Après une première manif le samedi 27 avril, il me fallait à tout prix faire partie du mouvement ce premier jour de mai. Le 27 avril avait été bon enfant, agréable, chantonnant et plaisant, le 1er mai allait forcément l'être un peu moins, puisque je m'étais violemment cassé un orteil 2 jours auparavant.

 

Le 1er mai a commencé avec les retrouvailles avec les collègues et amis de Fabio, place de la Nation, pour manger un morceau. Le hasard nous a fait croiser Dominique A et Yann Tiersen, car c'est super people à Paris. Puis il a fallu retrouver les autres, dans le métro, et ce fut un peu le bordel. Je ne veux pas avoir l'air d'une chieuse, mais oui, ce fut un peu.le bordel.

Arrivés près de République, la foule était déjà très présente... Fabio a alors eu besoin de ma frêle écriture pour noter sur son tee-shirt blanc :

Le ventre est encore fécond
D'où a surgi la bête immonde

C'est du Bertold Brecht, tiré exactement de la pièce Arturo Ui.

On a fini par arrvier place de la République... où un mode fou s'était réuni, avec plein de drapeaux anarchistes, communistes, socialistes, homosexuels, syndicalistes, associatifs, culturels... C'est bizarre il manquait les drapeaux du RPR ou de l'UDF... Ceux-là, ils pratiquent la politique de la rue quand ça les arrange (souvenons-nous de l'école privée ou du PACS). Bref... Pas de polémiques.

Ca s'est alors gâté quand on a avancé... D'abord on a paumé les autres, et puis on était un peu paumés, et ce fut moins drôle quand s'est retrouvé bloqués dans la foule. J'avais un peu peur pour mon pied, et pas mal peur pour ma respiration également... Et puis je me voyais mal coincé là pendant 3 plombes... J'avais un train à prendre.
 

Après un long moment écrasés, nous avons pu respirer, et nous avons marché par les petites rues contourant le cortège pour rejoindre la Bastille.Il y avait du peuple partout, partout, partout... A Bastille aussi c'est super people, on a vu Jean-Claude Bourret sur un VTT, habillé en fluo... c'est dingue !

 

Et puis nous avons continué la route, jusqu'à Nation, parce qu'il fallait bien aller jusqu'à Nation, c'est là qu'habitent les Natof. Le Fabio il s'est quand même arrêté s'acheter un sandwitch atroce dans une abrraque à frites. Et puis on a pris le métro une station avant la ligne d'arrivée. Mes pieds étouffaient trop.

Voilà... On reviendra, le 29 juin, avec comme mot d'ordre : "Egalité, pourquoi pas nous ?"... A bientôt sur le pavé !