Vous
ne les trouvez pas plus fermes que les anciens ? Bon certes, j'ai roupillé
pendant une heure sans bouger un cil, mais tout de même, le moelleux
des anciens sièges de 2nde classe va me manquer... Ouvrant définitivement
les yeux à Saint-Pierre-des-Corps département 37 voiture
20 place 64 vers 16h17, je me suis plongé dans un feuilletage de
magazines où j'ai plus regardé (les images) que lu (les
textes).
Correspondance à Angoulême, je m'installe tranquillement
en voiture de tête, mais c'était sans compter sur une demi-douzaine
de "copines de train" s'embarquant dans des conversations de
comptoir, sans comptoir. Le temps est pluvieux, les conversations plurielles,
moi plumé de mon calme, les envies plusieurs, l'exaspération
plutôt.
Terminer le mois sur une note négative ? Ah mais non, j'arrive
à la campagne pour trois jours ! C'est pas beau ça ?
20h. Mon planning semble être en mesure d'être tenu d'ici
demain, je peux donc quitter le boulot. Une légère faim
me tiraille, un fromage blanc from the fridge fera l'affaire pour ne pas
m'évanouir à la salle de sport.
21h20. Je suis à la salle de sport depuis une heure, ça
suffit, j'en ai marre.
21h26. Cinq minutes d'abdos ça suffit. En vrai ça suffit
pas vraiment mais moi je dis "ça suffit !".
21h37. Le cheveu encore légèrement humide je sors de la
salle de sport. Une bonne faim me tiraille mais je passe devant les vendeurs
de kébab en les ignorant outrageusement.
21h39. Je monte dans le bus.
21h50. Je descends du bus.
21h55. Je suis devant le meukeudeux. Y a une séance à 22h
: "The pleasure of being robbed". Ca dure 1h10, c'est
parfait. Evidemment la faim me tiraille toujours.
21h56. J'achète une paquet de 47 grammes de chips au paprika.
21h57. Je m'assieds au fond de la salle.
21h58. J'ai déjà dévoré les 47 grammes de
chips au paprika.
22h30. Je m'ennuie devant le film, je regarde l'heure. Cette cleptomane
newyorkaise filmée caméra DV à l'épaule m'exaspère,
j'ai envie de lui mettre des claques.
22h42, 22h55, 23h08. Je regarde l'heure. Elle a piqué une voiture
avec un pote, elle ne savait pas conduire mais elle l'a emmené
à Boston, elle a attrapé une mouche et elle est revenue
à New York et elle a garé la voiture en créneau mais
bon facile y avait un boulevard. Elle est insupportable, j'ai toujours
envie de lui mettre des claques, heureusement il y a eu 5 secondes absolument
splendides quand elle est en train de chercher une place pour se garer.
23h20. C'est fini, je sors complètement exaspéré
de ce film, en plus y a un ours blanc en peluche grandeur nature à
un moment on se serait cru dans un clip de Björk. J'ai encore un
peu faim, faut croire que ça m'a pas coupé l'appétit
et puis faut dire que j'ai bu 50 cL d'eau pendant la séance parce
que ça limite les courbatures donc ça m'a un peu rempli
l'estomac donc j'ai moins faim que si j'avais pas eu soif.
23h26. Y a des viennois au chocolat dans le frigo, de toute façon
je bouffe trop en ce moment ce sera suffisant.
Je continue la lecture de "L'appareil-photo" de Jean-Philippe Toussaint, dans lequel l'appareil en question n'est pas encore arrivé. Le narrateur et son esprit léger et malin serait de toute façon capable de ne jamais avoir d'appareil photo, tandis qu'à la moitié du récit il fut question, avec nonchalance et espièglerie, de leçons de conduite, de trafic de jambon ou de bouteille de gaz vide.
Au fait, dis-je, je lui ai dit que vous étiez ma femme. Vous avez bien fait, dit-elle. Vous vous appelez comment à propos ? Pascale, elle s'appelait Pascale Polougaïevski.
Il prenait le RER, prenait ensuite l'avion, s'envolait pour le Brésil
et quinze jours. Il m'attendait en bas, j'étais presque à
l'heure.
Je poussai la porte entrouverte de ma chambre, puis un cri de rage dans
lequel flottèrent probablement deux ou trois grossièretés
à l'encontre des chattes. L'une d'elle avait vomi là après
avoir mangé des pétales et des feuilles de mes tulipes et renversé
un verre faisant office de vase pour l'une des fleurs. Deux photos mouillées,
un nettoyage à quatre pattes et une sourde exaspération
furent le résultat de la boulimie florale de cette saleté
de chatte qui osera peut-être moins, après un coup de pied
au cul, pénétrer dans ma chambre pour y déverser
sa bile.
Allez... quelques flûtes après ces quelques zut...
Au moment de partir, il pleuvait des hallebardes : c'était l'occasion
de ressortir cette vieille expression et mon parapluie. Je l'accompagnai.
M'inquiétai au retour d'une grippe non porcine, espérant
le virus envolé à mon arrivée jeudi.
Le programme des cinés alentours n'engendrant pas un enthousiasme
suffisant, il dit : "Et si on allait voir Kandinsky ?".
Oh oui* !
Et nous allâmes voir Kandinsky, qui trône
actuellement à Beaubourg. Le voir, le regarder, l'admirer, l'étudier,
le décrypter, le décortiquer, s'en étonner. L'exposition,
simplement chronologique, est un parcours efficace dans l'oeuvre magnifique
du peintre. Un parcours au cours duquel on voit donc doucement et librement
évoluer sa peinture et... les titres de ses tableaux (vous y faites
attention à ça, vous ?).
Il était tout de même trop tôt pour quitter Beaubourg. Après un arrêt à la librairie où il m'offrit un livre sur le Bauhaus, ce cher Georges nous accueillit sur une petite banquette rose de laquelle on put regarder le ballet des serveurs si joliment habillés et des serveuses si courtement vêtues tandis que le soleil vint peindre des ombres sur les formes ondulantes et métallisées. Plus tard on écouta Avril. Il était encore temps.



* Tiens ça me rappelle la pub pour Chambourcy.
Du rose, du rose, oui mais quoi ? Remettre la même chemise qu'il
y a trois mois ? S'habiller en multicolore en glissant une pointe de rose
dans un détail insignifiant ?
Un tour dans quelques (mais trop peu de) boutiques parisiennes ne m'aura
pas aidé, et les boutons de manchette en passementerie - rose bien
sûr - finalement achetés au béhachvé ne seront
pas rentrés dans les trous. OK j'abdique (Rivers), va pour la chemise
rose, agrémentée cette fois d'une cravate verte...
Du rose de toute façon, on en aura eu à flot et à flonflons durant la soirée, jusqu'à une prestation plus qu'approximative des soeurs jumelles, plus nées sous le signe des "j'ai mal" que des gémeaux.



Décidément, les soirées de l'ambassadrice sont toujours réussies...
"Mon sein est gonflé d'amour et il frissonne de vie",
lui dit-elle langoureusement avant de l'embrasser fougueusement au risque
de glisser ici deux adverbes un peu lourds. Elle était reine d'Egypte
et allait donc porter son enfant qu'ils appelleraient Césarion,
un prénom ridicule qui n'entraînerait cependant pas la moindre
moquerie de ses camarades de classe, et pour cause : il n'aurait pas de
camarade de classe et on ne se moque du fils de l'Empereur sans risquer
un tranchage de tête.
A part ça l'apéritif avec S avait été ensoleillé,
mais noyé sous des milliers de pétales virevoltant sur la
place Gambetta et allant se glisser jusque sur la mousse. Des pétales
tellement virevoltant qu'on aurait cru l'arrivée de Cléopâtre
à Rome, tiens ! Le pot de tarama a, quant à lui, plus voltigé
que virevolté, mais ceci est une autre histoire sans intérêt,
je dis juste ça pour dire que j'ai principalement dîné
de 50 cL de soupe.
- Mais enfin tu racontes n'importe quoi, on ne comprend rien.
- Ben oui c'est pour être drôle.
- Ben c'est loupé. Bon enfin on a quand même compris que
t'avias regardé Cléopâtre.
- Oui, la première partie seulement.
- C'est avec qui ?
- Liz Taylor.
- Taylor ?
- Oui jaylor, il est 0h34.
(Il parait que mes jeux de mots sont lacaniens... vous vous rendez compte un peu ?)
Julia aime Johnny qui aime justement Julia qui a un frère alcoolique,
une père richissime et une soeur rebelle.
La soeur en question s'appelle Linda.
La soeur, en réponse, rêve de liberté.
... Liberté, maître mot de ce "Holidays"
de Cukor, film de 1938 sur les écrans de l'Action Ecole hier entre
un diabolo menthe et un petit Chablis. Un film qui me fait regretter de
ne pas passer plus de temps devant ces vieilles comédies brillantes
et... pas si légères que ça. Sans compter qu'en plus
il y avait l'adorable Cary Grant et l'extraordinaire Katherine Hepburn,
qui mettent au tapis tous les acteurs contemporains... qui doivent donc
avoir une dent contre Cary.
Merci d'avoir ri.
Faut vraiment que je me repose le corps et l'esprit... Les week-ends à Madrid c'est pas vraiment idéal pour ça je crois. Allez... bonne nuit...
Je n'avais jamais vu de film de Straub et Huillet. Ce soir, assis entre un gars qui baillait et une fille qui gloussait, j'ai vu trois courts-métrages, dont deux tournés par Straub depuis que sa compagne est morte. Moi qui fais toujours dans la concision, ben... me voilà bien embêté de vous raconter ça en trois lignes. En tout cas j'ai baillé et gloussé, mais le troisième film, réponse au premier, m'a vraiment subjugué. Quant au deuxième (tourné par le couple) il m'a profondément ennuyé (oui oui je le dis tout net) et surtout faut que je vous raconte le coup de la pancarte mais je ne sais pas trop raconter les histoires à l'écrit alors demandez-moi de vous parler de la pancarte quand on se verra...
Et après ? Ben on a mangé la roquette qui pousse sur la terrasse du gars qui bailla*.
* Salvador de bailla ? Marcia bailla ?
- Salut, quoi de neuf ?
- Rien.
- Rien ?
- Non, rien.
Allez... zou ! Des photos en vrac prises ce 19 avril... Vous constaterez qu'il n'y a pas beaucoup de photos parce que le menu du jour c'était : parque del Retiro, Caixa Forum (avec expo Vlaeminck et morue sur lit de tripes au restaurant), Plaza Mayor...


















... mais que celles de l'aéroport mérite une taille plus importante.





Bon ben voilà c'était Madrid...
Allez... zou ! Des photos en vrac prises ce 18 avril... Vous constaterez qu'il y a beaucoup moins de photos, parce que j'ai passé beaucoup plus de temps dans les musées. J'ai donc beaucoup de choses à raconter : le jardin botanique, el museo de la Reina Sofia, el trén para Mostoles, el CA2M, la Caixa Forum, la Filmoteca, Chantal Ackermann sold out, des civelles. Revenez plus tard (à la santo glinglino ?) pour plus de détails...















Allez... zou ! Des photos en vrac prises ce 17 avril... vous constaterez que l'architecture madrilène ne m'a pas beaucoup inspiré. La ville ne vaut pas vraiment le déplacement pour la beauté de son architecture historique. Les surprises viennent plus des bâtiments contemporains et des quartiers populaires aux façades colorées. Revenez plus tard pour plus de détails (les cafés, Atocha, Lavapiès, Chueca, el Prado, des tapas, des vidéos, du Riojas, un bar à tapas, une pauvre salade...)








































18h45, aéroport Charles de Gaulle : macarons de chez Ladurée et martini.
19h15, aéroport Charles de Gaulle : sandwitch et bière.



23h30, Madrid, bar dont j'ai oublié le nom : un verre de Riojas.
0h12, Madrid, bar "El Local" : un verre de Riojas.


0h44, Madrid. Des vaches emballées dans du papier bulles... il était fort le Riojas, non ?

Bon alors je prends cinq minutes de pause en ce jeudi après-midi pour écrire que je suis allé voir l'Idiot, un film de Pierre Léon d'après un épisode du roman éponyme de Dostoïevski, et que j'ai véritablement adoré ce huis-clos en noir-et-blanc où Laurent Lacotte* est merveilleux** et Jeanne Balibar absolument extraordinaire. Cette actrice m'émerveille décidément à chaque fois...
... Voilà je retourne bosser et je penserai à vous dans l'avion qui m'emmène à Madrid ce jeudi soir... ¡Hasta lunes!
* en plus il lit du Kandinsky sur un écran accroché au musée Bourdelle jusqu'en août.
** Et je ne dis pas ça uniquement parce qu'il lit, de sa voix de velours, du Kandinsky sur un écran accroché au musée Bourdelle.
NB. Un huit-clos de fin de soirée peut-il être appelé un nuit-clos ?
- Hola ! Que tal ?
- Hola ! Bien ! Y tu ?
- Bien, gracias !
- Tu n'as rien trouvé de mieux pour faire comprendre à tes lecteurs que
tu révisais un peu ton espagnol avant d'aller à Madrid ?
- Non j'ai rien trouvé de mieux...
- Remarque ça change des poésies foireuses des dos ultimos
dias...
- Claro que si !
- M'enfin tu feras attention, ton espagnol il sent le risotto si tu vois
c'que j'veux dire.
Les longues berges beiges hébergèrent nos pas.
Des pointes de couleur heureusement, ci et là :
le mauve d'une péniche, le vert vif qui frappa
nos esprits moins grisés.
J'abrège ce zèle poétique pour dire qu'à part une marche de 9 kilomètres y a eu un Chéri au programme. Un Chéri plutôt agréable d'ailleurs, mais il aurait fallu, pour mieux en profiter, que je ne scrute pas le moindre de ses recoins. Hein ? Mais non je parle du film...












L'air
était printanier ; les cloches sonnèrent. Dimanche un peu
studieux, un peu tranquille au soleil sur le balcon, un peu ménager...
un peu tout ça...
Le presse-purée sous le bras, je partis, quelques rimes en tête
qui finiraient tronquées ici...
Et je me presse, purée.
Je hâte mes fesses, furet.
Après la messe murmurée
Comme des caresses par le curé.
Tu me délaisses ? Déluré.
... Non, c'est nul, je laisse tomber.
Et là, vous allez me dire, mais pourquoi ce presse-purée ?
Pour une purée carotte-gingembre, mais aussi du foie gras maison,
un gigot, des flageolets, un tiramisu maison, et du vin. Oh la la oui,
du vin. Et si je me taisais un peu ?
Raconter le moment fort de cette journée, à savoir le spectacle "Jerk" vu au théâtre de la Bastille ce samedi soir, mettrait un violent coup de rangers dans la sagesse de ce journal. Une rangers de surcroît maculée d'on-ne-sait-quoi.
Raconter le reste de la journée offrirait à ce 11 avril un visage habituellement anodin, coloré d'un livre orange, d'une cravate rouge et du tee-shirt vert fluo de Dim, parfumé d'anisette ou de valpolicella, noyé dans les ambiances d'une salle de sport, d'un béhachvé homme, d'une épicerie oléafarineuse, d'une terrasse 1900, d'un resto italien ou d'un bar à vin à la clientèle englishisant trop fort. Un visage, si c'était le mien, aux cheveux coupés sous un tarif excessif par un coiffeur amusant et... un poil dragueur, non ?
Raconter tout cela, certes, mais si je me taisais un peu ?
PS. Le broc en plastique rouge était finalement, dans ma mémoire, dans la case grands-parents...
Il m'a dit je ne t'aime pas.
Cette phrase était la troisième de la quatrième
de couverture du livre qu'il venait de m'offrir. On a parlé de
l'auteur - Valérie Mréjen -, brièvement. Par chance,
hasard et erreur je la connaissais sans avoir jamais acheté un
de ses ouvrages. Je me souviens pourtant bien mes moments d'hésitations
devant "Mon grand-père" ou devant celui-ci au
titre aussi acidulé que la couleur de sa couverture : "L'agrume".
Il m'a dit "Comment s'est passée ta journée ?".
Je crois que je n'ai rien trouvé de positif à lui raconter
(sauf en parlant de la glycine que ma mère m'avait décrite
en fleurs). J'attendais pour cela de retrouver Natt et Finc ; nous partîmes
les retrouver. Elle avait de la paille dans les cheveux, il était
de passage avant l'Afrique. Elle eut deux pailles dans son verre, je rêvai
de vacances au soleil.
Le broc en plastique transparent et rouge était quelque part dans
ma mémoire. Dans la case grand-mère ? Non, plutôt
dans la case cantine, mais la cantine je n'y avais mangé qu'une
fois, lorsque mes parents étaient allés aux obsèques
d'un cousin. Il y avait de la purée de pois cassés. Hantise.
Peut-être était-ce dans la case goûter à l'école
maternelle... Après tout qu'importe.
Le broc en plastique transparent et rouge était posé par
terre, au milieu d'un jardin dessiné principalement de lignes droites,
entre lesquelles était étalé du gravier rose, bleu,
moutarde ou vert. Décrire ce jardin en quelques mots pour ne pas
dépasser le quota autorisé ici serait une gageure. Je me
contenterai donc de vous conseiller d'aller (avant le 3 mai !) au 104
voir la villa Arpel, villa qu'on voit dans le film "Mon Oncle"
de Tati.
... bon évidemment Nicolas Feuillatte ne sera pas là quand vous irez.



-
Ni carte ni chèque ?
- Mouais... quelle galère. Résultat BruBoy est allé
errer dans les rues du 6ème à la recherche d'un distributeur
Automatique de Billets acronymement appelé DAB.
- ...Comme d'hab !
- Pfff... Et j'ai donc encore des dettes (message subliminal à
qui de droit).
- Contre les petites dettes faut Baygon Jaune.
- Oh la la mais c'est un festival !
- Oui bon mais tu as bien mangé ?
- Oui pas mal, genre cantoche française de bonne tenue avec soupe
de potiron et pintade au chou. Accompagné d'un St Joseph.
- Ah ben ça tourne au journal de pochtron ici...
- De fin gourmet s'il-te-plait... et puis ouais, on se voit pas souvent
avec BruBoy alors ça mérite bien ça.
- Toutes les occasions sont bonnes... Mais tu ne devais pas parler de
Dominique A ?
- Ah oui, je voulais parler de l'émotion que j'ai en écoutant
sa chanson "Immortels".
C'est magnifique...
- e-mortadelle ? C'est de la charcuterie virtuelle ?
- Hi hi hi...
- Arrête de rire bêtement... Bon ben tu m'en parleras demain
parce que là je vais me coucher...
Nous
avions rendez-vous à 19h à la Cinémathèque
pour LE rendez-vous à ne pas manquer ce jour : le vernissage de
l'exposition sur Tati et l'inauguration du resto du lieu avec coupe de
champagne à l'appui. Mieux vaux être inauguré par
l'appui de champagne que par la pluie de Moselle, n'est-ce-pas ?
L'expo Tati ? Un monde coloré et amusant qu'il faudra revenir voir
dans de meilleures conditions... tout en profitant des séances
sur grand écran de Playtime et autres films de l'artiste afin de
délacuner mon cervelas.
A propos de cervelas, t'as pris de la charcuterie ?
Autre lieu, autre temps, on parla de tatouage en feuilletant Butt
et Sang Bleu, et en écoutant Schubert, Saint-Saëns
ou Debussy. Que France Musique est douce les jours de grève...
PS. Penser à parler de Dominique A demain.



Finalement,
le site d'un cercle, ça peut faire tourner. En bourrique ou en
rond.
Car je m'imaginais, finalement, après mon abandon sportif des dernières
semaines, retrouver ENFIN le chemin plein de larmes et de sueur (aux premières
lueurs ? Ah non c'est pas ça...) de la salle de sport. Mais quelques
minutes avant l'heure de partir... patatra... menu cassé. J'avais
soudain l'impression d'être une vache naturiste avec mes problèmes
de meuh nus.
Merci d'avoir ri.
J'aurais pu ramener ici de ce dimanche quelques photos d'un spectacle à Clichy. Mais j'ai tellement fait de photos un peu plus tard, dans le 13ème, vers la Bibliothèque que... mon choix s'est porté sur celles-là :






... Parce qu'il n'y a pas que l'architecture Art nouveau qui m'intéresse et qui m'émerveille...
De toute manière, vraisemblablement si je fais correctement mon "travail", vous pourrez toujours voir des photos sur le site de l'orchestre, et même des vidéos, alors...
Alors voilà.
Il y eut d'abord d'incontournables tâches ménagères, au milieu desquelles un "Quel bordel ici !" sortit de la bouche d'un de mes colocs.
Il y eut plus tard, à petits prix, un achat vert, un achat mauve, un achat rayé. Vous pensez bien que cette histoire de journée sans achats, dont j'avais entendu parlé subrepticement à un comptoir la veille, m'était sorti de l'esprit.
Il y eut ensuite un thé en terrasse avec un Serginho encasquetté et une Natelic encravatée, où nous regardâmes les passants passer et les clochards faire des pompes et du vélos, mais je crois que "clochard" n'est pas politiquement correct.
Il y eut évidemment deux heures en compagnie de Barbara Carlotti (et de ses amis*) au Café de la Danse. Deux heures délicieuses, amusantes, fraîches, foutraques, drôles, dansées, sympathiques, simples, ensablées, nonchalantes et ensoleillées. Un plaisir, vous dis-je.
Il y eut enfin un bis à bulles avec Serginho et Natelic, puisque ils se trouvaient justement à Bastille. J'arborais cette fois la cravate verte achetée un peu plus tôt : on ne peut aller à un concert de Barbara Carlotti habillé comme un sac, non ? Si ? Ah oui...
** Jipé Nataf, Bertrand Belin, Philippe Katerine (pour une notable reprise de l'Amour à la Plage), The New Government, Monsieur Untel, etc . (je replacerai le "etc" quand j'aurais retrouvé les infos)




- Bon alors t'as encore une histoire de cravate à raconter ?
- Oui ! En ce vendredi trois avril deux-mille-neuf, pour la première
fois de ma vie, j'ai mis une cravate pour aller travailler.
- Hein ? Ben qu'est-ce qui t'a pris ?
- Ben rien, j'avais envie. Et je crois que je vais en prendre l'habitude.
Ca m'a tellement plu que j'en ai même mis une le soir.
- T'étais encore de virée le soir ?
- Oui j'étais invité à dîner chez un ami, avec
d'autres amis, et avec deux personnes que je ne connaissais pas. J'ai
passé une excellente soirée.
- Une de plus... Tu n'en as pas marre de ne passer que d'excellentes soirées
?
- Ah ben non et en plus y avait du foie gras maison, de la daube maison,
un excellent vin italien acheté chez Olio&Farina, des guimarderies
dont il faut que je parle en d'autres lieux... c'est d'ailleurs pour ça
que je ne dis pas qui est cet ami.
- Et ben, vous en faites des cachotteries...
- Et si on avait bu du Moulin-à-vent on aurait fait des Don Quichotteries.
- Oh ben t'es en forme malgré l'heure tardive... t'as le sang chaud
!
- San chaud Pansa bien sûr !
- Ben oui je t'ai tendu une perche.
- Ouais elle était téléphonée cette blague.
Parce que la perche est phone.
- Bon allez ça suffit je vais me coucher.
- OK OK... Mais reviens demain... y aura des cravates !


Note aux convives : j'ai
retrouvé les paroles d'Azzuro.
Note à moi-même : mettre cette chanson sur
mon téléphone portable.
Le musée Bourdelle présente jusque... euh... jusqu'en août
je crois... l'exposition temporaire "Ange Leccia et le Pavillon".
Et là, vous allez me dire... mais quel rapport avec les rillettes
? Le buffet mes amis, le buffet ! Ah ben ouais je me la pète carrément
maintenant, je suis devenu hyper mondain, ça va faire jaser...
et puis alors en plus j'ai longuement discuté avec une fille qui
avait dans son sac un playmobil habillé comme moi. Trop dingue.
Bottes marron, pantalon bleu, pull multicolore (le sien à carreaux,
le mien à losanges) et veste grise. En revanche le playmobil n'avait
pas de cravate.
Oui, à partir de ce jeudi, je mets des cravates. On ne peut pas
être mondain sans ça, non ? Ah si ? Ah oui. Mais revenez
quand même demain y aura encore une cravate.



En dehors de toutes ces considérations futiles allez au musée Bourdelle pour voir l'expo, c'est plein d'éléments amusants, poétiques et étranges, mais j'ai pas le temps d'en dire plus il est 18h53 je vais être en retard.

Hein
? Le premier avril ? Ah oui... Bon ben... non... j'ai pas de blague sous
la main désolé... J'ai rien de drôle non plus je crois.
Voilà.
Hein ? Oui oui revenez demain y aura des rillettes.
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qui ne sert apparemment à rien :
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- Faire réparer mon DD externe
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Et sinon :
La police du bandeau du mois s'appelle "H2D2
- Alevita".
La photo du bandeau du mois a été pris au FRAC de Haute-Normandie
(à Sotteville-lès-Rouen) le sameid 28 mars 2009.