude... Les expositions photographiques présentées actuellement à la Maison Européenne de la Photo m'ont fait passer par différentes phases, du carrément négatif au plutôt positif. J'aimerais énormément parler de tout ce que j'ai vu (Combas, d'insipides cieux en noir-et-blanc, une vidéo de toupies, les modèles de François Rousseau...), mais je risquerais d'y passer du temps. En fait je crois que j'aimerais surtout parler de François Rousseau, son esthétique caramélisée, son éblouissante technique, son amour des corps... et le bonheur ressenti quand il laisse poindre un certain malaise - ici un crâne probablement percé d'une balle - au milieu de toute cette beauté trop évidente et de toute cette perfection érotique qui manque, pour moi, d'un peu d'émotion.

Mais
l'émotion du jour, ce fut surtout... chez le coiffeur.
Ca m'a coûté 24 euros (pffff) mais ça valait quand
même le coup pour un merveilleux massage du crâne et un coiffeur
qui coupe tellement bien les cheveux que je l'ai regardé faire
avec une véritable fascination. Mélange de force et de légèreté,
ses gestes rapides et précis frôlant mon crâne m'ont
fait pensé à Edward aux mains d'argent... Le lyrisme peut
parfois se cacher là où on ne l'attend pas.
Ce que je n'attendais pas non plus, du moins pas avant un SMS tardif hier,
c'était de voir Mich. Il était sur Paris,
et il m'avait fait l'agréable surprise de me proposer que l'on
se voie... ce que l'on a fait puisque il m'a accompagné à
la M.E.P. et là vous allez trouver que je raconte tout dans le
désordre puisque de surcroît le coiffeur c'était avant
la M.E.P.
Et après ? Natt, Anne, clichés, pas de Bubu, Anne nous abandonne,
resto cubain fermé, resto italien médiocre, despé
au Duplex parmi la foule, tiens bonjour l'amnésique, soda au cola
rue Nicolas Flamel, 45 minutes avant de trouver un taxi pour Natt, bonne
nuit.
Elle m'a dit "Vous entrez dans une des deux pièces, vous
vous mettez torse nu et vous attendez". Je suis entré
dans celle de gauche, je me suis mis torse nu, et j'ai attendu... Un peu
de bruit tout de même pour signaler ma présence... Le médecin
avait peut-être un truc à faire entre deux patients, après
tout... J'ai quand même fini par toussoter.
"Ah mais y a quelqu'un qui attend ?" a dit le médecin
en ouvrant a porte de l'autre cabine. J'ai ouvert la porte, elle a bafouillé
une phrase que je n'ai pas comprise, j'ai bafouillé autre chose
en retour sans même dire bonjour, troublé par la situation
incongrue, et elle a enchaîné sur les irrémédiables
questions et examens. Poids stable, tension de jeune homme, pouls d'un
mec qui a toujours eu le coeur battant. "Parfait" ajouta-t-elle
en retirant son stéthoscope. C'est une fois assis, tandis qu'elle
griffonnait un "apte" sur son papier jaune qu'elle m'a dit que
j'avais bien de toussoter et que je lui ai expliqué que... ben...
on m'avait dit d'attendre et qu'effectivement j'imaginai que le toussottement
allait la faire réagir.
"Non mais faut me prévenir quand y a quelqu'un dans qui
attend !", ai-je entendu à peine rentré dans la
cabine. La secrétaire médicale venait, elle, de se voir
coller un "inapte" sur le front. L'image de mon cadavre retrouvé
dans la cabine des mois plus tard m'amusa.
Quelques heures, plus tard, c'est d'ennui que j'ai cru mourir... "35
Rhums" de Claire Denis, son rythme lent, ses silences...
j'ai frisé la sieste de fin de journée. Il y avait pourtant
un bel humanisme dans tout ça, beaucoup de pudeur et de simplicité,
mais peut-être n'était-ce pas idéal pour un vendredi
soir. Et puis, une scène. Une femme comptant ses biftons dans un
coin de son troquet : une lumière, des couleurs, le regard plein
de désir du personnage principal, lumineuse beauté qui fait
basculer le film dans les émois amoureux des quatre protagonistes.
La construction lente donne tout son sens au film, donc si vous me demandez
mon avis, je vous dirai : "C'est chiant. Oui, au début c'est
chiant mais...". Et puis demandez son avis à E, il vous en
dira le plus grand bien, ne serait-ce que pour le piqué de coton.
Note à moi-même : Penser à placer le proverbe "Deux avis valent mieux qu'un" un peu plus souvent.
J'ai beau être
un acharné du courrier électronique, le courrier papier
a longtemps était mon plaisir favori. J'écrivais des pages
et des pages, j'aimais en recevoir autant et j'aimais tellement ça
que j'ai tout conservé. J'aimais tellement ça que, comme
dit récemment, j'aimerais reprendre cette activité. Ah oui
je crois que je radote carrément... Bref...
Aujourd'hui, j'ai reçu une enveloppe. Un court instant, j'ai pensé
à de la pub, mais l'étrange volume du pli a écourté
l'instant. Non, la marque aposée sur l'enveloppe n'était
là que dans un but amusant et/ou pour rappeler mon goût pour
le champagne (le bon, ai-je besoin de le préciser
?) et/ou parce que l'expéditeur n'avait plus d'enveloppe et/ou
. Aimant faire durer le suspense, faute du nom de l'expéditeur
marcelgriffonné au dos, j'ai tenté de déchiffrer
le code postal sur l'oblitération. 15ème ! EC !
Bingo !
En retour de ma compil expédiée au fan-club des syndicalistes-CGIstes,
j'ai donc reçu des graines, deux notes au luxueux logo et une charmante
lettre. Je ferai donc honneur à mon correspondant (dans le poulailler)
en semant la coriandre (et Rieu) sur mon balcon plein de pollution et
en cherchant un terrain Sheiladéquat pour les potimatirons (deviendra
grand).
Je faisais la queue à la boulangerie quand je fus amusé d'entendre "Laisse tomber les filles" de France Gall en fond sonore. Je me demandais quelle radio pouvait passer ça : peut-être Nostalgie ? Une pizza, une part de tarte aux pommes, quatre euros trente merci au revoir bonne journée. En arrivant sur le trottoir, étrange : j'entendais encore la musique avec le même volume sonore. Oups ça venait de mon téléphone portable. Non non tout va bien je n'ai toujours pas honte.
J'étais ailleurs. La tête vaguement entre la lune et les
nuages. J'ai jeté nonchalament ma serviette sur le siège
de la machine 23 pour me dégripper un peu les cuisses.
Splatch !
Meeeeerde ! Je tenais ma bouteille d'eau de la même main que la
serviette et son bouchon dans l'autre main. Je venais donc d'asperger
d'une bonne vingtaine de décilitres de flotte le siège de
la machine 23, une flotte qui sous la double loi de l'attraction terrestre
et de l'emmerdement maximum s'est écoulé sous la machine,
sur les rouages...
"Alors, pas bien réveillé ?" m'a dit en souriant
le type à côté du dévidoir à paper absorbant.
PS. Allez... Ne me dites pas que vous n'avez pas deviné
qui se cachait derrière le pseudo Minette Champagne. Non ce n'était
pas Queen Mumm, parce qu'il ne met pas de perruque rouge (déjà
qu'il roule du biiip dans ses chaussures jaunes !), mais justement le
matin même de ce lundi je l'avais croisé et d'ailleurs j'aurais
pu retranscrire notre dialogue ici ou ailleurs parce qu'il m'avait fait
beaucoup rire :
Moi : Salut ça va ?
Lui : Non ça ne va pas, tu es allé voir le fil "L'Autre"
sans moi.
Moi : Ah oui mais bon tu n'es pas le premier à me le reprocher.
Lui : Ben t'as qu'à prendre un car !
(Bon évidemment il manque l'intonation et les mouvements de
bras)
Cette soirée allait être normale : je m'apprêtais à entrer dans le club de sport, à en revenir fatigué pour manger une soupe achetée furtivement au sioupermarquette. Soudain, inopiné, un coup de fil : on me proposait de se retrouver avenue de l'opéra. Environ deux heures plus tard, j'étais avenue de l'Opéra, et elle était là : Minette Champagne ! Cette ex grande star du strip-tease qui a fait tourné les têtes du Crazy Horse était là, accompagnée de Fr... Comme elle revenait d'une tournée au Japon, elle voulut aller chez Koba, où l'on s'empiffra d'un spécial Koba qui aurait nourri dix sumos. Evidemment j'aurais aimé un peu de discrétion, vous me connaissez... Mais avec sa perruque rouge, on l'aurait reconnue entre mille, Minette Champagne, et la foule s'agglutinait aux fenêtres pour la regarder. Et pourtant il y avait de la concurrence niveau star : y avait aussi Ariane du club Dorothée.
Voilà c'était une soirée mémorable, surtout
quand, installé à une terrase pour un dernier verre à
Palais Royal, on entendit de la bouche de Minette Champagne, à
la vue de nos reflets dans la vitre : "ben voilà : Popeye,
l'inspecteur Gadget et une pute".
... fou rire...




Nous
avions rendez-vous à 13h30, mais lorsque j'ai jeté un oeil
aux horaires de bus, j'ai compris qu'à cette heure-ci je serais
à peine revenu de Champigny après mon brunch au fromage.
J'ai donc décalé le rendez-vous de 45 minutes, et avec un
peu de retard dû aux horaires de métro un peu light le dimanche,
je suis arrivé à 14h20.
Mais ce que je craignais eut lieu : la queue. Un monde relativement fou
qui ne me donnait pas envie de visiter l'expo David LaChapelle maintenant.
Un dimanche matin à l'ouverture serait sûrement plus agréable.
Direction donc une terrasse point ensoleillée mais une terrasse
quand même pour un café et quelques avis échangés
sur les dernières expos, les derniers films. Une longue balade
ensuite jusqu'à Bastille : au moins j'aurais profité du
ciel bleu...



Quelques heures plus tard, une conversation a priori banale ("Salut ça va ? - Oui je sors boire un verre je déprime - Tout seul ? - Tu veux m'accompagner ?") me poussa à nouveau dehors. Je retrouvai donc S en bas de chez lui pour un verre au Duplex à parler barbes, fachos ou myopie... les trois pouvant parfois cohabiter (si l'on n'ajoute pas d'accent grave à "barbes"), suivons notre regard du côté de notre connaissance commune qu'on surnommera Klaus Barbiche.

Après
le plaisir récent d'avoir lu le petit roman "La piscine"
de Yôko Ogawa, j'ai ouvert ce samedi "Les abeilles".
Et j'aurais bien pu ne pas le refermer après en avoir commencé
la lecture tellement je fus absorbé par ce récit, encore
une fois court (76 pages) et envoûtant. L'auteur laisse encore la
part belle à une fascination des corps et des esprits, qu'ils soient
beaux ou tordus. Cette fois, on est plongé dans une ambiance d'inquiétude
et de questionnements... avec l'étrange présence d'un directeur
de résidence universitaire n'ayant qu'une jambe et pas de bras.
A l'heure où j'écris ces lignes, j'ai déjà
terminé la lecture de ce petit bijou, lecture entrecoupée
par une séance de sport, quelques correspondances et une soirée
à Champigny-les-bains.
La soirée en question fut l'occasion d'une petite séance
ciné plutôt sympathique avec "Slumdog Millionnaire",
un film avec un joli traitement photographique qu'on résumera en
"T'es né avec la mouise, te plains pas tu vas gagner 20 millions
de roupies". Roupipip hourra !
(Vous noterez avec perspicacité que je ne saute pas au plafond
non plus)



Quand on s'intéresse à l'Art nouveau on doit avoir lu "A
rebours" de Huysmans écrit en 1884, parce que inspiration,
parce que anti-conformisme, parce que anti-classicisme.
J'ai donc commencé à lire "A rebours".
Ben... c'est chiant.
Bon allez, j'argumenterai plus longuement demain... ou une autre fois si je tente de m'y replonger.
De retour chez moi, je découvre que mes deux hôtes ont d'abord
semblé "très sympas !" d'après mes colocataires,
mais en plus il m'ont laissé deux petits cadeaux sur la table de
ma chambre : des chocolats et du jus de fruit en remplacement de celui
au sujet duquel j'avais dit en ouvrant le frigo "ce jus de fruit
est à moi, vous pouvez en boire".
Ce samedi matin, en jetant un oeil au jus de fruit qui n'avait pas bougé
d'un pouce j'ai réalisé que le jus de fruit en question
- du smoothie - devait être conservé au frigo. Dessus,
c'est marqué "Innocent".
Considérant (en un seul mot) qu'il est resté à une
vingtaine de degrés pendant une soixantaine d'heures, ce jus de
fruit frais pas au frais n'a probablement engendré depuis son achat
qu'un simple phénomène de fermentation absolument pas nocif,
mais accéléré par ce stockage à une température
trop élevée. Mon esprit peu téméraire aurait
tendance àme pousser à l'envoyer directo dans les toilettes
sans passer par mon système digestif et urinaire mais néanmoins...
je vais tenter l'expérience.
Rendez-vous dans les prochains jours pour vous parler de diarrhée.
(Non il parait que ça ne rend pas malade, mais je crois qu'en presque 6 ans de journal je n'avais jamais écrit le mot diarrhée)
Loger les deux bassonistes dont je parlais hier m'aura au moins permis
de ne pas rester cloîtré chez moi et d'aller rendre visite
à des amis. J'avais en fait l'embarras du choix, les propositions
de couchage venant aussi bien du 15ème que d'outre-périph.
Mias c'est le logement le plus proche de mon boulot que j'ai choisis,
permettant de surcroît de revoir A&P et de parler sérieusement
du site web de P en mangeant des pizzas, bien que P soit allé chercher
des pizzas au mauvais endroit car A préfère les pizzas de
chez l'autre mais si enfin là-bas !
Bon la prochaine fois je prendrai une photo, ça égayera
un peu ce morne journal où je n'ai rien à dire. En plus
la petite avait la varicelle, vous auriez pu croire que j'étais
allé voir une expo de cette japonaise folle de pois dont j'ai oublié
le nom et ne me demandais pas d'aller chercher, j'ai la flemme.
C'est bien agréable de rendre service, et puis, de surcroît, après tout, au final, en y réfléchissant, ça fera du bonus au purgatoire. M'enfin parfois, c'est quand même un peu agaçant de poiroter... d'autant plus agaçant quand, une fois celui que vous allez héberger arrive, il vous apprend qu'il est en retard pour une stupide histoire de billet de train et qu'il n'a même pas daigné vous prévenir qu'il n'avait pas pris le train prévu mais un autre 45 minutes plus tard.
Et en plus ils sont deux.
J'aime les gens. Oui oui j'aime les gens.
- Encore ?
- Ben oui encore !
- La cinquième fois en huit jours ?
- Ben oui...
- Mais tu vas ressembler à Hulk à la fin !
- Non, Hulk est vert et il se transforme en 15 secondes.
- Et toi il te faudra bien 15 ans non...
- Au moins ! Pourtant en ce moment c'est insupportable d'y aller, y a un monde fou, le vestiaire est une vraie ruche.
- Mais dans une ruche il n'y a qu'une seule reine, non ?
- Tu m'étonnes, j'ai une fichue concurrence.

Et
voilà que l'on annula encore. On ne fait pas toujours ce qu'on
veut. Au lieu d'un trio expo-resto-kino avec Agla, ce fut donc un trio
soldes-pizza-vampires.
Soldes parce que je pensais être raisonnable et
me limiter à cette paire de chaussettes Ted Baker, mais j'ai bêtement
et inexorablement craqué pour les 70% proposés sur une longue
veste à rayures d'une classe aussi folle que mon idée de
l'avoir achetée, et puis je suis allé m'acheter une petite
paire de chaussures supplémentaires Fred P dans cette boutique
extrêmement dangereuse pour mes nerfs car toute proche de chez moi
et vendant du Fred P et du Ben S. Je suis irrécupérable,
faut me marabouter, mes mettre des claques, je ne sais pas... C'est pas
comme ça que je vais me payer mes vacances.
Pizza
parce que J voulait contenter son appétit d'ogre et que j'étais
prêt à vivre une expérience hors du commun : aller
chez Pizza Houte pour étudier la nourriture nord-américaine.
Je vais devoir me fouetter à l'origan baigné dans l'huile
d'olive pendant 5 jours et 5 nuits pour me laver de ce pêché.
Vampires parce qu'à 21h50 J a dit : "Oh
mais on pourrait aller voir ton* film !". J'ai donc enfin vu
"Les Prédateurs" sur grand
écran car je l'avais déjà vu deux ou trois fois à
l'époque antique des cassettes vidéos. 1983, Deneuve, Bowie,
Sarandon et toute une image vraiment teintée de ce début
des années 80 : Ah Bauhaus ! Ah le chignon et les épaulettes
de Deneuve ! Ah la coupe lesbo-punko-chic et l'imper métallisé
de Sarandon ! Tiens faudrait que je retourne le voir pour vous en parler
plus longuement en revenant sur la scène de ralenti avec envolée
de mèche, les voilages et les colombes... (Et le pire, c'est que
je suis capable d'y retourner)
* qui n'est pas le mien mais celui que je devais aller voir avec Agla
et dont justement nous avions parlé la veille.
Je n'ai rien contre Jane Birkin mais je préfère quand même le 3ème mouvement sans sa voix par-dessus, me suis-je dit au moment de rédiger cette journée qui coïncidait avec le début de mon écoute de la 3ème de Brahms.
Kurt Masur & New York Philharmonic Orchestra!
(Et là j'arrive à la partie de cor, oh la la j'adore le cor je vous l'ai jamais dit ?)
Bref... alors en fait à cause de Brahms je n'ai pas commencé ce journal comme prévu... Je recommence...
Chez Noyaux & Rafinement, on a tout vu : des bocaux d'olive,
des fruits à la moutarde qui arrachent la tronche, un vernissage,
plein de blogueurs, des homosexuels, une Agla, un dissolvant, des hétérosexuels,
les fesses d'Alessandro, un épicier dansant, des enfants, des vitrines
finies qui ne semblent pas finies, son ex qui n'est vraiment pas souriant,
des grosse nouilles, Thierry Lhermitte, des EMO passant devant la vitrine
le samedi, etc. A présent on peut y voir... suspense... des tables,
une vitrine réfrigérée, une trancheuse à trancher,
un tablier sur l'épicière, un petit évier, une machine
à café, etc. On peut donc y... y... y quoi ?... y... manger.
Ok personne ne veut jouer. Bref. On peut donc y manger à midi ou
plus tard : y aura bien un touriste américain qui voudra son assiette
de formaggio à 16h15 avec un cappucino.
J'ai donc testé pour vous l'assiette mixte du 36 rue K et toutes
ces saveeeeuuurs de fromââââge et de charcuteriiiiies
c'est diviiiiin. Non sérieux j'ai l'air de déconner mais
c'est super bon. Ce qui signifie évidemment que je vous conseille
d'y aller... C'est
pas là...
Ce déjeuner était aussi l'occasion de voir Mme Dijon et de préciser les besoins en expo et finalement y aura pas vraiment de nouvelle expo photos mais presque.
Et vous imaginez qu'après un verre de vin rouge italien et une assiette anti-régime je suis allé à la salle de sport ? Vous imaginez ? Et à pied au pas de course en plus ! Et sous la neige en plus ! Et pour la quatrième fois de la semaine en plus ! De toute ma vie ça ne m'était jamais arrivé je crois, même lorsque je travaillais pas du tout pour gagner moins et que donc j'avais du temps libre. Attention, ça rigole plus les filles, ça va être le journal de l'Albâtre bientôt...
Anne-Marie
aime probablement encore Alex. Mais elle le quitte. Incompatibilité
de vie, d'avenir. Ils se fréquentent encore, se voient au centre
commercial, lieu à mille lieues d'un quelconque romantisme. Mais
lui vient à en aimer une autre : l'Autre. Cette Autre qui donne
son titre au film et dont l'existence devient insupportable aux yeux d'Anne-Marie.
L'Autre. Un film à la tension telle que
j'en suis ressorti grogui, marchant d'un pas lent jusqu'à chez
moi. Un film à la tension telle que deux scènes où
la folie d'Anne-Marie ont engendré un fou rire (communicatif) pour
certains spectateurs. Un film à la beauté visuelle et sonore
saisissante : un montage parfait, une mise en scène parfois étonnante,
une photo surtout splendide... et une actrice admirable : Dominique Blanc
(qui, comme me l'a fait remarquer mon colocataire, ressemble à
Bette Davis). Un film au scénario si léger, se basant presque
uniquement sur la psychologie d'Anne-Mari, et nous sortant le grand jeu
stylistique pourrait virer à l'insupportable, à l'ampoulé,
à l'envie de vomir. Mais il m'a subjugué.
(En plus il y a Helena Noguerra qui chante...)
Suite à un coup de téléphone (que j'aurais dû passer depuis longtemps pour prendre des nouvelles de mon expo photo dijonnaise) me voici qui me lance dans un nouveau projet d'exposition. Rien n'est encore fait, pour l'instant je viens de faire un peu de tri pour l'idée que j'ai en tête, et parmi les 60 photos pré-sélectionnées peut-être trouvera-t-on notre bonheur. Je mets un peu la charrue avant les boeufs, peut-être que le projet ne se fera pas, mais ç'aura été au moins l'occasion de jeter un oeil sur quelques souvenirs relativement récents. L'autre bonne nouvelle, c'est la vente de trois photographies. Et, cette fois-ci, contrairement aux photos vendues à Paris, à des personnes que je connais pas. Et vous savez quoi ? Ben ça fait plaisir. Ben ouais. Etre aimé par mes amis aussi, hein, qu'on ne se méprenne pas !
Et comme un projet n'arrive jamais seul... ben... je viens de commencer un nouveau blog. Oh mais juste un tout petit blog de rien du tout... un blog de souvenirs d'enfance. Mais comme je suis un petit cachotier, j'attendrai la dixième note avant de dévoiler l'adresse de ce blog. Na !
Note à moi-même. Me taper sur les doigts pour arrêter tout de suite ce nouveau blog et commencer, continuer ou finaliser le site du Cercle Guimard, le site de smiling O, le site de Philippe K, l'affiche du prochain concert de l'OSC, le site de Ralf König, l'envoi de ma compil, la rédaction de mon journal londonien, mon vrai blog de photos à la place du faux, mon déménagement*, le tri dans mes vieilles fringues, le tri dans mes magazines, et mettre enfin un coup de pied à cet horizon de procrastination.
* Je cherche deux ou trois paires de bras le 15 ou le 22 février c'est selon... Y a presque rien à trimballer n'ayez pas peur.
Le conseil du jour : ne pas touiller des pâtes avec les doigts avant de les manger en surfant, sinon ça me de l'huile sur la molette de la souris et la molette ne fonctionne plus. En même temps il était 19h15, ma journée de boulot venait juste de se terminer et je crois que je n'ai pas réfléchi à mon acte de touillage suivi d'un non-essuyage de main complètement inconscient.
(Pinèz y a un de ces souk dans ce journal aujourd'hui)
Nous avions en commun des moments : un dîner au Zango pour lequel
je me rappelais même le goût médiocre du vin, une longue
promenade depuis le Marais jusqu'à la rue de Javel, quelques instants
passés lorsque ce journal était en jachère, il y
a presque cinq ans. Je pourrais même être plus précis
sur les dates, quelques photographies faisant foi.
Quand son visage est apparu sur l'écran, l'autre jour, je l'ai
salué. Il ne se souvenait pas de moi. Rien. Ni le resto, ni la
promenade, ni rien. Il voulait se rafraîchir la mémoire en
me voyant en trois dimensions. Dont acte. Ce soir. Dans un bar de son
quartier.
Rien. Toujours rien. J'étais un oubli. Même pas un être
flou, même pas un spectre aux formes approximatives s'extrayant
avec difficultés des souvenirs accumulés. Rien. Quelle étrange
sensation, qui me fait penser à cette citation de Céline
:
Les vivants qu'on égare dans les cryptes du temps dorment si bien avec les morts qu'une même tombe les confond déjà.
Ce soir, j'ai pris pleine possession du sens de cette phrase : j'étais moi-même un de ces égarés.
Parmi
les petits plaisirs éparpillés au fil des pages de la correspondance
de Lalique, il en est un qui dépasse tous les
autres, à supposer qu'il ne soit pas tout seul si l'on a l'honnêteté
de reconnaître que c'est plus une lecture intéressante que
plaisante. Bref, l'un des petits plaisirs, ce sont les formules qui terminent
les lettres, surtout celles reçues par Lalique, quelques-uns de
ses amis ayant l'épistole légère. Je n'en suis qu'au
printemps 1894, et pour l'instant c'est le peintre Michel Zamacoïs
qui remporte la palme avec un "je vous les brise avec compliments".
Enfin bon je précise qu'il changeait à chaque fois de formule
pour lui dire qu'il lui serrait la main très fortement... Non ?
Ca ne vous fait toujours pas rire ? Mmmmm je crois que ça n'amuse
que moi... ça doit être mon côté Almanach Vermot.
Seigneur, bénissez celui qui a inventé les "Tortina" de chez Monoprix Gourmet ces délicieuses petite gaufrettes au chocolat au lait et aux noisettes qui vous font oublier égoïstement, à l'instant où vous les mettez en bouche, que votre capital carbone a pris un malus à cause de leur emballage individuel. Le deuxième problème c'est que leur nom me fait penser à Georgina Dufoix (c'est la dernière fois...).
Exercice 1 : Un comique de répétition relatif à un jour du mois dernier se cache dans ce paragraphe. Sauras-tu le retrouver ?
J'ai
tout fait pour ne pas être en retard : je me doutais qu'au froid
qu'il faisait OP me détesterait un peu plus à chaque seconde
qui s'écoulerait. J'ai eu cinq minutes de retard à cause
d'un horaire de bus erroné : c'est tellement plus facile de mettre
son retard sur le dos de la RATP.
Quand je suis arrivé, OP était donc juste frigorifié
à faire les 100 pas devant la Conciergerie. A
l'intérieur, c'était gratuit et il faisait nettement moins
froid. Nous n'avions pas rendez-vous pour se rappeler la mémoire
de Marie-Antoinette et des condamnés à mort par le tribunal
révolutionnaire, mais pour voir l'exposition sur les expositions,
qu'elles fussent internationales entre les deux guerres voire universelles
de 1855 à 1900. Evidemment celle qui nous intéressait le
plus était celle qui eut lieu en 1900, intérêt pour
l'Art nouveau oblige... A l'issue de l'expo, je n'avais pas appris grand
chose sur cette édition, beaucoup plus sur les autres. J'avais
tout de même appris que j'avais comme compagnon de visite quelqu'un
bourré de connaissances sur l'Art nouveau... Alors OP, à
quand ce blog ?
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Mes blogs et Autopromo :
.
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blog avec des trucs à manger et avec d'autres blogueurs
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des trucs complètement débiles mais pas seulement.
. Mon site sur Ralf König que j'ai un peu abandonné le pauvre.
Bientôt :
Une épaule tatoo ?
Expo Gainsbourg
Alain Bashung
Chaniers
Lyon ?
Vienne ?
...
Pense-bête
qui ne sert apparemment à rien :
- Acheter des dvd vierges
- Faire réparer mon DD externe
- Lire ce pense-bête
Et
sinon :
La police du bandeau du mois s'appelle... euh... je ne sais plus...
La photo du bandeau du mois a été prise à Nancy