Archive for the ‘Plats uniques’ Category

Le riz de Tata Jacqueline

Mercredi, avril 22nd, 2009

Tu aimes toi aussi la cuisine, ami lecteur.
Celle des autres.

1.jpgTu aimerais être un cordon bleu, mais le temps te manque. Tellement de choses à faire dans une journée… entre se décider pour un auburn ou plutôt un chocolat glacé oui mais acajou c’est pas mal aussi ça met en valeur ces grands yeux fiévreux rhaaa merde ce con de coiffeur a mis le casque chauffant trop fort, et scanner le Captain America de novembre 1984 pour l’imprimer et faire des moustaches à Red Skull sans culpabiliser de ruiner l’original, tu n’as pas le temps, non, pas le temps…

Alors voici pour toi une recette rapide, qui ravira sûrement pas tes convives mais ton estomac vide, et c’est énorme.

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Ingrédients :

- du riz
- des épices indiennes
- du beurre.
- accompagnement : n’importe quel liquide, pour ne pas mourir étouffé.

Première chose : vérifier que les ingrédients ne soient pas périmés.
Ensuite, ouvrir le placard où trônent les ustensiles de cuisine, qui ne t’ont pas vu depuis octobre 2002.
Sortir le cuiseur-vapeur qui va cuire le riz tout seul pendant que tu iras te cultiver en attendant le signal de la machine qui fait Ping.
2.JPGMettre le riz dans le petit récipient adéquat fourni avec la machine, parce que le mettre directement dans le grand bac, c’est galère à démouler, ça coince dans les petits trous. Mettre aussi de l’eau dans le bac, sinon ça ne cuit pas.
mettre encore de l’eau dans le bac du fond de la machine, plein, sinon la résistance surchauffe et le plastique fond relativement vite et ça pue pendant 3 semaines.
Tourner le bouton, sur 30 minutes par exemple.
30 minutes pendant lesquelles tu peux retourner te cultiver.

Piiiiing !

Sortir le bac de riz en faisant des ouille-aïe-merde-ouille : ne pas oublier que la vapeur, ça brûle aussi.

Mélanger les épices et le beurre au riz, bien touiller jusqu’à obtenir une délicate consistance crémeuse et réserver.
Arrêter de dire des conneries pour tenter de faire croire qu’on s’y connaît achement bien en cuisine.
Juste mélanger le riz aux ingrédients sus-cités.
Mettre dans une assiette, ou bâfrer à même la gamelle, le résultat est le même.

Trouver ça étouffe-chiite. Ouvrir le frigo et prendre le premier soft drink venu… rigoler en lisant le nom improbable du truc à la taurine : Burn day.
4.JPGSe limiter à en boire un seul, surtout le soir, sauf si… penser à refermer le frigo et la boîte à fantasmes.5.JPG

Retourner sagement parachever sa culture, ou bloguer.

La tourtière limousine

Lundi, novembre 3rd, 2008

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Alors rien qu’au titre, vous devez sentir venir la bonne grosse recette campagnarde à ouatmille calories la bouchée. Et bien vous n’avez pas tort ! Mais quand l’hiver fut venu, fallut bien manger riche quoi !

 

Voici donc ma recette du pâté de pommes-de-terres de chez moi, alias la tourtière limousine. Je dis ma recette, parce qu’il y a autant de recette que de cuisinières limousines en fait, voire autant de pâté de pomme-de-terre que de régions françaises.

L’originale limousine se fait plutôt avec de la pâte levée, qui est bonne mais très bourrative (désolé mamie, si tu me lis). Historiquement, cette recette se faisait avec des restes de petit salé. Enfin je sais pas vous mais moi quand j’en fait, il en reste pas.

 

Alors pour MA recette il vous faudra :

 

  • des bonnes pommes-de-terres, environ 1,5 kg au jugé, de quoi faire une bonne couche quoi
  • du petit salé, dans les 600 g cru (jaret, palette, ou autre)
  • du persil et de l’ail
  • 20 cl de crème fraîche liquide
  • deux ronds de pâte feuilletée (les courageux feront eux même la pâte feuilletée, je ne le suis pas)

Faites cuire 45 minutes environ à la cocotte votre petit salé (préalablement dessalé dans de l’eau froide) avec un bouquet garni (poireau, carotte, thym, laurier, poivre en grain). Sortir et laisser refroidir. Mangez la carotte. Emiettez ensuite la viande avec un couteau, en laissant un peu de gras (pas de chichi hein !).

 

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Pendant que le petit salé cuit, pelez les patates et tranchez les en fines rondelles. Lavez les, égouttez les bien. Faites chauffez dans une sauteuse de l’huile de tournesol (pas d’huile d’olive dont le goût serait trop prononcé), jetez-y les pommes-de-terres et l’ail. Le but n’est pas de faire des pommes sautées, mais de les pré cuire en les rendant fondantes. Donc feu moyen. Assaisonnez, mais molo sur le sel, à cause du petit salé. Laissez tiédir.

 

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Dans un moule à acte manqué, mettez un fond de pâte feuilletée, piquez-le à la fourchette, puis les pommes-de-terres, parsemez de persil haché. Etalez ensuite la viande émiettée, puis versez la crème liquide sur le tout.

 

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Recouvrir du deuxième disque de pâte feuilleté, soudez bien les bords, puis tracer des zébras au couteau sur le dessus.

 

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Enfournez à 200°C pour 45 minutes à une heure, plutôt en bas du four. Si jamais le dessus colore trop, recouvrez d’une feuille de papier alu en cours de cuisson.

 

Servez très chaud, avec une salade verte et un bon verre de rouge, ou un verre de bon rouge plutôt.

 

Prévoyez un dessert léger.

La focaccia

Samedi, décembre 1st, 2007

Voici un plat italien accomodé à la façon F et Maria…

- La pâte. Mélanger 500g de farine et 20g de levure de boulanger à 25cL de lait chaud… Ne pas oublier le sel. Séparer en deux pâtons et laisser lever deux heures. Eventuellement remalaxer, reséparer et relaisserlever.
- La garniture. On est totalement libre pour la garniture, mais elle doit être cuite avant. Une version classique c’est ricotta-épinards, ou aussi à la pizzaiola (tomates, oignons, olives et tout le toutim) mais hier on a fait une version lardons-potiron-poireaux. La pâte de la focaccia n’étant pas relevé, faire un truc très goûtu permet un sympathique mélange. En plus on a ramené de la ricotta forte d’Italie, ça donne un goût divinement italien à tout ça. Attention d’égoutter votre préparation sinon ça va dégouliner version catastrophe culinaire.
- La fabrication. Etaler le premier pâton sur une plaque. Y déposer la préparation égouttée et goûtue . Etaler le 2ème pâton et le déposer dessus. Fermer le tout en appuyant sur les bords. (”Aaaaahhh mais c’est comme une tourte en fait !”, se dit le lecteur perspicace.). Faire un trou sur la pâte du dessus pour éviter une éruption volcanique. Dorer à l’oeuf. Eventuellement faire preuve d’originalité en parsemant des graines de sésame.
- La cuisson. A vue de nez, 40 minutes thermostat 6.
- La dégustation. Un plaisir. Et même froid c’est bon.