Jeudi 30

Vous ne les trouvez pas plus fermes que les anciens ? Bon certes, j'ai roupillé pendant une heure sans bouger un cil, mais tout de même, le moelleux des anciens sièges de 2nde classe va me manquer... Ouvrant définitivement les yeux à Saint-Pierre-des-Corps département 37 voiture 20 place 64 vers 16h17, je me suis plongé dans un feuilletage de magazines où j'ai plus regardé (les images) que lu (les textes).
Correspondance à Angoulême, je m'installe tranquillement en voiture de tête, mais c'était sans compter sur une demi-douzaine de "copines de train" s'embarquant dans des conversations de comptoir, sans comptoir. Le temps est pluvieux, les conversations plurielles, moi plumé de mon calme, les envies plusieurs, l'exaspération plutôt.

Terminer le mois sur une note négative ? Ah mais non, j'arrive à la campagne pour trois jours ! C'est pas beau ça ?

Mercredi 29

20h. Mon planning semble être en mesure d'être tenu d'ici demain, je peux donc quitter le boulot. Une légère faim me tiraille, un fromage blanc from the fridge fera l'affaire pour ne pas m'évanouir à la salle de sport.
21h20. Je suis à la salle de sport depuis une heure, ça suffit, j'en ai marre.
21h26. Cinq minutes d'abdos ça suffit. En vrai ça suffit pas vraiment mais moi je dis "ça suffit !".
21h37. Le cheveu encore légèrement humide je sors de la salle de sport. Une bonne faim me tiraille mais je passe devant les vendeurs de kébab en les ignorant outrageusement.
21h39. Je monte dans le bus.
21h50. Je descends du bus.
21h55. Je suis devant le meukeudeux. Y a une séance à 22h : "The pleasure of being robbed". Ca dure 1h10, c'est parfait. Evidemment la faim me tiraille toujours.
21h56. J'achète une paquet de 47 grammes de chips au paprika.
21h57. Je m'assieds au fond de la salle.
21h58. J'ai déjà dévoré les 47 grammes de chips au paprika.
22h30. Je m'ennuie devant le film, je regarde l'heure. Cette cleptomane newyorkaise filmée caméra DV à l'épaule m'exaspère, j'ai envie de lui mettre des claques.
22h42, 22h55, 23h08. Je regarde l'heure. Elle a piqué une voiture avec un pote, elle ne savait pas conduire mais elle l'a emmené à Boston, elle a attrapé une mouche et elle est revenue à New York et elle a garé la voiture en créneau mais bon facile y avait un boulevard. Elle est insupportable, j'ai toujours envie de lui mettre des claques, heureusement il y a eu 5 secondes absolument splendides quand elle est en train de chercher une place pour se garer.
23h20. C'est fini, je sors complètement exaspéré de ce film, en plus y a un ours blanc en peluche grandeur nature à un moment on se serait cru dans un clip de Björk. J'ai encore un peu faim, faut croire que ça m'a pas coupé l'appétit et puis faut dire que j'ai bu 50 cL d'eau pendant la séance parce que ça limite les courbatures donc ça m'a un peu rempli l'estomac donc j'ai moins faim que si j'avais pas eu soif.
23h26. Y a des viennois au chocolat dans le frigo, de toute façon je bouffe trop en ce moment ce sera suffisant.

Mardi 28

Je continue la lecture de "L'appareil-photo" de Jean-Philippe Toussaint, dans lequel l'appareil en question n'est pas encore arrivé. Le narrateur et son esprit léger et malin serait de toute façon capable de ne jamais avoir d'appareil photo, tandis qu'à la moitié du récit il fut question, avec nonchalance et espièglerie, de leçons de conduite, de trafic de jambon ou de bouteille de gaz vide.

Au fait, dis-je, je lui ai dit que vous étiez ma femme. Vous avez bien fait, dit-elle. Vous vous appelez comment à propos ? Pascale, elle s'appelait Pascale Polougaïevski.

Lundi 27

Il prenait le RER, prenait ensuite l'avion, s'envolait pour le Brésil et quinze jours. Il m'attendait en bas, j'étais presque à l'heure.
Je poussai la porte entrouverte de ma chambre, puis un cri de rage dans lequel flottèrent probablement deux ou trois grossièretés à l'encontre des chattes. L'une d'elle avait vomi là après avoir mangé des pétales et des feuilles de mes tulipes et renversé un verre faisant office de vase pour l'une des fleurs. Deux photos mouillées, un nettoyage à quatre pattes et une sourde exaspération furent le résultat de la boulimie florale de cette saleté de chatte qui osera peut-être moins, après un coup de pied au cul, pénétrer dans ma chambre pour y déverser sa bile.

Allez... quelques flûtes après ces quelques zut...

Au moment de partir, il pleuvait des hallebardes : c'était l'occasion de ressortir cette vieille expression et mon parapluie. Je l'accompagnai. M'inquiétai au retour d'une grippe non porcine, espérant le virus envolé à mon arrivée jeudi.

Dimanche 26

Le programme des cinés alentours n'engendrant pas un enthousiasme suffisant, il dit : "Et si on allait voir Kandinsky ?". Oh oui* !
Et nous allâmes voir Kandinsky, qui trône actuellement à Beaubourg. Le voir, le regarder, l'admirer, l'étudier, le décrypter, le décortiquer, s'en étonner. L'exposition, simplement chronologique, est un parcours efficace dans l'oeuvre magnifique du peintre. Un parcours au cours duquel on voit donc doucement et librement évoluer sa peinture et... les titres de ses tableaux (vous y faites attention à ça, vous ?).

Il était tout de même trop tôt pour quitter Beaubourg. Après un arrêt à la librairie où il m'offrit un livre sur le Bauhaus, ce cher Georges nous accueillit sur une petite banquette rose de laquelle on put regarder le ballet des serveurs si joliment habillés et des serveuses si courtement vêtues tandis que le soleil vint peindre des ombres sur les formes ondulantes et métallisées. Plus tard on écouta Avril. Il était encore temps.

* Tiens ça me rappelle la pub pour Chambourcy.

Samedi 25

Du rose, du rose, oui mais quoi ? Remettre la même chemise qu'il y a trois mois ? S'habiller en multicolore en glissant une pointe de rose dans un détail insignifiant ?
Un tour dans quelques (mais trop peu de) boutiques parisiennes ne m'aura pas aidé, et les boutons de manchette en passementerie - rose bien sûr - finalement achetés au béhachvé ne seront pas rentrés dans les trous. OK j'abdique (Rivers), va pour la chemise rose, agrémentée cette fois d'une cravate verte...

Du rose de toute façon, on en aura eu à flot et à flonflons durant la soirée, jusqu'à une prestation plus qu'approximative des soeurs jumelles, plus nées sous le signe des "j'ai mal" que des gémeaux.

Décidément, les soirées de l'ambassadrice sont toujours réussies...

Vendredi 24

"Mon sein est gonflé d'amour et il frissonne de vie", lui dit-elle langoureusement avant de l'embrasser fougueusement au risque de glisser ici deux adverbes un peu lourds. Elle était reine d'Egypte et allait donc porter son enfant qu'ils appelleraient Césarion, un prénom ridicule qui n'entraînerait cependant pas la moindre moquerie de ses camarades de classe, et pour cause : il n'aurait pas de camarade de classe et on ne se moque du fils de l'Empereur sans risquer un tranchage de tête.
A part ça l'apéritif avec S avait été ensoleillé, mais noyé sous des milliers de pétales virevoltant sur la place Gambetta et allant se glisser jusque sur la mousse. Des pétales tellement virevoltant qu'on aurait cru l'arrivée de Cléopâtre à Rome, tiens ! Le pot de tarama a, quant à lui, plus voltigé que virevolté, mais ceci est une autre histoire sans intérêt, je dis juste ça pour dire que j'ai principalement dîné de 50 cL de soupe.

- Mais enfin tu racontes n'importe quoi, on ne comprend rien.
- Ben oui c'est pour être drôle.
- Ben c'est loupé. Bon enfin on a quand même compris que t'avias regardé Cléopâtre.
- Oui, la première partie seulement.
- C'est avec qui ?
- Liz Taylor.
- Taylor ?
- Oui jaylor, il est 0h34.

(Il parait que mes jeux de mots sont lacaniens... vous vous rendez compte un peu ?)

Jeudi 23

Julia aime Johnny qui aime justement Julia qui a un frère alcoolique, une père richissime et une soeur rebelle.
La soeur en question s'appelle Linda.
La soeur, en réponse, rêve de liberté.
... Liberté, maître mot de ce "Holidays" de Cukor, film de 1938 sur les écrans de l'Action Ecole hier entre un diabolo menthe et un petit Chablis. Un film qui me fait regretter de ne pas passer plus de temps devant ces vieilles comédies brillantes et... pas si légères que ça. Sans compter qu'en plus il y avait l'adorable Cary Grant et l'extraordinaire Katherine Hepburn, qui mettent au tapis tous les acteurs contemporains... qui doivent donc avoir une dent contre Cary.

Merci d'avoir ri.

Mercredi 22

Faut vraiment que je me repose le corps et l'esprit... Les week-ends à Madrid c'est pas vraiment idéal pour ça je crois. Allez... bonne nuit...

Mardi 21

Je n'avais jamais vu de film de Straub et Huillet. Ce soir, assis entre un gars qui baillait et une fille qui gloussait, j'ai vu trois courts-métrages, dont deux tournés par Straub depuis que sa compagne est morte. Moi qui fais toujours dans la concision, ben... me voilà bien embêté de vous raconter ça en trois lignes. En tout cas j'ai baillé et gloussé, mais le troisième film, réponse au premier, m'a vraiment subjugué. Quant au deuxième (tourné par le couple) il m'a profondément ennuyé (oui oui je le dis tout net) et surtout faut que je vous raconte le coup de la pancarte mais je ne sais pas trop raconter les histoires à l'écrit alors demandez-moi de vous parler de la pancarte quand on se verra...

Et après ? Ben on a mangé la roquette qui pousse sur la terrasse du gars qui bailla*.

* Salvador de bailla ? Marcia bailla ?

Lundi 20

- Salut, quoi de neuf ?
- Rien.
- Rien ?
- Non, rien.

Domingo diez y nueve

Allez... zou ! Des photos en vrac prises ce 19 avril... Vous constaterez qu'il n'y a pas beaucoup de photos parce que le menu du jour c'était : parque del Retiro, Caixa Forum (avec expo Vlaeminck et morue sur lit de tripes au restaurant), Plaza Mayor...

... mais que celles de l'aéroport mérite une taille plus importante.

Bon ben voilà c'était Madrid...

Sàbado diez y ocho

Allez... zou ! Des photos en vrac prises ce 18 avril... Vous constaterez qu'il y a beaucoup moins de photos, parce que j'ai passé beaucoup plus de temps dans les musées. J'ai donc beaucoup de choses à raconter : le jardin botanique, el museo de la Reina Sofia, el trén para Mostoles, el CA2M, la Caixa Forum, la Filmoteca, Chantal Ackermann sold out, des civelles. Revenez plus tard (à la santo glinglino ?) pour plus de détails...

Viernes diez y siete

Allez... zou ! Des photos en vrac prises ce 17 avril... vous constaterez que l'architecture madrilène ne m'a pas beaucoup inspiré. La ville ne vaut pas vraiment le déplacement pour la beauté de son architecture historique. Les surprises viennent plus des bâtiments contemporains et des quartiers populaires aux façades colorées. Revenez plus tard pour plus de détails (les cafés, Atocha, Lavapiès, Chueca, el Prado, des tapas, des vidéos, du Riojas, un bar à tapas, une pauvre salade...)

Jeudi 16

18h45, aéroport Charles de Gaulle : macarons de chez Ladurée et martini.
19h15, aéroport Charles de Gaulle : sandwitch et bière.

23h30, Madrid, bar dont j'ai oublié le nom : un verre de Riojas.
0h12, Madrid, bar "El Local" : un verre de Riojas.

0h44, Madrid. Des vaches emballées dans du papier bulles... il était fort le Riojas, non ?

Mercredi 15

Bon alors je prends cinq minutes de pause en ce jeudi après-midi pour écrire que je suis allé voir l'Idiot, un film de Pierre Léon d'après un épisode du roman éponyme de Dostoïevski, et que j'ai véritablement adoré ce huis-clos en noir-et-blanc où Laurent Lacotte* est merveilleux** et Jeanne Balibar absolument extraordinaire. Cette actrice m'émerveille décidément à chaque fois...

... Voilà je retourne bosser et je penserai à vous dans l'avion qui m'emmène à Madrid ce jeudi soir... ¡Hasta lunes!

* en plus il lit du Kandinsky sur un écran accroché au musée Bourdelle jusqu'en août.

** Et je ne dis pas ça uniquement parce qu'il lit, de sa voix de velours, du Kandinsky sur un écran accroché au musée Bourdelle.

NB. Un huit-clos de fin de soirée peut-il être appelé un nuit-clos ?

Mardi 14

- Hola ! Que tal ?
- Hola ! Bien ! Y tu ?
- Bien, gracias !
- Tu n'as rien trouvé de mieux pour faire comprendre à tes lecteurs que tu révisais un peu ton espagnol avant d'aller à Madrid ?
- Non j'ai rien trouvé de mieux...
- Remarque ça change des poésies foireuses des dos ultimos dias...
- Claro que si !
- M'enfin tu feras attention, ton espagnol il sent le risotto si tu vois c'que j'veux dire.

Lundi 13

Les longues berges beiges hébergèrent nos pas.
Des pointes de couleur heureusement, ci et là :
le mauve d'une péniche, le vert vif qui frappa
nos esprits moins grisés.

J'abrège ce zèle poétique pour dire qu'à part une marche de 9 kilomètres y a eu un Chéri au programme. Un Chéri plutôt agréable d'ailleurs, mais il aurait fallu, pour mieux en profiter, que je ne scrute pas le moindre de ses recoins. Hein ? Mais non je parle du film...

Dimanche 12

L'air était printanier ; les cloches sonnèrent. Dimanche un peu studieux, un peu tranquille au soleil sur le balcon, un peu ménager... un peu tout ça...

Le presse-purée sous le bras, je partis, quelques rimes en tête qui finiraient tronquées ici...

Et je me presse, purée.
Je hâte mes fesses, furet.
Après la messe murmurée
Comme des caresses par le curé.
Tu me délaisses ? Déluré.


... Non, c'est nul, je laisse tomber.

Et là, vous allez me dire, mais pourquoi ce presse-purée ? Pour une purée carotte-gingembre, mais aussi du foie gras maison, un gigot, des flageolets, un tiramisu maison, et du vin. Oh la la oui, du vin. Et si je me taisais un peu ?

Samedi 11

Raconter le moment fort de cette journée, à savoir le spectacle "Jerk" vu au théâtre de la Bastille ce samedi soir, mettrait un violent coup de rangers dans la sagesse de ce journal. Une rangers de surcroît maculée d'on-ne-sait-quoi.

Raconter le reste de la journée offrirait à ce 11 avril un visage habituellement anodin, coloré d'un livre orange, d'une cravate rouge et du tee-shirt vert fluo de Dim, parfumé d'anisette ou de valpolicella, noyé dans les ambiances d'une salle de sport, d'un béhachvé homme, d'une épicerie oléafarineuse, d'une terrasse 1900, d'un resto italien ou d'un bar à vin à la clientèle englishisant trop fort. Un visage, si c'était le mien, aux cheveux coupés sous un tarif excessif par un coiffeur amusant et... un poil dragueur, non ?

Raconter tout cela, certes, mais si je me taisais un peu ?

PS. Le broc en plastique rouge était finalement, dans ma mémoire, dans la case grands-parents...

Vendredi 10

Il m'a dit je ne t'aime pas.
Cette phrase était la troisième de la quatrième de couverture du livre qu'il venait de m'offrir. On a parlé de l'auteur - Valérie Mréjen -, brièvement. Par chance, hasard et erreur je la connaissais sans avoir jamais acheté un de ses ouvrages. Je me souviens pourtant bien mes moments d'hésitations devant "Mon grand-père" ou devant celui-ci au titre aussi acidulé que la couleur de sa couverture : "L'agrume".

Il m'a dit "Comment s'est passée ta journée ?".
Je crois que je n'ai rien trouvé de positif à lui raconter (sauf en parlant de la glycine que ma mère m'avait décrite en fleurs). J'attendais pour cela de retrouver Natt et Finc ; nous partîmes les retrouver. Elle avait de la paille dans les cheveux, il était de passage avant l'Afrique. Elle eut deux pailles dans son verre, je rêvai de vacances au soleil.

Jeudi 09

Le broc en plastique transparent et rouge était quelque part dans ma mémoire. Dans la case grand-mère ? Non, plutôt dans la case cantine, mais la cantine je n'y avais mangé qu'une fois, lorsque mes parents étaient allés aux obsèques d'un cousin. Il y avait de la purée de pois cassés. Hantise. Peut-être était-ce dans la case goûter à l'école maternelle... Après tout qu'importe.
Le broc en plastique transparent et rouge était posé par terre, au milieu d'un jardin dessiné principalement de lignes droites, entre lesquelles était étalé du gravier rose, bleu, moutarde ou vert. Décrire ce jardin en quelques mots pour ne pas dépasser le quota autorisé ici serait une gageure. Je me contenterai donc de vous conseiller d'aller (avant le 3 mai !) au 104 voir la villa Arpel, villa qu'on voit dans le film "Mon Oncle" de Tati.

... bon évidemment Nicolas Feuillatte ne sera pas là quand vous irez.

Mercredi 08

- Ni carte ni chèque ?
- Mouais... quelle galère. Résultat BruBoy est allé errer dans les rues du 6ème à la recherche d'un distributeur Automatique de Billets acronymement appelé DAB.
- ...Comme d'hab !
- Pfff... Et j'ai donc encore des dettes (message subliminal à qui de droit).
- Contre les petites dettes faut Baygon Jaune.
- Oh la la mais c'est un festival !
- Oui bon mais tu as bien mangé ?
- Oui pas mal, genre cantoche française de bonne tenue avec soupe de potiron et pintade au chou. Accompagné d'un St Joseph.
- Ah ben ça tourne au journal de pochtron ici...
- De fin gourmet s'il-te-plait... et puis ouais, on se voit pas souvent avec BruBoy alors ça mérite bien ça.
- Toutes les occasions sont bonnes... Mais tu ne devais pas parler de Dominique A ?
- Ah oui, je voulais parler de l'émotion que j'ai en écoutant sa chanson "Immortels". C'est magnifique...
- e-mortadelle ? C'est de la charcuterie virtuelle ?
- Hi hi hi...
- Arrête de rire bêtement... Bon ben tu m'en parleras demain parce que là je vais me coucher...

Mardi 07

Nous avions rendez-vous à 19h à la Cinémathèque pour LE rendez-vous à ne pas manquer ce jour : le vernissage de l'exposition sur Tati et l'inauguration du resto du lieu avec coupe de champagne à l'appui. Mieux vaux être inauguré par l'appui de champagne que par la pluie de Moselle, n'est-ce-pas ?
L'expo Tati ? Un monde coloré et amusant qu'il faudra revenir voir dans de meilleures conditions... tout en profitant des séances sur grand écran de Playtime et autres films de l'artiste afin de délacuner mon cervelas.
A propos de cervelas, t'as pris de la charcuterie ?

Autre lieu, autre temps, on parla de tatouage en feuilletant Butt et Sang Bleu, et en écoutant Schubert, Saint-Saëns ou Debussy. Que France Musique est douce les jours de grève...

PS. Penser à parler de Dominique A demain.

Lundi 06

Finalement, le site d'un cercle, ça peut faire tourner. En bourrique ou en rond.
Car je m'imaginais, finalement, après mon abandon sportif des dernières semaines, retrouver ENFIN le chemin plein de larmes et de sueur (aux premières lueurs ? Ah non c'est pas ça...) de la salle de sport. Mais quelques minutes avant l'heure de partir... patatra... menu cassé. J'avais soudain l'impression d'être une vache naturiste avec mes problèmes de meuh nus.
Merci d'avoir ri.

Dimanche 05

J'aurais pu ramener ici de ce dimanche quelques photos d'un spectacle à Clichy. Mais j'ai tellement fait de photos un peu plus tard, dans le 13ème, vers la Bibliothèque que... mon choix s'est porté sur celles-là :

... Parce qu'il n'y a pas que l'architecture Art nouveau qui m'intéresse et qui m'émerveille...

De toute manière, vraisemblablement si je fais correctement mon "travail", vous pourrez toujours voir des photos sur le site de l'orchestre, et même des vidéos, alors...

Alors voilà.

Samedi 04

Il y eut d'abord d'incontournables tâches ménagères, au milieu desquelles un "Quel bordel ici !" sortit de la bouche d'un de mes colocs.

Il y eut plus tard, à petits prix, un achat vert, un achat mauve, un achat rayé. Vous pensez bien que cette histoire de journée sans achats, dont j'avais entendu parlé subrepticement à un comptoir la veille, m'était sorti de l'esprit.

Il y eut ensuite un thé en terrasse avec un Serginho encasquetté et une Natelic encravatée, où nous regardâmes les passants passer et les clochards faire des pompes et du vélos, mais je crois que "clochard" n'est pas politiquement correct.

Il y eut évidemment deux heures en compagnie de Barbara Carlotti (et de ses amis*) au Café de la Danse. Deux heures délicieuses, amusantes, fraîches, foutraques, drôles, dansées, sympathiques, simples, ensablées, nonchalantes et ensoleillées. Un plaisir, vous dis-je.

Il y eut enfin un bis à bulles avec Serginho et Natelic, puisque ils se trouvaient justement à Bastille. J'arborais cette fois la cravate verte achetée un peu plus tôt : on ne peut aller à un concert de Barbara Carlotti habillé comme un sac, non ? Si ? Ah oui...

** Jipé Nataf, Bertrand Belin, Philippe Katerine (pour une notable reprise de l'Amour à la Plage), The New Government, Monsieur Untel, etc . (je replacerai le "etc" quand j'aurais retrouvé les infos)

Vendredi 03

- Bon alors t'as encore une histoire de cravate à raconter ?
- Oui ! En ce vendredi trois avril deux-mille-neuf, pour la première fois de ma vie, j'ai mis une cravate pour aller travailler.
- Hein ? Ben qu'est-ce qui t'a pris ?
- Ben rien, j'avais envie. Et je crois que je vais en prendre l'habitude. Ca m'a tellement plu que j'en ai même mis une le soir.
- T'étais encore de virée le soir ?
- Oui j'étais invité à dîner chez un ami, avec d'autres amis, et avec deux personnes que je ne connaissais pas. J'ai passé une excellente soirée.
- Une de plus... Tu n'en as pas marre de ne passer que d'excellentes soirées ?
- Ah ben non et en plus y avait du foie gras maison, de la daube maison, un excellent vin italien acheté chez Olio&Farina, des guimarderies dont il faut que je parle en d'autres lieux... c'est d'ailleurs pour ça que je ne dis pas qui est cet ami.
- Et ben, vous en faites des cachotteries...
- Et si on avait bu du Moulin-à-vent on aurait fait des Don Quichotteries.
- Oh ben t'es en forme malgré l'heure tardive... t'as le sang chaud !
- San chaud Pansa bien sûr !
- Ben oui je t'ai tendu une perche.
- Ouais elle était téléphonée cette blague. Parce que la perche est phone.
- Bon allez ça suffit je vais me coucher.
- OK OK... Mais reviens demain... y aura des cravates !

Note aux convives : j'ai retrouvé les paroles d'Azzuro.
Note à moi-même : mettre cette chanson sur mon téléphone portable.

Jeudi 02

Le musée Bourdelle présente jusque... euh... jusqu'en août je crois... l'exposition temporaire "Ange Leccia et le Pavillon". Et là, vous allez me dire... mais quel rapport avec les rillettes ? Le buffet mes amis, le buffet ! Ah ben ouais je me la pète carrément maintenant, je suis devenu hyper mondain, ça va faire jaser... et puis alors en plus j'ai longuement discuté avec une fille qui avait dans son sac un playmobil habillé comme moi. Trop dingue. Bottes marron, pantalon bleu, pull multicolore (le sien à carreaux, le mien à losanges) et veste grise. En revanche le playmobil n'avait pas de cravate.
Oui, à partir de ce jeudi, je mets des cravates. On ne peut pas être mondain sans ça, non ? Ah si ? Ah oui. Mais revenez quand même demain y aura encore une cravate.

En dehors de toutes ces considérations futiles allez au musée Bourdelle pour voir l'expo, c'est plein d'éléments amusants, poétiques et étranges, mais j'ai pas le temps d'en dire plus il est 18h53 je vais être en retard.

Mercredi 01

Hein ? Le premier avril ? Ah oui... Bon ben... non... j'ai pas de blague sous la main désolé... J'ai rien de drôle non plus je crois. Voilà.
Hein ? Oui oui revenez demain y aura des rillettes.