"Tu verras, ce sera le jour et la nuit", me dit-il. Je venais de faire connaissance avec un nouveau venu. Son prédécesseur avait oublié dans la salle de bain un drap de bain et de nombreux produits dont un pot de crème Nivéa couvert d'une poussière grasse et d'une étiquette affichant un prix en francs. On s'en amusa.

Pour
passer du Tokyo du roman de Jean-Philippe Toussaint à la campagne
japonaise du film de Naomi Kawase, il ne fallut que quelques heures. Pour
passer de la lecture de Faire l'amour au visionnage
de Moe no Susaku il ne fallut que prendre du
plaisir, entre la tension d'un couple déchiré et l'attention
d'une famille. Et me voilà qui peine à dire le plus grand
bien de ces deux oeuvres, en particulier de ce film touchant, modeste
et généreux. Le Japon, vraisemblablement, me tend de plus
en plus les bras.
Je n'avais pas eu le temps d'une deuxième tranche de pomme quand la lame du couteau vint pénétrer vigoureusement le pouce de la main (du) gauche. A peine un peu de rouge sur le blanc de l'évier : cela ne fit tomber ni le moindre bout de chair ni l'ambiance joyeuse. Car tu étais de retour avec un beau cadeau et des histoires venues d'ailleurs, cet ailleurs qu'on imagine paradis blanc mais qui tend plutôt vers des couleurs plus ternes.
Au fil de mes découvertes cinématographiques, deux visages connus dont le travail ne l'était pas encore pour moi. Eléonore de Montesquiou tout d'abord, avec un si beau Sillamaë dont les gris m'émerveillèrent. Vincent Roux ensuite, et son si joli Ciel. Le ciel, justement, qu'attends-tu pour le traverser ?
De
la virtualité passer au visuel, de l'imaginaire passer aux images.
Une rencontre d'abord, qui met en application cette phrase un peu simpliste
et naïve : "Les amis de mes amis sont mes amis". Un dîner
pour cela avec B.Boy et ce presque inconnu que j'avais déjà
surnommé SteChaGi, ce qui sonnait un peu comme steak haché.
De viande il fut justement question. Mais l'entrecôte aurait pu
être meilleure, la béarnaise également, et les noms
évocateurs des plats frisait une vulgarité que nos blagues
de potache n'atteignaient pas. Faut dire que c'est plus la saison du gazpacho
que du potache.
Un film ensuite, tardivement, alors que ta voix était déjà,
elle, revenue. Revenue de si loin, un sourire en coin et tant d'autres
dans les mots. Les images du film venaient quant à elles de plus
près : de Transylvanie. Elles laissaient apparaître, dans
ce Voyage au Pays des Vampires, l'étrangeté d'une
légende sous la simplicité des lieux, des faits, des gens
et sous l'habileté du montage.

Passer
devant cette boutique de savon rue de Rivoli m'a rappelé une odeur.
1982 ou 1984 ? La salle-de-bain de mon grand-oncle, dans les Asturies,
où nous logeâmes le temps des vacances. J'ai toujours en
mémoire ce parfum, qui me passe parfois sous le nez au hasard d'une
buanderie ou d'un lieu où l'on voudrait que règne le propre.
Mais l'émotion la plus forte, ce mercredi, ne vint pas d'une madeleine
saponifiée rappelant d'heureux moments. Elle vint d'un regard derrière
des stores vénitiens. Un regard pris en photo par Ferdinando Scianna,
dont je connaissais déjà une ou deux photos, mais que je
découvris avec plaisir et étonnement. C'est à la
MEP jusqu'à dimanche, et Cartier-Bresson y est aussi...



Je ne pensais pas être aussi agréablement surpris en le
retrouvant dans le métro. Je connaissais pourtant sa façon
légère et personnelle de s'exprimer. Jean-Philippe Toussaint
fait, lui aussi, la rentrée littéraire, et j'ai donc pu
lire un extrait de son "La Vérité sur Marie"
qui sortira le 17 septembre avec 208 pages pour 14,50 euros.
Patience donc.
Patience ? Ah oui... patience.
Attendre également de voir enfin un film de Naomi Kawase, car le court-métrage de Vincent Dieutre regardé ce soir m'a donné, lui aussi, envie d'en savoir plus, d'en voir plus. Je dis "lui aussi" puisque la réalisatrice japonaise a déjà fait l'objet d'un film que j'ai vu à Marseille, souvenez-vous, Marseille, les calanques, la baudroie, les sipions, le soleil, le scooter, la plage abandonnée, coquillages et crustacés, qui l'eût cru déplorent la perte de l'été. Justement j'ai glissé mon parapluie dans mon sac ce matin.
Le
ciel hésitait joliment entre le zinc et l'ocre : l'orage nous surveillait.
J'aimais cette sensation qu'il allait forcément, à un moment
donné, éclater encore plus fortement que dans l'après-midi
à mon travail. 20h30 approchait probablement, je n'avais pas prêté
attention à l'heure depuis que j'avais quitté la salle de
sport puisque en effet j'y étais retourné pour découvrir
un nouvel éclairage étonnement sombre, des cabines individuelles
dans les douches, des écrans 16/9 mal réglés écrasant
la face de Roselyne B, et de nouvelles machines de torture plus étranges
les unes que les autres*.
Mais revenons à l'orage qui avait, semble-t-il, éclaté
assez fortement auparavant : une flaque d'eau devant ma fenêtre
entr'ouverte, ma feuille d'imposition malencontreusement tombée
de la table hier soir et à peine séchée par le courant
d'air. J'aimais alors un peu moins l'orage et assez peu cette impression
d'avoir écrit un paragraphe inutile.
* Placer Roselyne, douche, sombre et torture dans la même phrase,
fallait le faire...
Comme une envie de ne rien faire après trois semaines joliment remplies de soleil ou d'autres choses... et une veille passée à marcher, marcher, marcher... et photographier, photographier, photographier... Aujourd'hui c'est repos pour la tête, la peau, les yeux et les jambes... et le journal aussi tiens...
(Un jour je vous raconterai ce que je vois de l'oeil droit après avoir passé la journée à le fermer pour regarder dans le viseur)
Descente du train : 8h42.
Montée dans le train : 19h.
Entre les deux: Nancy. Et c'est dans les chardons et ailleurs.







C'était bien cette journée, je m'étais arrêté à Niort voir G&Y et découvrir leur superbe maison. Pas vu G depuis un an. Pas vu Y depuis... depuis quand ?
C'était bien cette journée, j'avais dormi dans le TGV, j'étais ravi de mes trois semaines de vacances, j'étais content de revoir Paris, je pensais à ma journée de demain, j'avais fait mes B.A. aurpès de pauvres jeunes femmes à la valise trop lourde vous voulez que je vous aide.
C'était bien jusqu'à ce que je me retourne sur le quai de la gare Montparnasse. Une roulette à 50 cm de ma valise, une autre à 2 mètres... Pétée. Et bien pétée : les roulettes survivantes ne seraient même pas d'un grand soutien. Et vous savez quoi ? Ben elle était lourde cette p*t**n de valoche à ramener jusqu'à casa...
Elle descendait la côte, là-bas, au loin. Un brushing châtain clair, une morphologie plus que ronde, une robe à motifs, un sac à main. Un choc, un trouble : ma grand-mère Lucette. Presque une déception quand la femme s'est vraiment approchée. Je venais justement de rendre visite à ma grand-mère et à ceux qui l'accompagneront encore longtemps, là, sous cette terre.
Les tombes alentours étaient quant à elles, parfois, le lit d'êtres oubliés où, depuis des années, se décoloraient le plastique et rouillait le métal, images troublantes, images évidentes. Avant, puis après, d'autres images, d'autres évidences, d'autres recherches, d'autres réflexions, d'autres souvenirs... et la mauvaise idée de partir sans un sou en poche ni une bouteille d'eau. Espérons que les deux gorgées d'eau prises au robinet du cimetière n'auront pas raison de moi.




Voir la voiture blanche partir et reprendre le cours normal des journées chez mes parents. Dîner tôt avant que le soleil ne se couche et quitter le cours normal pour des chemins rarement empruntés. Enfourcher le vélo et partir à travers champs pour plus ou moins le même parcours que huit jours plus tôt, mais avec une lumière bien différente, tellement chaude qu'elle te plairait, mais une lumière dont le déclin m'oblige à faire vite, très vite. Pendant ce temps, ça court à Berlin... chacun sa croix.


La nuit tombée, bien tombée, s'éclairer avec un téléphone. Voir son reflet dans la glace. Et s'embarquer dans une série d'autoportraits nocturnes jolis ou amusants... Connaissez-vous l'ennui ? Moi pas.




Bon ben c'est encore les vacances et j'ai rien à dire de plus.



Et il faut quitter Agen, un peu avant les uns, un peu après les hôtes.
Pfff... Il reste du fromage !
Un peu étonnemment : le temps s'est obscurci. Pour finir par quelques gouttes. On avait tout de même eu le temps de petit-déjeuner sur la terrasse, d'y déjeuner aussi entre deux gouttes. Et puis il a fallu choisir. Que faire ? Par malchance, et un peu étonnemment le musée de Villeneuve était fermé le dimanche, tant pis pour les affiches d'Alechinsky. Nous sommes donc allés sur les bords du canal tandis que le ciel reprenait du bleu aux joues. C'est là qu'on a compris que c'était encore fichtrement l'été et que le métier de serveur c'était un métier justement.








Uno !
De
Lectoure, j'avais déjà aimé ses jolies ruelles et
son festival de photographies. J'ai à nouveau aimé les ruelles,
malgré une chaleur un poil trop présente, et ce festival
représentant plutôt bien la diversité de la photo
contemporaine... une diversité présentant donc le meilleur
à mes yeux comme le pire, mais j'y reviendrai ailleurs.
En revanche je ne connaissais pas encore la piscine de Lectoure, sa pelouse
et son panorama. Nous y débarquâmes avec un plaisir immense
après qu'un ploufiste* se fût ajouté à notre
groupe, après des sandwitches brie-emmenthale-saucisson à
l'ombre des platanes, après les expos sous un soleil teigneux,
après que je me fusse enfin acheté un éventail d'une
extrême sobriété — accessoire certes plutôt
féminin ou karllagerfeldien, mais plutôt crever du ridicule
que de chaleur —, après que l'on osât sortir mille
et une âneries que j'ai déjà oubliées.
* ploufiste qui mériterait d'être sauvagement radié
de notre friendo-mailing-list puisque il daigna ne nous accompagner que
durant cette seule journée, mais comme on l'aime on lui pardonne.









Connaître déjà les talents de cuisiniers de Fred mais être toujours surpris. Connaître déjà Agen et en avoir encore quelques surprises. Ne connaître Xavier que virtuellement et ne pas être vraiment surpris puisque l'on m'en avait dit le plus grand bien.









Le séjour agenais se poursuit donc, avec l'arrivée matudinale et viennoisière de Finc' et l'arrivée tardive et fromagère de Xavier et Jeff. Enntre les deux, une expo d'art contemporain aux Jacobins, une expo où l'art n'y était que principalement conceptuel. Rien ne m'a vraiment emballé, en dehors de ces alignements de nombres sur je connaissais déjà par un artiste donc j'ai oublié le nom, et malgré les étonnantes fleurs de Séchas. Il faut croire qu'en période de canicule, Séchas reste*.
* Prononcez "Sécha" comme ça ça ressemble à "sécheresse" et là c'est drôle. Enfin... un peu. Juste un peu.
Sous un soleil écrasant, prendre la route. Il est 15h30, de quoi être à Agen en fin d'après-midi.



Nous y voilà en effet à 18h30, y retrouvant le plus adorable cuisinier de tous les trous paumés du Sud-Ouest*, puis voyant arrivé le plus célèbre représentant de chez Gamm Vert... Le reste de la troupe arrivera demain, je me réserve les racontars les plus stupides et amicaux pour les jours suivants.
Les jours suivants, j'essaierai aussi de me connecter à la bonne heure, pour, comme ce matin, entendre ta voix, si loin, là-bas, à des milliers de km, me faire rêver ou me parler plus concrètement des portes sans serrure, de l'alcool introuvable ou des températures frisant le zéro. Parfois, l'adverbe "ailleurs" prend d'extraordinaires dimensions.
* Ne criez pas c'est une presque private joke.
Cet
été a donc un vrai goût d'été. La chaleur
s'installe et une plage atlantique m'accueille pour quelques heures. Mille
couleurs sont déjà posées sur la plage de St Georges
de Didonne lorsque l'on y arrive. Une couleur s'est posée sur moi
lorsque l'on en repart : le rouge. Un rouge pâle tout de même.
Mais une autre couleur aura fait son apparition ce mercredi : le rose.
Un rose arrivé hier soir, certes. Mais aujourd'hui le rose est
fuschia sur l'herbe verte, les vaches découvrant avec étonnement
une couleur aussi vive portée avec élégance par une
Nath à l'oeil rivée sur son appareil photo. Mais être
photographiée, ça, les vaches y sont habituées...
Après le violacé d'une glace au cassis et les couleurs multiples
d'une boîte de macaron, c'est finalement le noir. Le noir de la
nuit, mais une nuit étoilée. Et l'on guettera, pour l'occasion,
couchés dans l'herbe, quelques étoiles filantes.
Note à Nath : ne pas se garer dans le sable.




Le charme de Yoko Ogawa n'agit plus. Ou plutôt n'agit pas cette fois-ci. Peut-être parce que les mathématiques ont été, a un certain moment de mes études, un cauchemar innommable, La formule préférée du professeur n'atteint pas à mon goût et à mes yeux la magie des ouvrages précédents de l'auteure japonaise, et s'enlise dans un récit répétitif et tournant en rond à l'image de la mémoire du professeur. J'ai juste envie de Fermat le livre, et ça n'Euler de rien mais c'est quand même étonnant. Hein ? Oui c'est vrai je ne suis pas drôle... je retourne photographier les vaches, tiens...




En fin d'après-midi, une longue promenade à vélo m'entraîne sur quelques chemins plutôt caillouteux et côtes à peine escarpées... A la recherche d'un ou deux clichés pour compléter ce journal, je treouve de quoi satisfaire mon oeil campgnard, mais y retourner pour d'autres éléments métalliques ou plastifiés.




Et puis, enfin, elle arriva, mais on reparlera d'elle demain...
Entre mon emploi du temps culturel et le sien, il y a de quoi faire... Voir aussi peu souvent Jean-Louis oblige donc à faire entrer dans un dîner de cinq heures un résumé de plusieurs mois de vie, un résumé surtout cinématographique : Cannes, Guiraudie, Vertigo, La Rochelle, Stalker, Merlhiot, Marseille, Tarkovski, Tokyo Sonata, Hamer, Kawase... Pourtant on oublia Mréjen, on évoqua Duras, on partit pour Trouville ou Lisbonne, et on envisagea octobre pour se voir sur Paris. N'attendre que deux mois pour se revoir serait effectivement une bonne idée.



Les lendemains de fête, parfois, c'est encore la fête. Une fête toute relative pour ce dimanche, les esprits embrumés, les corps fatigués ou les estomacs lassés qui finalement retrouveront l'apétit, et surtout une fête coiffée de quelques bougies. Mais tout à une fin, et il fallait ranger, déblayer, nettoyeeeer, baaaalaaayeeeer je me fooouuuus du paaassééééééé euh non pardon Edith Piaf c'était hier...



Je
fis en d'autres temps et d'autres lieux un comparatif des Ave Maria
de Schubert. Celui d'aujourd'hui n'aurait pas eu la meilleure note. Car
si la voix larafabianesque de cette jeune femme blonde se mariait correctement
à une chanson populaire, à savoir l'hymne à l'amour
où elle dit qu'elle se ferait teindre en blonde ça tombait
plutôt mal, en revanche, pour l'Ave Maria, ce fut... comment dire...
affreux. Collection de fausses notes (on pardonnera celle pendant que
les cloches sonnèrent quatre coups) et version vocale ampoulée
(en voix de poitrine en plus !), moi je dis non non non parce que la pauvre
elle n'a pas de chance mais j'adoooore l'Ave cMaria de Schubert. Mais
c'était histoire de faire une petite critique au milieu de cette
journée, jour de mariage de ma cousine, jour festif et ensoleillé,
jour de rencontres et de retrouvailles, jour de sourires et de rires,
jour d'excès et... d'excès. Excès d'alcools variés,
excès de cris, excès de couillonnade mais la prochaine fois
j'imiterai Julien Lepers quand on me passera la micro pour animer le jeu
des questions, excès de mariolage parce que je me suis fait hyyyyper
mal au bras droit en tombant sur le flanc gauche, excès d'andouilleries
en tout genre parce que comme aurait pu dire Boris Vian on n'est pas là
pour s'emmerder, excès de glissade parce que le parquet était
génial pour danser la valse mais que mes supeeeerbes bottines glissaient
tout de même un peu trop, excès de photos parce que j'avais
envie de faire de belles photos qui seront très
bientôt ailleurs...
Les ruines vues la veille étaient, en plein jour, bien moins propices aux rêves ; leurs défauts envahissaient de leur pourriture et de leur poussière l'image d'un facilement habitable. Et pourtant...


Et pourtant tu en rêves peut-être encore, parce que partir
de presque rien c'est construire. Tu en rêves peut-être encore
même si ton esprit est déjà loin. Loin d'Angoulême
où la gare nous sépara, loin de Paris, loin de tout, bientôt
ailleurs, tellement ailleurs, déjà ailleurs.
Je rejoins mes parents, tu n'es plus apparent ; j'avais envie d'une rime
pour colorer ces ruines et la voilà fort riche, pourquoi se plaindre
?
Ce jeudi aura ressemblé au lundi précédent, avec une grande partie de la journée passée à trier mes photos pour essayer d'en faire quelque chose... Oui mais quoi ?
Ce jeudi n'aura pas ressemblé au lundi précédent, avec une grande partie de la journée passée à regarder le ciel en espérant que les nuages disparaissent tôt ou tard. A 19h30 il plut, les nuages n'avaient pas disparu. La lune, pleine, n'apparut donc que timidement, peut-être embarassée d'avoir été photographiée la veille puisque ce soir elle rougissait. Sa lumière ne nous baigna donc pas lors d'une balade nocturne qui se termina dans des rêves de ruines.

Rochefort-sur-mer
était doucement bercé ce mercredi par un vent qui aurait
à peine froissé les robes colorées de ces demoiselles
qui furent objets de nos conversations mais ces fenêtres, là,
oui celles-là, le furent aussi (objet de nos conversations), fenêtres
en-dessous desquelles je déjeunai d'une salade en chantonnant toute
sa vie des friiiites parce que L en prit, des frites. Ouh la, il fait
vraiment chaud, je ne suis pas très clair... Si ? Ah bon...
PS. Vous connaissez l'histoire du gars qui entre dans un magasin de Rochefort-sur-mer
et qui dit "Ben ils sont où vos sacs à main pour
hommes ?".




Comme disait Mao Tse Tong, le monde est petit. Voilà donc Karelle et sa petite famille débarquant sur mon lieu de villégiature pour un dîner où l'on se gaussa de la taille de mes morceaux de melon. Hein ? Ouais j'ai des soucis super graves en vacances. En plus chez Lidl ils prennent la carte qu'à partir de dix euros c'est la première et la dernière que j'y vais non vraiment c'est un scandale. Rho la la et puis qu'est-ce-qu'il fait chaud non vraiment trop c'est trop. Et vous ça va sinon ?



Cette journée était sponsorisée par l'Assocation de ceux qui n'ont pas d'inspiration.
Prendre
ses marques, puis hésiter. Rester dans la cuisine pour être
sur l'ordi ? Aller au soleil pour bronzer ? En dehors de ces activités,
ce premier vrai jour de vraies vacances sera :
- l'occasion de faire connaissance avec voisinage et copinage,
- de déjeuner avec barbecue sous un parasol sensible
- de dîner avec un barbu sensible saoul et paresseux. Non je plaisante
c'était juste pour essayer un contrepet approximatif, il n'était
que barbu. Et sensible.




Un très joli sac offert la veille me donna envie d'aller chez
Muji pour creuser un poil japonais de plus mon déficit budgétaire
par l'achat de quelques nécessaires carnets et stylos. Mais le
besoin de fourniture, c'était sans compter sans ce joli gilet,
et surtout sans l'envie d'une montre, parce que depuis quelques temps
cela me manquait, de regarder l'heure à une montre, subrepticement,
simplement, discrètement, sans la nécessité de fouiller
au fond d'un sac à main ou de se tordre pour attraper au fond d'une
poche de pantalon un téléphone portable affichant péniblement
des heures et des minutes. 
Charité bien ordonnée commence par soi-même, mais
je souhaitais à tout prix trouver un cadeau à offrir à
mon hôtesse des prochains jours. Les magasins de la rue Ste Croix
ne sont qu'un amassis de billevesées de porcelaine, et la queue
devant Beaubourg m'empêcha d'y profiter du magasin de design. Heureusement,
j'eus un éclair de génie en voyant "Rue des archives"
sur une plaque de rue... et je me ruai chez Luka Luna pour y trouver la
simplicité de leur vase galet (bon en fait pardonnez-moi seigneur
j'ai péché j'ai un peu honte parce que ce cadeau n'est vraiment
pas cher et en l'offrant j'ai trouvé ça un peu "cheap"
comme on dit mais ouf apparemment il a beaucoup plu d'ailleurs je me demande
pourquoi je ne me suis jamais offert le même) avant de le poser
délicatement dans un de mes innombrables bagages parce que la campagne
angoumoisine m'attendait.
Parce que le dîner avait duré et avait été allongé de quelques verres de vins, le visionnage nocturne de cette avant-première en petit comité a été, au commencement... comment dire... difficile. Mais le propos, mais les propos, mais la lumière, mais les plans, mais les couleurs froides, mais les lignes, mais les falaises de Dieppe, mais la voix m'ont éveillé. On attendra une sortie plus officielle pour revenir sur Oscar Wilde, le traitement infligé par la Cour et celui offert par l'auteur du film.
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Septembre
Pense-bête qui ne sert apparemment à rien :
Ne rien faire
Et sinon :
La photo du bandeau du mois mérite-t-elle une explication ?