Lundi 30
Bon anniversaire cousine Gwen
J'ai un entretien demain, je
dois le préparer un minimum... Fabio ne peut donc pas regarder
la télé, mais dès que j'ai fini, il mate le Gendarme
histoire de m'attendre... Et moi bien-sûr, j'allume l'ordi :
chacun sa drogue.
Lever tardif d'abord. Mais je me recouche vite : j'ai
une migraine atroce, avec nausées et tout le toutim... Vers
14h30, ça va mieux, et après une collation, nous partons
chez Céline & Luc. L'après-midi est donc reposant
et ensoleillé, même si Prisca nous fait des grosses lèchouilles
sur les mollets... Sluurrpppp...
Après
la matinée passée au boulot, où j'apprends
que Valérie aime tant la crème fraîche qu'elle
rêve de prendre un bain dans ce liquide, je vais à
la Marche des Fiertés LGBT (ex Gay Pride), où certains
énergumènes aiment aussi la crème... J'y arrive
donc au moment des discours, mais il n'y a malheureusement pas foule
pour écouter les représentants de diverses associations
nous faire leur petit topo contre les discriminations et contre
le gouvernement. Je fais ensuite l'aller-retour boulevard Blanqui,
pour voir tous les chars, et pour récupérer un autocollant
du PC... Je souhaite marcher avec l'association Pop
In Gays, mais leur sono déconne, et j'abandonne...
je retrouve alors Michel & Olivier. Je passe un petit moment
avec eux, puis je retrouve Philippe sur le chemin, et enfin Nicolas
à Bastille. Chacun son tour.
Et sinon, mon avis ? Peut-être moins festif que l'an dernier,
peut-être pas assez militant, noyant le discours sous les
confettis... Mais plein de monde. Luttons.
En bonne ménagère, je dois aller faire les corses
avant le retour de mon Fabio. Vers 20h00, il revient, tout bronzé,
voire cramé... Pas le temps de se reposer, pourtant je suis
crevé, on part vers Voltaire pour retrouver Carlos, un collègue
et pote du Fabio: un verre dans un premier troquet, puis dîner
japonais rue de la Roquette. On finit la soirée chez Robert,
rue Saint Sabin, un sympathique bistro au look... vache ! Super
soirée, où l'on cause syndicalisme, LCR, Gay Pride
et puis de pleins d'autre trucs. Je ne connaissais pas Carlos, mais
on a passé une super soirée... A refaire.
Il était là, dans son pantalon vert,
son tee-shirt blanc mais sale, traînant derrière lui une grosse
poubelle verte à roulettes. Une cigarette au bec, tenant comme par
enchantement, étant donnée la moue de l'individu, s'était déjà bien
consumée, mais la cendre résistait à l'attraction terrestre. Peut-être
la crasse s'était-elle réfugié jusque dans le tabac ?
Il était donc là, traînant des pieds, ramassant des papiers gras
sur la pelouse entourant mon lieu de travail : c'est amusant, un
déchet humain ramassant ses semblables de papier...
Il était rouge,
et il avançait vraiment difficilement, en proie à l'abus d'alcool,
déjà. Il était 9h45.
Il était employé municipal aux espaces verts, et la couleur de son
visage n'était pas du tout accordée à la pelouse, sauf pour les
daltoniens. Il devait sentir mauvais ; j'étais assez loin, soulagement.
Il était employé municipal, et il ruinait l'image des fonctionnaires,
amenant de l'eau au moulin de tous ceux qui généralisent en clamant
haut et fort : "tous des arsouilles, tous des fainéants".
Ca me dégoûte sur tous les plans.
Certains collègues, en tous les cas ceux qui connaissent
ce journal, sont déçus : ils voudraient qu'il soit
plus méchant, plus hargneux, plus saignant, plus baveux... Serais-je
donc trop gentil pour y parvenir ? Pourtant...
- Nell' a encore la tête dans le slip ce matin.
- Nath' a encore piqué une robe à son arrière grand-mère.
- Je dois encore sentir la sueur après 40 minutes de métro à avoir
chaud, quand j'arrive au boulot le matin. Voilà, il faut
même que je sois méchant avec moi-même.
Je me lève à la bourre : la radio m'a bercé. 8h22, je saute du
pieu, j'ai 25 minutes pour être prêt... Plus de sucre à l'appart,
plus de pain ni rien à bouffer au petit déjeuner, ça craint, c'est
la dèche, et en plus c'est le bordel, j'en ai ras-le-cul, j'ai pas
envie de ranger. Dans le métro il fait chaud, on est serrés et mal
assis, je sens la sueur perler sur mon torse, ça me débecte. Arrivé
au boulot, il fait chaud, il fait lourd, j'ouvre la fenêtre du bureau
pour aérer mais ça sent la pisse des types qui vendent des Tours
Eiffel en plastoc. Y a pas un con pour inventer une clim écolo et
économique ? Vie de merde.
Heureusement que l'ambiance du bureau est très bonne : Nathalie,
Philippe et moi avons pas mal gloussé cet après-midi...
Quand je pense à l'ambiance morne qui règne ailleurs, où il y a
toujours un élément pour refroidir l'ambiance tendance congélateur
Brandt, je suis bien heureux sur mon fauteuil couleur brique, même
s'il est un peu dur pour mon maigre fessier.
Allez, zou, une autre expo aujourd'hui : cette fois c'est à
Orsay, le si beau musée d'Orsay, avec Nathalie et
Patrick, pour admirer des daguerréotypes... Moins de relief
qu'hier... moins de couleurs aussi, mais tout cela est passionnant,
même s'il est dommage que les commentaires soient trop longs
et un peu chiants : on se lasse vite de lire... Ca me rappelle mes
études de chimie, ces histoires de bromures, d'iode, de cuivre...
Bref, certaines images sont très belles, très émouvantes,
nous plongeant plus de 150 ans en arrière. Une représentation
du temple d'Edfou enfoui sous le sable donne une nouvelle dimension
à mes souvenirs d'Egypte. Des morts me rappelle le film "les
autres" et surtout de très vieilles photos de famille
(bien que plus contemporaines). Quand à mes deux camarades,
ils tombèrent en pamoison devant la beauté d'un type
gravé sur une plaque... type représenté sur
l'affiche. Petit tour ensuite dans un expo de photo (via l'espace
des arts déco pour voir un peu d'Art Nouveau). L'expo photo
est décevante : on y reste 5 minutes.
Expo
: Nicolas de Staël, à Beaubourg. J'en
sors juste, et je ne sais pas quoi dire... Eblouissantes ou criardes,
les toiles et les couleurs exploitées chez le peintre m'avait
déjà marqué il y a quelques années,
lorsque je les avais découvertes... heu... je ne sais plus,
dans un magasin de cartes postales probablement.
Alors forcément, c'est magnifique, cette profondeur des bleus,
cette lumière des blancs, ces camaïeus, ces lignes d'horizon,
ces hachures, ces heurts, ces blessures peintes et ces peintures
comme blessées, ces joies multicolores, ces formes, ces ruptures,
ces fondus, ces reliefs que j'aime tant en peinture et qui sont
remarquables chez Staël. Ces reliefs, oui, ces (ses) reliefs,
effacés sur la fin de sa vie par l'emploi d'une autre technique,
qui laissent une telle empreinte qu'on croit même les voir
là où il n'y en a pas. Ceux qui connaissent mes "oeuvres"
savent mon attachement au relief, aux bosses, aux crevasses, aux
trois dimensions (dans la peinture comme dans la déco, d'ailleurs),
donc voilà, oui, c'est émouvant tout ça.
Et puis parfois, ben, heu... Beurk. La thématique des joueurs
de foot ne m'émeut pas, les nus dégoulinent un peu
comme du jambon bourré de polyphosphates, certains contrastes
de couleurs ne sont pas ma tasse de thé... Mais comme il
le disait lui-même : "Je fais quelque chose qui ne s'épluche
pas, qui ne se démonte pas, qui vaut par ses accidents, que l'on
accepte ou pas". J'ai soudain envie d'employer le verbe "éplucher"
à toutes les sauces.
Voilà, plus concrètement, j'ai visité cette
expo avec Nathalie. Ma petite culture artistique est grotesque face
à cette ex-étudiante en histoire de l'art. Mais cela
me donne une furieuse envie de reprendre sérieusement mes
pinceaux, mes plumes de calligraphie, mon papier et mes alphabets
anthropomorphes, et de retrouver mes muses, qui se reposent loin
d'ici, les doigts de pieds en éventail...
Bon, et puis, je me suis fait plaisir avec l'achat d'un très
joli livre, que je n'ai cessé de regarder et de toucher dans
le métro, avec des citations de Staël et des reproductions.
Très bel objet... au éditions Hazan, collection "les
mots de la peinture". J'aurais bien pu m'acheter d'autres petites
choses à Beaubourg : une bague, de la vaisselle, des beaux
livres d'art, des magazines ou un petit carnet pour prendre des
notes... Mais j'ai su me raisonner.
"Barbie est une lesbienne" : c'est ce qu'une lycéenne américaine
avait inscrit sur un tee-shirt ; elle a été virée pour ça. Hallucinant,
l'humour est vraiment en danger outre-atlantique.
J'ai découvert, sur le web, un crétin critiquant les blogueurs,
et possédant lui-même un blog, noyant ses commentaires sous les
fautes d'orthographe, rendant ses posts illisibles. Ce type est
un blaireau, espèce qui n'est pas en voie de disparition,
pas la peine d'ameuter GreenPeace. Pour preuve, voici un extrait
de son blog : "De plus en plus de blog perso. Ils sont bien
souvent le fruit de nombriliste. Ces mêmes qui laisse le bâteau
partir à la dérive, le feu à son bord se propagant toujours plus
vite, hâtiser par des vents violent. Des hommes et des femmes qu'ont
devrait psychanalisés. Avec de simples mots, je te chauffe les fesses.
Sucent les!" Sans commentaire.
Bon ben sinon, bien parti sur ma lancée pour de nouvelles
rubriques sur ce site, j'ajoute quelques souvenirs de Darmstadt,
en attendant là-encore d'améliorer tout ça
prochainement, car c'est un peu vide... Mon menu commence donc à
être bien tassé, il va falloir y remédier !
Je découvre aussi www.pains-au-lait.com,
site fait par des potes de Nelly ou de quelqu'un d'autre, je ne
sais plus : mais qui m'a filé ce petit sticker publicitaire
? D'anciens élèves de l'ESI d'Angoulême...
Lundi 23
Gone With The Wind
Oui,
le beau Fabio est parti, et le vent s'est levé aujourd'hui,
d'où le titre attenant à cette journée. Mais
pourquoi me justifiè-je sur cette phrase ? Bref, Fabio est
parti, il reviendra samedi soir, j'ai hâte!; il va profiter
du soleil nîmois, de la piscine, de l'ombre des oliviers...
le petit veinard ! En son absence, je vais donc faire un max d'ordi,
c'est couru d'avance, et puis aussi écouter des disques qu'il
n'aime pas, et puis chanter, et puis voilà, ça devrait
bien remplir ma semaine... De l'ordi, de l'ordi, de l'ordi, alors
par exemple :
- je découvre une vidéo sur le CD de The
Raveonettes... Je la découvre seulement maintenant car
je suis un peu blaireau, c'est marqué sur le CD : "Features
the uncensored Attack of The Ghost Riders video". Moi qui trouve
le rock un peu trop poli, malgré un revival très remuant
et très enthousiasmant, je suis ravi d'entendre "Fuck
You" à la fin de la chanson "cops on our tail".
Et puis c'est dit avec une telle simplicité, je dirais même
avec une telle désinvolture charmante, c'est pas hurlé
comme le faisait Courtney Love, même si j'aime beaucoup Miss
Love (même quand elle met trop de rouge à lèvres
!). Et puis, à la fin du CD, ce final de l'excellentissime
morceau Dead City, ce serait pas un peu piqué aux Pixies
?
- bougres.com le blog que je
lis le plus sans savoir vraiment pourquoi, change un peu de look.
Pas mal, c'est plus clair...
- des pages de souvenirs d'enfance, avec pour l'instant seulement
quelques photos ici : 
- une page spéciale Chicago, en
souvenir de mon petit voyage là-bas en 1997, avec pour l'instant
seulement quelques photos.
J'ai du mal à lire "Black Note". Cerveau foutu
? Je préfère donc lire Télérama
et A nous Paris, ça demande moins d'effort(s).
Dimanche 22
Trashy sunday
On
n'a pas envie de faire grand chose aujourd'hui. Il faut dire que
ça commence mal, on se lève à midi... On glandouille
donc un max, après un brunch bien frugal, constitué
en grande partie des mêmes éléments nourissants
que ceux du dîner d'hier. Fabio mate Alien2, toujours
aussi spacio-lesbien, mais avec un bel exemple d'homoparentalité
sous-entendue... et moi je compute, je scanne, j'ordise, je surfe.
Un peu de soleil néanmoins, profitant du balcon, mais j'ai
pas envie de cramer non plus. Et re-belote après le ciné,
Fabio scotchant devant un Alien3 dégoulinant d'hétérocentriste
et de machisme (critique acerbe ou constat neutre ? Tous ces mecs
se traitant de pédé et voulant se taper Ripley, franchement,
c'est hallucinant, ça suinte la testostérone et la
phéromone... Liquide séminal à volonté
! Mais surtout, l'imagerie lesbienne d'Alien en prend un sale coup
dans le tronche, Ripley ayant un rapport sexuel avec un homme. Honteux
! ). Et moi, jetant un oeil sur l'écran de la télé,
je retouche le menu et la page d'accueil
de mon site. Je sombre dans le sobre.
Ciné : Ce jour-là,
de Raul Ruiz.
Que dire d'un film se basant sur l'absurde ? Personnellement, de
celui-là, j'en suis sorti un peu dubitatif. Voilà...
J'ai pas détesté, j'ai pas adoré, parfois ça
m'a gonflé, parfois j'ai trouvé ça lumineux...
Joker. Il faut dire que la présence d'un jeune homme déficient
mental léger, riant à chaque phrase, m'a un peu dérangé.
Voilà
l'été, voilà l'été-hé-hé
! C'est néanmoins un sabado como los otros sabados
: il faut laver, ranger, faire les courses... Pas excitant du tout,
ce genre d'activités... Après le déj, les grands-parents
de Fabio viennent prendre le café, puis nous allons faire
un tour au Monoprix et dans la rue piétonne. Cette séance
boutique me permettra d'acheter un bloc de papier pour dessiner,
et surtout quelques livres à Folies d'Encre, notre chère
librairie. Tanguy Viel et Haruki Murakami m'avaient
ravi par la lecture d'un de leur roman, et j'achète donc
"Black Note" de l'un et "La course au mouton sauvage"
de l'autre. Je pense aussi à l'anniversaire de Simon, qui
est dans une dizaine de jours, et lui achète une BD de la
série des Grimmy et une de Lewis Trondheim.
Ma chère soeur, si tu lis ces lignes... je t'avoue que je
vais lire ces BD avant de les lui envoyer... Et puis Grimmy, ça
me rappelle quand je lisais ces strips dans le TéléStar
de mémé Lucette...
Un petit dîner sympatochard à la maison, avec Fany,
la cousine de Fabio, et Cécilia, la cousine de Fany. Au menu,
plein de petites choses variées à grignoter, à
tremper, à étaler... Nous causons, discutons, bavadons,
et nous ne voyons pas l'heure passer : Tof appelle donc à
22h et on n'imaginait pas qu'il était si tard... Puis nous
discutons à nouveau... blablabli, blablabla, et ce n'est
qu'à minuit qu'on part pour voir un peu à quoi ressemble
la Fête de la musique. Petit tour sur les boulevards,
à Montorgueil, aux Halles, petite glace à la terrasse
fontaine des innocents, animée d'un bar, puis retour à
la case départ, grâce au métro qui fonctionne
en cette nuit festive. Fany bosse demain matin, pas trop le temps
de trainasser. On se couche néanmoins à 3h du mat
: ça fait du bien ces activités nocturnes, ça
me rajeunit ! Mais j'ai un peu soif, j'ai picolé du Ricard
et du vin rouge, juste assez pour avoir raconté des conneries
un poil lourdingues.
Je passe par l'Hôtel de Ville. Les préparatifs
pour la Fête de la Musique rendent la place encore plus belle
(malgré un chapiteau !), avec le bleu du ciel et de la musique
en fond sonore, en l'occurence Dina Washington chantant "Mad
about the boy". Amusante, cette chanson à cet endroit,
puisque la chanteuse s'y morfond d'être amoureuse d'un garçon...
homo. Après, on entend "My baby just cares for me",
et j'entre dans le métro en chantonnant "my baby don't
care for shows my baby don't care for clothes my baby just cares for
me...". Je rejoins ensuite les Natof et le Fabio... et l'on
passe une soirée ciné-resto très sympa.
Ciné : Les
Triplettes de Belleville. Film
d'animation musico-cyclisto-nostalgico-humoristique. J'ai failli
m'endormir, à cause de la fatigue, mais peut-être aussi
à cause du rythme du film et de la quasi-inexistance de dialogues.
Néanmoins, un beau travail, bien colorié, bien dessiné
mais pas trop pour faire un effet un peu sale comme j'aime bien,
quelques passages très drôles, d'autres très
glauques, et au final un générique où il y
a écrit Angoulême et où j'ai regardé
si je voyais des noms que je connaissais mais non, tu parles, je
connais pas grand monde sur Angoulême, je rêve ou quoi.
A voir si on n'a pas peur d'avoir la musique dans la tête
pendant deux heures.
Resto.
Dîner à l'Irish corner, à Nation, qui est plus
un pub qu'un resto, mais qui a une carte plutôt suffisament
alléchante pour nous. J'ai donc testé un mille-feuille
tomate-mozarella en entrée, c'était frais, c'était
bon en cette fin de chaude journée, ça rafraîchissait
bien plus qu'un hollywood chewing-gum, car c'était froid.
Après, j'ai mâchouillé une entrecôte avec
des frites et de la béarnaise, une béarnaise bien
grassouillette, c'était pas frais, mais c'était bon
en cette fin de chaude journée... Ah oui, et puis le fondant
aux deux chocolats était très bon lui aussi, bien
frais en cette fin de chaude journée (comique de répétition
à deux centimes d'euro). A noter : la glace à la vanille
qui rafraîchissait les desserts des autres était infecte.
Mauvaise pioche.
Des nouvelles de MRG, où l'on parle vacances,
boulot et blablabla... On se retrouvera sans doute pour la Gay Pride.
Pas de film ni d'ordi ce soir, je dois finir ma lettre...
Fichtrement décidé à obtenir
un poste se libérant en interne, parce que le poste en question
est simplement très intéressant, avec plus de responsabilités,
de mise en place de ceci, de gestion de cela, je bosse sur une lettre
de motivation qui ne me plaira pas, c'est sûr. Pendant ce temps,
Fabio commence à mater un film à la con. Je finis découragé,
il décide de changer de cassette, et on mate donc Alien,
histoire d'avoir peur. Non, ça me fait pas peur quand je connais
la fin. Je l'avais vu il y a bien longtemps, et c'est pas mal, OK.
Ce qui est amusant dans ces vieux films de Science-Fiction, ce sont
les ordinateurs : ils sont super vintage aujourd'hui.
Dead Can Dance m'accompagne à l'aller. Heureusement
que j'ai pensé à prendre le baladeur, je n'ai pas
pris de lecture... Dead Can Dance m'accompagne donc avec leur album
live (Toward The Within).
Et Cantara, le 10ème morceau de l'album arrive en même
temps que la station Grands Boulevards. C'est sans doute
mon morceau préféré. (Cantara, pas les
Grands boulevards, j'ai dit que j'écoutais Dead Can
Dance, pas Yves Montand). Ca commence calmement, ça s'excite
un peu, puis ça donne carrément envie de se lever
et de danser... ça vous prends aux tripes, dans les pieds,
des veines jusqu'au bout des poils... Mais, à la station
d'après, v'là qu'un accordéoniste se pointe
avec ses bretelles... et il joue. Trop fort. AAAAARRRRGGGGHHHHHHH.
Je capitule, touche STOP. Il faut ensuite se fader une fois de plus
des versions courtes et virevoltantes de "Une histoire d'amour",
de "Besame Mucho", de "Mon Amant de St Jean"
et d'un autre morceau qui fait sans doute plaisir aux touristes.
Je pleure.
Pulp m'accompagne au retour. L'album : We
Love Life. Envie d'un peu de lecture, j'achète
la revue "De l'air" : un couple homo en couv, et un article
sans intérêt, voire un article qui nous balance ENCORE
une couche sur les homos qui peuvent plus facilement assumer à
Paris, sur ceux qui veulent une vie "classique" de couple
opposés à ceux qui veulent une vie moins "classique".
Comme si tous les hétéros avaient une vie "classique"...
Ouais, la majorité, OK, vit classiquement, je suis un poil
de mauvaise foi, mais à lire des conneries plates, on finit
par en faire autant. Heureusement, il y a des pages plus intéressantes
après, avec en particulier cet article sur le Tibet. Voilà,
c'est un bimestriel, ça coûte 4,40 euros, et ça
se lit en 26 stations de métro parce qu'il y a des grosses
photos qui coûtent des frais au journal. J'aurais mieux fait
de prendre Vogue Uomo.
Fabio
mate Star Wars II. J'ai des trucs à faire sur l'ordi et je
dois préparer mon avenir, alors voilà. Fabio il met
ses pieds sur la table basse. Il a raison. Il a fait de la purée
et des steaks hachés pour le dîner : il a eu raison.
A midi, il y avait de l'espadon à la cantoche. Un peu sec.
Pas mal sinon. Ouais mais sec. J'ai appelé Nicolas. Il part
pour Biarritz le salaud. On se retrouvera peut-être pour la
Gay-Pride. Fo qu'j'appelle les Natof, mais quand j'y pense c'est
occupé. C'est tout.
  
Tandis que le Fabio se mate un Star Wars I, j'écoute Elysian
Fields en Black Session sur France Inter. P'tain, ça
f'sait une paye qu'j'avais pas écouté Lenoir... P'tain
pis ça fait chier, j'ai un truc de coincé entre deux
dents...
Au boulot, n'oublions pas qu'on a fêté le départ
de Mauricette et de Philippe. Philippe partira fin août ;
il est arrivé dans la boîte 15 jours avant ma naissance.
Ca ne nous rajeunit pas. C'est con qu'il parte, on s'entend bien...
Un p'tit tour chez Céline et Luc, et un dîner à
Rosny... Les pseudo anti-grévistes et pseudo pro-réformistes
sont de sortie sur le bitûme : une fois n'est pas coutume.
Interviewés à la télé, certains racontent
ENCORE n'importe quoi, considérant par exemple les fonctionnaires
comme des nantis. Qu'ils se renseignent, ces crétins.
Vidéo : on a taxé
plein de vidéos à Céline et Luc. Premier magnétoscopage
: "un couple presque parfait". Bon, ben c'est sympatoche.
Rien de plus : j'ai fini par me mettre à peindre au lieu
de le regarder.
Si la flemme puis une belle averse nous retiennent un peu à
l'appartement, nous partons prendre l'air parisien vers 15h30. Un
tour dans le Sentier, mort en ce samedi après-midi, où
nos découvrons, l'entrée du passage du Caire,
décorée à l'égyptienne (avec en particulier
des grosses têtes d'Athor sur la façade) en souvenir
de la campagne napoléonienne. Bien sûr cela nous rappelle
les vacances...
Puis Montorgueil, très vivant en ce samedi après-midi.
On rêve un peu d'habiter ici, c'est vraiment très agréable
toute cette faune bigarrée, tous ces étal colorés,
toutes ces terrasses fourmillantes... La vie quoi... Installés
à la terrasse du restaurant des Halles, les Natof nous rejoignent
et nous évitons de justesse une bonne douche en provenance
de la toile abritant la terrasse, qui avait accumulé pas
mal de flotte... Après un petit tour jusque dans le marais,
les Natof nous quittent, et nous ne traînons pas énormément,
en proie à un gros coup de barre. Un gros coup de Raymond
Barre ?
Ciné
: "Filles
uniques", de Pierre Jolivet. Dialogues cisélés
extrêmement drôles, scénario rythmé (un
poil léger peut-être) : dans ce film sans prétention,
Sandrine Testud et Sandrine Kiberlain, entourées de très
bons seconds rôles (Vincent Lindon, François Berléand,...),
nous offrent... un film trop court. On aurait bien aimé un
petit quart d'heure supplémentaire : ça fait tellement
du bien de rire autant !
Vendredi 13
Bon anniversaire Graziella !
Un petit tour chez Gibert... ça va laisser des traces dans
ma discothèque. Certes, je n'ai pas acheté :
- le nouvel album de Tindersticks, car c'était trop comme
les albums précédents, malgré un ou deux très
très bons morceaux (en particulier celui en duo, comme d'habitude,
c'est toujours le meilleur morceau)
- la compil de Morrissey. Il se prend pour moi, celui-là,
il nous fait sa compil des groupes qu'il aime.
- l'album de The Kills, ni de The White Stripes, ni de The Cramps,
ni de Song: Ohia, ni la compil de DeadCanDance...
Mais
j'ai acheté, (et j'ai déjà trouvé
le temps de les écouter !) :
- "The Boy With The Arab Strap", de Belle
& Sebastian : le groupe écossais qui chantonne
depuis pas mal d'années maintenant traînait déjà
dans ma discothèque avec l'excellent "If You're Feeling
Sinister". Les revoilà, avec un album paru en 1998.
- "Sleeping with Ghosts" de Placebo
: j'avais un peu traîné des pieds pour m'acheter ce
nouvel album de Placebo, moi, le fan de la première heure...
que dis-je : de la première minute ! On les a vus partout
en début d'années, à la télé,
en une de trop de magazines, et surtout dans le métro...
Je m'suis chopé un overdose, c'est clair. Maintenant, ça
va mieux, je vais pouvoir écouter calmement leur rock efficace...
Calmement ? Pas si sûr... Ca va sautiller du cul dans les
chaumières !
- "Dreams That Breathe Your Name" d'Elysian
Fields : déjà à la maison avec le
fabuleux "Bleed Your Cedar", le duo new-yorkais vient
de nous apporter son nouvel opus, toujours aussi sulfureux, sussureux,
émouveux, râcleux, amoureux...
- "Whip it on" de The Raveonettes
: il a suffit que le gars derrière son comptoir le mette
en fond sonore tandis que je fouinais dans les rayonnages... et
il a suffit que je commence à taper du pied pour avoir envie
de découvrir ce groupe. Ce n'est qu'un 8 titres, c'est sorti
l'an dernier, l'album arrive en août, et... ça pète
sombrement comme il faut.
- Maps of Tacit" : de Shannon Wright
: le CD qui me manquait... Mmmm, c'est tellement bon...
mais le bruit du métro a un peu trop couvert sa musique...
J'en reparlerai un de ces 4 matins...
Après ces petites emplettes musicales je retrouve el Fabio
place St Michel, et nous allons dîner au St André,
puisque cette brasserie nous avait bien plu il y a quelques temps.
Après la viande, Fabio va à un meeting politique,
tandis que je préfère rentrer at home pour m'occuper
de ce site...
Ras le bol, il fait trop chaud dans le bureau. Besoin de fraîcheur
? Pas de problème, il y a François Hollande à
la télé. Ouais, ça ne veut rien dire, mais
ça m'amuse.
Tiens, un p'tit miracle, je rajoute trois rubriques sur mon site
: je présente mon chez moi (je devrais dire mon "chez
nous", pardon), et je fais mon portrait
chinois et mes réponses au questionnaire
de Proust... de manière pas très sérieuse.
En attendant un lifting de la présentation de mes amis et
de mes voyages...
Ah oui, au fait. Euh, non, pas au fait, ça n'a rien à
voir. Bref, heu, oui, on va aller au festival Rock en Seine, fin
août, pour voir; entre autres : Massive Attack, Beck, et ....
P.J. Harvey !!! Non, je fais pas pipi dans ma culotte.
1.
J'achète Technikart, il fait concurrence à Têtu
ce mois-ci, avec de la Madonna et des morues au menu. Non, il ne
fait pas concurrence, c'est forcément mieux. 2. Mes
collègues découvrent mon site, ça va jaser...
bravo. Fo vraiment que je retravaille certaines parties : il y a
des parties un peu nazes.3. Les impôts nous ont écrit,
ils vont vouloir de la thune bientôt. 4. On bouffe
du poulet rôti et des chips : c'est gras. On bouffe aussi
des radis : c'est rose. 5. On regarde encore Pujadas, c'est
une truffe absolument pas objective, mais il m'énerve moins
que le Premier Ministreuh. 6. Les tomates poussent sur le
balcon. 7. On devait aller au ciné ; on ira demain.
8. Pas de huit. 9. On mange des dragées du
mariage.
 
Fo qu'j'arrêt de bouffer les cerises que j'ai ramenées,
je vais choper la chfroutch. Années 80 dans les oreilles
: j'écoute un Cure et un Smiths dans le métro, ça
faisait longtemps... Et je chantonne en silence.
Il fait très beau à nouveau. Avant de reprendre le
chemin de Paris, je profite encore du soleil, allongé à
nouveau comme une grosse loche au soleil, enduit de crème
solaire. Cette fois, j'écoute avec attention l'album de (Smog),
et certains morceaux sont vraiment vraiment vraiment excellent...
Mais ça ne dure qu'un temps, il faut aller à la gare,
triste de quitter encore la famille et la maison. Entre Saintes
et Angoulême, il fait une chaleur à crever, mon dos
colle au siège en skaï, je sue comme une vache égyptienne,
c'est monstrueux... une heure d'attente à Angoul, c'est cool,
j'en profite pour boire un pot avec Karelle & Régis.
Ils vont bien, moi aussi, pourquoi tant de bonheur ? Mais ça
ne dure qu'un temps, et le TGV m'attend. Putain, y a pas de personnel
pour le wagon resto, j'ai la dalle... J'arrive à 21h à
Montparnoche, donc après 22h à l'appartement, où
le chachou m'attend, et où des pâtes cuisent pour moi.
Ouf... Voilà, le week-end est fini.
Journée familiale. Les B. et les B. sont là pour le
déjeuner. Sandra et Olivier m'offre un pull très chouette :
bon choix, je voulais justement un pull noir à col ras. N'oublions
pas non plus que mes parents m'ont offert de l'argent et que je vais
pouvoir me faire plaisir... Après nous être encore goinfrés,
nous sortons la table de ping-pong que mes parents m'avaient offerte
pour mon anniversaire il y a bien longtemps... Décidément, si tout
le monde parle de Johnny H. en ce moment, pour moi aussi c'est souvenirs
souvenirs... Elle est un peu comme Rosalie, ça fait longtemps
qu'elle n'avait pas pris l'air ; la poussière s'y était inexorablement
déposée, les araignées y avaient défilé avec acharnement... sinon
il fait moins beau, ça m'évitera de choper à
nouveau des coups de soleil...
Samedi 7
« It's my rabbit ! »
Lever à 10h30, j'ai mal au crâne : j'ai trop picolé
hier soir. Mon père me fait visiter l'étage de l'écurie, qu'il a réaménagé.
Il y a dorénavant un escalier, et ce n'est plus une échelle qui nous
y amène. Au fond, sur une étagère, j'aperçois... Rosalie ! Mon lapin
! Ma peluche que j'ai traînée avec moi toute mon enfance... Voilà
des années que je l'avais perdue de vue, je la croyais désintégrée,
incinérée, redevenue poussière... Mais non, aujourd'hui, la revoilà
qui fait surface, comme un très vieil ami qu'on croise au coin d'une
rue, qu'on reconnaît au premier coup d'oeil, et avec qui on passerait
des heures à parler du bon vieux temps. Je ne pousserai pas le bouchon
jusqu'à lui parler dans mon lit le soir-même, et je la laisserai d'ailleurs
sur mon lit, afin de tenir compagnie à mon gros éléphant en peluche,
au lieu de l'emmener dans mes bagages.
Après
nos retrouvailles et après le déjeuner, je vais prendre le soleil
sur une chaise longue, la tête à l'ombre d'un arbre dont j'ignore
le nom, le corps au soleil, enduit de crème solaire. Et là, si c'est
pas le bonheur, c'est pas loin. Un peu de musique avec CatPower, le
ciel bleu, le gazouillis des oiseaux, et rien d'autre. Le calme, la
chaleur, un léger souffle de vent sur la peau,... le pied, putain,
oh oui c'est trop bon... on n'est pas loin du bonheur, là,
les gars... Je me répète, mais c'est tellement vrai.
Mmmmm, profite, avant de retourner à Montreuil, sur ton balcon plein
de merdes de pigeons... Allez, zou, une petite sieste, et au réveil,
je vais cueillir et manger quelques cerises et quelques fraises. Une
petite douche pour se débarasser de la crème solaire
qui colle un peu... Et c'est devant la glace que je découvre
que j'ai de splendides coups de soleil : j'avais mal étalé
la crème. Non, trop dur de glander au soleil.
Vendredi 6
Week-end provincial
Pas top, le métro, aujourd'hui, avec ma valise. Coincée
entre mes jambes, je dois faire des pointes pour éviter l'écrasement
douloureux contre mes genoux... Je frôle l'évanouissement
étant donnée la chaleur, mais sinon tout va bien. Le combat
continue. Après le taf, dès 16h, je pars pour Montparnasse...
et en fait je suis assez stupide, j'arrive presque une heure à
l'avance. Bref, par bonheur, j'arrive dans ma chère terre charentaise
vers 21h30... Je pue un peu trop la sueur, c'est atroce... Mon père
m'attend à la gare. il n'a toujours pas coupé ses cheveux
ni sa moustache. Il s'est néanmoins taillé la barbe, mais
au vu de la longueur des autres poils, on ne s'en rend pas compte...
Lecture
: le train, c'est pas mal, on peut lire, et aujourd'hui au menu
: Le Monde 2, avec un très bel effet sur la couverture,
Nova, avec des infos sur pleins de concerts et de spectacles
que je n'irai pas voir, et une pièce de Copi : "Une
visite inopportune". Très très bien tout ça
! Je n'avais jamais rien lu de Copi, sauf quelques dessins de la femme
assise, et j'ai beaucoup aimé cette histoire d'un acteur mourant
du SIDA. Ouais c'est pas drôle, c'est même autobiographique...
mais c'est assez drôle en fait, détrompez-vous. A suivre...
C'est
terrible, les médicaments contre le rhume, ça me file
des palpitations. A chaque fois, j'ai l'impression que je vais
m'évanouir. Ouais, ben c'est pas facile de ne pas avoir des
vies faciles. Bon sinon, je suis enfin allé chez le coiffeur.
Mon crâne peut enfin respirer, et je vais économiser
de la laque et du gel, puisqu'avec leur longueur de ces derniers temps,
c'était difficile de les dompter.
La lecture de Torch Song Trilogy, que m'a passé Philippe,
est un vrai plaisir. Je m'y plonge tous les matins dans le métro
depuis mardi, j'ai donc presque fini. Le soir je ne peux pas m'y plonger,
on est tous entassés comme des thons dans une boîte de
corn-flakes.
J'aime vraiment beaucoup la vue de la Tour Eiffel depuis le Trocadéro.
Oui, beaucoup. Le coiffeur, lui, trouve que la Tour Eiffel est le
plus laid des monuments de Paris. Il n'est que coiffeur, pas architecte,
donc son avis n'est pas d'une importance capitale.
Fabio
a fait des croque-monsieurs, avec des grandes tranches de pain complet
et de la béchamel bien gratinée dans notre gazinière
bas-de-gamme de chez Brandt. Ils sont bons les croque-monsieurs de
Fabio. Même dans du bas-de-gamme. On en profite de faire de
la cuisine au gaz, avant qu'EDF-GDF ne soit privatisé,
ce qui est prévu en août, quand tout le monde sera en
vacances. Après, on boycottera. Enfin... non, on ne pourra
pas, ce sera comme pour France-Télécom, on fermera les
yeux, et imaginera que c'est du service public...
Mercredi 4
Aujourd'hui, Fabio entame sa 10ème journée
de grève. C'est la lutte finale, groupons-nous et demain...
Un
petit tour sur epitonic, du flétan et du gratin d'aubergine,
une sucette au citron, et la lecture de Torch Song Trilogy.
Je suis terriblement enrhumé depuis vendredi, depuis précisément
ce moment où j'ai eu les jambes en proie à la soufflerie
chaude d'un ordi et le cou en proie au souffle froid de la clim. Merci
Bernard, c'est vraiment du modernisme de crétin. Voilà,
alors bon, j'éternue, je tousse, et surtout je produit des
tonnes de morve. C'est incroyable, ça pourrait nourrir la moitié
de la planète... Mais ce soir, j'ai enfin un éclair
de génie : et si je passais à la pharmacie pour me soigner
? Par moment, je m'étonne moi-même d'être aussi
brillant...
Ah oui, au fait, à propos de morve, notre bailleur a reconnu
son erreur, et l'huissier ne viendra pas nous embêter... Victoire.
 Alors,
on a droit ce soir à l'élection de Mister France. Un grand
moment de téloche, extrêmement émouvant, très
culturel... Soupirs... Bon, est-ce une avancée pour l'égalité
des sexes, une telle émission de merde ? Sinon, très honnêtement,
comme on est parfois très forts pour être deux gourdes
devant la télé, Fabio a choisi Mister Normandie, et moi
Mister Bourgogne, mais aussi Mister Ile de France parce que faut pas
déconner, c'est pas normal de nous obliger à choisir.
Hum... Je me lâche un peu, moi, dites-donc. Bon, n'oublions pas
la présence de Laurence Bocomachin, avec ses tenues atroces...
et ses réflexions qui me font bien rire parfois, j'avoue... Mais
ce qui est énervant, c'est cette manière d'insister sur
l'hétérosexualité des candidats... Bref.. On passe...
Ciné : "Un
homme, un vrai", des frères Larrieu, avec Mathieu Amalric
et Hélène Fillières. Un très bon film, très
agréable, très intelligent sur l'analyse des sentiments
de ce couple que l'on suit à trois périodes de sa vie.
Les deux acteurs sont vraiment bons, mais pour comparer avec un autre
film vu récemment, Hélène Fillières a une
bien moins belle poitrine que Ludivine Sagnier. Ouais on s'en fout,
mais j'avais envie de faire cette comparaison assez inutile. Sinon,
j'apprécie vraiment le jeu de Mathieu Amalric ; c'est sans doute
dû à son petit air triste. A noter aussi les chansonettes
de Philippe Katerine, qui rajoutent un côté midinette amusant
à certaines séquences. A noter aussi la présence
de la comédienne qui avait le rôle d'Aurore dans Delicatessen.
Hi hi...
Jany-Perle, Thierry, Guillaume, Alexandre et Laureline viennent déjeuner...
Céline aussi est de la partie, et Luc nous rejoint après
le travail. Alors pour l'occasion le Fabio cuisine un civet de lapin,
un merveilleux civet de lapin très très bon et tout
le monde en reprend... Jany-Perle nous a préparé un
gâteau avec du rhum dedans... ouais, un max de rhum, et après
l'apéro, le pinard et le pétillant, ça casse...
   
La
pauvre Céline, elle qui attend la petite Mathilde, attend surtout
qu'il fasse moins chaud... Mais regardez-moi ce gros ventre, c'est
terrible ! Elle est complètement déformée, la
pauvre.
Les Natof viennent ensuite nous rendre une petite visite, et même
s'ils ne sont pas enceints, ils attendent eux aussi qu'il fasse moins
chaud... On est tous un peu mous avec ce temps difficile. Avec la
Nat, on essaie tout de même mes nouveaux crayons...
Le
soir, on regarde Le Professionnel, et... c'est vraiment nul à
chier, ces histoires foireuses de Président africain, de pute,
d'espion, de flics débiles... Le pire, ce sont les bruiteurs,
qui en ont trop fait pendant les bagarres... et bien sûr la
musique, qui ne correspond pas du tout à certaines séquences.
Nul... mais si drôle. Après c'est moins drôle,
il y a un ministre à la télé. Un de plus, on
ne voit que ça à la télé en ce moment,
des ministres qui viennent défendre leur bout de gras avec
des arguments bien maigres. Bref...
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